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Marche blanche pour le jeune chirurgien-dentiste tué à coup de couteau en Seine-Saint-Denis

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Photo: DAMIEN MEYER/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

Près de 200 personnes ont marché samedi à travers la commune des Lilas (Seine-Saint-Denis) pour rendre hommage à Rayane Lemmouchi, tué à coup de couteau le 20 mai, dans une zone marquée par les affrontements entre bandes rivales.
Portant des portraits du jeune homme de 25 ans et des banderoles demandant « Justice pour Rayane », la famille et les proches du chirurgien-dentiste ont été suivis par des élus des Lilas et des villes voisines, ainsi que par des anonymes affectés par le drame. Le cortège a sillonné en silence les rues pavillonnaires de cette petite commune jouxtant l’est de Paris, jusqu’au lieu où Rayane Lemmouchi a été tué.
Il est « une victime fortuite » 
Il rendait visite à ses cousins lorsque ces derniers ont été agressés par un groupe d’une dizaine de personnes, dont une qui a porté un coup de couteau, selon des sources proches de l’enquête. Avant de se précipiter sur les victimes, les auteurs se sont interrogés sur leur provenance, en lançant « ça vient d’où ? », d’après les témoignages des cousins, rapporte une source proche de l’enquête.
Originaire de Toulouse, venu étudier en région parisienne, Rayane Lemmouchi est « une victime fortuite » qui s’inscrit dans un contexte de rivalité ancienne entre bandes des Lilas, de Bagnolet et du Pré-Saint-Gervais, selon cette source.
En fin de marche samedi, sa mère Kheira Lemmouchi est revenue, entre deux sanglots, sur les circonstances du meurtre qui a endeuillé sa famille, le « samedi 20 mai qui s’annonçait paisible ».

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« Ici, aux pieds de la plaque de la rue de l’Égalité, Rayane s’est rapidement vidé de son sang, sous les yeux de ses jeunes cousins effrayés et impuissants », a narré Mme Lemmouchi. Elle espère que le meurtre sera élucidé « afin que d’autres Rayane, vos Rayane que vous chérissez aujourd’hui chez vous ne vous soient pas arrachés sauvagement comme le nôtre. »
Un appel à témoins lancé
Lionel Benharous, maire des Lilas a, pour sa part, déploré le fait « qu’une partie infime de la jeunesse a oublié les valeurs morales élémentaires que nous avons essayé de lui inculquer pour, parfois, sombrer dans la plus terrible violence et commettre des actes irréparables. »
La famille de Rayane Lemmouchi a lancé un appel à témoins pour retrouver les auteurs, vraisemblablement originaires du Pré-Saint-Gervais selon une source proche de l’enquête. La scène de l’agression a été captée par des caméras de vidéosurveillance, a indiqué le parquet de Bobigny, qui a confié l’enquête à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.