Grande-Bretagne : la surmortalité liée aux confinements continue d’augmenter

Par Eva Fu
20 novembre 2021 12:43 Mis à jour: 21 novembre 2021 09:34

Un spécialiste du cancer de renommée mondiale estime que les politiques de confinement britanniques ont toujours un impact sur la surmortalité, c’est un « scandale national » selon lui.

Selon le Telegraph, 9 300 personnes de plus que la normale sont mortes de causes autres que le virus du PCC (virus du Parti communiste chinois), au cours des 4 derniers mois.

Les derniers chiffres de l’Office for National Statistics montrent que l’Angleterre et le Pays de Galles ont enregistré 20 823 décès de plus que la moyenne des 5 dernières années au cours des 18 dernières semaines. Seuls 11 531 décès étaient liés au virus du PCC.

Cette augmentation a incité des spécialistes tels que le professeur Carl Heneghan, directeur du Center for Evidence-Based Medicine (CEBM) de l’université d’Oxford, à demander une enquête urgente.

« Il est urgent de comprendre ce qui ne va pas et d’enquêter sur les causes profondes afin de déterminer les mesures susceptibles d’empêcher d’autres décès inutiles », a-t-il déclaré au Telegraph.

Le nombre de décès supplémentaires enregistrés dans les semaines à venir risque d’augmenter.

Oncologue consultant et professeur de médecine à la faculté de médecine de l’université de Buckingham, le professeur Karol Sikora est un spécialiste de renommée mondiale du cancer.

« Ce qui semble se produire, c’est un taux de mortalité plus élevé en raison des retards et du manque d’accès aux soins de santé », a-t-il déclaré à Epoch Times. « C’est un scandale national. »

Le professeur Sikora s’est fait connaître en soutenant régulièrement que les politiques de confinement entraîneraient des dommages plus importants que ceux liés au seul virus.

« Il y aura forcément un surplus de cancers, mais ça n’arrivera pas d’un seul coup », a-t-il expliqué.

Le taux de décès connaît généralement des hauts et des bas en hiver, à cause des infections pulmonaires. Le Covid n’est pas le seul en cause, la grippe et le rhume le sont également. Désormais, hiver comme été, en moyenne, un millier de Britanniques par jour vont découvrir qu’ils ont un cancer. À maintes reprises, M. Sikora a dénoncé haut et fort la situation de ces patients atteints du cancer fortement pénalisés par les politiques de confinement.

Il n’a cessé de pointer les facteurs empêchant la population d’accéder aux services. Le premier étant l’impact de l’endoctrinement lié à la campagne médiatique du gouvernement : « Restez chez vous. Protégez le système de la santé publique (NHS). Sauvez des vies ! » C’est principalement pour cela que les patients ont passé sous silence les symptômes progressifs d’un cancer précoce.

D’autres faits incluent un manque de rendez-vous et de diagnostics en présentiel qui ont tous contribué à retarder le diagnostic du cancer.

« Ces trois facteurs ont conduit presque sans détour à une augmentation du nombre de décès autres que ceux liés au Covid. Certains d’entre eux, comme les retards dans le traitement du cancer, les soins cardiaques et la chirurgie pour les crises cardiaques, vont entraîner un surplus de décès. C’est pourquoi nous constatons une surmortalité », a-t-il déclaré.

M. Sikora a ajouté que la situation risquait d’empirer, critiquant le manque de capacité en matière de soins de santé au sein du NHS.

Les statistiques ont également révélé que le nombre de décès à domicile était 40,9 % supérieur à la moyenne sur 5 ans.

« Le [nombre] de gens qui meurent à la maison a augmenté et ce n’est pas normal. C’est un effet secondaire du Covid. Cet effet secondaire est lié aux changements chez les personnes qui ne veulent plus chercher d’aide médicale et au manque de capacité dans le système pour les traiter », a-t-il conclu.

L’auteur Ivor Cummins, critique de la gestion de la crise, a analysé les statistiques de la santé publique. Il a déclaré à Epoch Times qu’il savait dès 2020 « que les politiques de confinement et de port de masque se retourneraient contre nous, et je l’ai affirmé publiquement d’innombrables fois dans une myriade d’interviews ».

Ivor Cummings a constaté que « les confinements se sont avérés, d’après les données empiriques, très inefficaces, et qu’ils pouvaient au mieux différer un nombre relativement faible de décès (principalement des personnes âgées/fragiles). »

Au vu des chiffres récents, il prédit que le confinement causera, au fil du temps, un grand nombre de décès prématurés « qui toucheront des personnes généralement beaucoup plus jeunes que l’âge moyen des victimes du Covid-19 ».


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