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Le prêt à taux zéro sera augmenté et étendu en 2024 pour lutter contre la crise immobilière

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Photo: JOEL SAGET/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

Le prêt à taux zéro (PTZ) sera augmenté à 100.000 euros maximum et étendu en 2024 à plus de ménages et davantage de villes, a annoncé mercredi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.
Le PTZ qui devait être supprimé à partir du 1er janvier « sera prolongé » pour toute l’année « parce qu’il y a un effondrement du crédit immobilier et que nous voulons que le plus grand nombre possible de ménages aient accès à un crédit immobilier alors que cela devient extraordinairement difficile avec l’augmentation des taux » d’intérêt liée à l’inflation, a précisé M. Le Maire sur RTL.

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« Il y avait 20 milliards d’euros de crédits mensuels, on est tombé à 10 milliards », a-t-il observé. « Le montant maximum du PTZ « passera de 80.000 à 100.000 euros », la part qu’il pourra représenter par rapport à un autre crédit souscrit auprès de la banque passera « de 40% à 50% pour les ménages modestes », selon lui.
« Six millions de personnes éligibles en plus »
Par ailleurs, « les classes moyennes y seront éligibles », alors qu’actuellement les personnes gagnant entre 2500 et 4000 euros n’y ont pas droit. « Cela fait six millions de personnes éligibles en plus », selon M. Le Maire.
Enfin le PTZ « concernera 210 villes de plus », a détaillé le ministre, rappelant que ce prêt concerne « les zones où il y a le plus de difficultés à se loger ». Il a cité « Bordeaux, Auxerre, Besançon, Bidart, Le Mans, Cournon d’Auvergne… » parmi les nouvelles villes éligibles. Cela représentera un effort pour l’État de 850 millions d’euros. « C’est la preuve qu’on a voulu prendre le problème à bras-le-corps » a remarqué M. Le Maire.
Il a par ailleurs demandé aux banques de « se mobiliser » et de consentir aux ménages un prêt sans intérêt d’un montant équivalent à celui de l’État. Selon lui, le Crédit agricole a déjà répondu favorablement à cette demande. M. Le Maire veut aussi « continuer à travailler avec le gouverneur de la Banque de France à la simplification des règles d’octroi du crédit ».
Sans citer explicitement le plafond d’un tiers des revenus qui constitue actuellement le maximum des sommes empruntables pour un logement, le ministre a indiqué « continuer à travailler sur l’assouplissement des règles avec le gouverneur ».