Philippe et Girardin saluent la mémoire d’Aimé Césaire, disparu il y a 10 ans

17 avril 2018 12:30 Mis à jour: 17 avril 2018 12:30

Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre des Outre-mer Annick Girardin ont rendu hommage mardi au poète, dramaturge et homme politique martiniquais Aimé Césaire, disparu il y a 10 ans.

« Immense poète, homme de combats, Aimé Césaire a donné une voix universelle à l’histoire des Antilles, à la traite négrière, à l’esclavage et à la Martinique », a salué dans un tweet le Premier ministre.

« Dix ans après sa mort, ses mots résonnent toujours avec autant de force », a-t-il poursuivi, avec une photo de lui déposant un bouquet de fleurs sur la tombe de l’écrivain et une citation du dramaturge : « ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir ».

Dans une tribune publiée mardi dans France Antilles, Annick Girardin a rendu hommage à l’héritage intellectuel, culturel et politique d’Aimé Césaire, « une puissante leçon d’humanisme et d’universalisme ».

Aimé Césaire. (Photo : FRANCK FIFE/AFP/Getty Images)

La mémoire d’un géant, son combat pour les opprimés

« Dix ans après sa mort, c’est la mémoire d’un géant que nous honorons », assure la ministre. « Son combat inlassable pour les opprimés et pour la République s’inscrit dans l’esprit du 27 avril 1848 », jour d’abolition de l’esclavage, souligne Mme Girardin.

« La figure d’Aimé Césaire (…) est un profond motif de fierté pour tous les Martiniquais, tous les ultramarins, tous les Français », insiste la ministre, qui rappelle qu’il a été « le principal inspirateur, avec Senghor, de la négritude, ce courant d’émancipation contre l’acculturation et l’assimilation forcée », et qu’il a combattu « le colonialisme sous toutes ses formes ».

Elle salue aussi « le dépassement de soi, l’altruisme, le désintéressement, la lutte acharnée pour l’émancipation des opprimés au sein de la République », de l’homme. « Tous ceux qui ont eu la chance de travailler avec lui à la Mairie de Fort-de-France me témoignent encore de son engagement quotidien pour les déshérités, les démunis, les délaissés ».

Avril 1966 Le martiniquais poète et politicien Aimé Césaire. (Photo : AFP/Getty Images)

Un hommage lui a été rendu lundi soir au ministère de la Culture, et un autre le sera mardi soir à l’Assemblée nationale, avec une représentation du « Cahier d’un retour au pays natal », mis en scène et interprété par l’acteur et metteur en scène Jacques Martial.

Aimé Césaire est mort le 17 avril 2008, à l’âge de 95 ans. Le 6 avril 2011, la France lui a rendu un hommage solennel, en gravant son nom dans la crypte du Panthéon. Sa dépouille est restée en Martinique, conformément à sa volonté.

D.S avec AFP

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