Il est possible de traiter et de prévenir le Covid-19 avec de la vitamine D, affirme le Dr Robert Malone

Par Meiling Lee
28 mai 2022 11:47 Mis à jour: 29 mai 2022 06:28

La vitamine D peut prévenir et traiter le Covid‑19, selon celui qu’on appelle communément « l’inventeur des vaccins à ARNm », le Dr Robert Malone, président du Global Covid Summit.

« Il n’y a pratiquement pas de décès dus à cette maladie chez les personnes dont le taux de vitamine D dans le sang est supérieur à 50 ng/mL [nanogrammes par millilitre] », déclare le Dr Malone lors de l’émission American Thought Leaders [Maîtres à penser américains] d’EpochTV. « Il y a en fait de nombreuses études publiées maintenant, y compris des essais randomisés en double aveugle contre placebo. »

Une méta‑analyse de 2021 publiée dans la revue à comité de lecture Nutrients a constaté qu’il y avait « des preuves solides qu’un faible taux de D3 est un prédicteur plutôt qu’un simple effet secondaire de l’infection au [Covid‑19] » et a suggéré un taux sérique de vitamine D « supérieur à 50 ng/mL pour prévenir ou atténuer les nouvelles épidémies dues à des échappements immunitaires ou à une diminution de l’activité des anticorps ».

Le Dr Malone explique que 50 nanogrammes par millilitre de vitamine D « semble être le seuil où il y a un grand changement dans la mortalité » selon les données que lui et d’autres médecins de première ligne ont examinées.

« Cinquante [ng/mL] semble être le seuil où la courbe passe de l’un à l’autre, et lorsque vous dépassez ce seuil, il semble que le Covid‑19 n’entraîne pratiquement aucune mortalité », déclare‑t‑il.

(Onoja Sam, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons)

D’autres études ont montré que la vitamine D a des fonctions importantes, au‑delà de la seule santé osseuse. Elles incluent la régulation de la fonction immunitaire et de l’inflammation.

Dès 2010, un essai contrôlé randomisé, en double aveugle, mené au Japon et portant sur l’impact de la consommation de suppléments de vitamine D sur l’apparition de la grippe saisonnière A chez des enfants âgés de 6 à 15 ans entre décembre 2008 et mars 2009, « a montré un effet préventif significatif [de la vitamine D] contre la grippe A ».

« La grippe A est survenue chez 18 des 167 (10,8%) enfants du groupe [ayant consommé de la] vitamine D3 contre 31 des 167 (18,6%) enfants du groupe placebo », écrivent les auteurs. « Chez les enfants ayant déjà reçu un diagnostic d’asthme, des crises d’asthme en tant qu’effet secondaire [de la grippe] ont été observées chez 2 enfants recevant de la vitamine D3 par rapport à 12 enfants recevant le placebo. »

Les participants ont reçu 1200 unités internationales de vitamine D3 par jour, sans effets indésirables graves, ou un placebo.

En temps de Covid‑19, la vitamine ou l’hormone liposoluble s’est avérée capable de prévenir la maladie et de réduire la mortalité et l’admission en unité de soins intensifs. Une étude israélienne a également montré que les personnes présentant une carence en vitamine D étaient 14 fois plus susceptibles de souffrir de formes graves du Covid‑19 ou de se trouver dans un état critique.

Malgré les preuves croissantes de l’efficacité de la vitamine D, les National Institutes of Health (NIH) ne la recommandent pas contre le Covid‑19 sous prétexte de données insuffisantes.

« Les preuves sont insuffisantes pour recommander ou non l’utilisation de la vitamine D pour la prévention ou le traitement du Covid‑19 », écrit l’agence fédérale de recherche médicale, citant uniquement une petite étude brésilienne qui n’a relevé aucune différence significative dans la durée du séjour à l’hôpital entre un groupe de patients ayant reçu de la vitamine D et un groupe placebo.

Environ 240 patients hospitalisés souffrant de formes modérée ou grave du Covid‑19 ont reçu soit une dose unique et importante de 200.000 unités internationales de vitamine D, soit un placebo. Les chercheurs ont déclaré que leurs résultats « ne justifient pas l’utilisation d’une dose élevée de vitamine D3 pour le traitement du Covid‑19 modéré ou grave ».

Les NIH ont mentionné que l’étude présentait plusieurs limites en raison de la petite taille de son échantillon, du recrutement de « participants présentant une variété de comorbidités et de médicaments concomitants » et du « délai relativement long entre l’apparition des symptômes et la randomisation, les patients ayant été randomisés en moyenne 10,3 jours après l’apparition des symptômes ».

Depuis le 21 avril 2021, les NIH n’ont pas mis à jour leur recommandation sur la vitamine D ni répondu à la demande de commentaire d’Epoch Times qui cherche à savoir si l’agence envisage mettre à jour sa recommandation à mesure que d’autres recherches sont publiées.

Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) n’ont pas non plus publié de conseils pour encourager la prise de vitamine D. Dans sa page Web intitulée « How to protect yourself & others » [Comment se protéger et protéger les autres, ndt.], les CDC se contentent de recommander, entre autres, de se faire vacciner contre le Covid‑19, de porter un masque bien ajusté, de respecter la distanciation sociale de 2 mètres et de se faire dépister.

Découverte de la vitamine D contre la grippe

Outre la lumière du soleil, on peut également obtenir de la vitamine D à partir de divers aliments, notamment certains poissons et champignons (Caroline Attwood/Unsplash).

L’effet bénéfique de la vitamine D sur le système immunitaire, notamment en termes de prévention des infections, a été découvert en 2006, explique le Dr Malone.

« J’ai reçu un appel inattendu d’un médecin, un médecin retraité plus âgé qui était un médecin de l’armée, il travaillait pour l’Uniformed Services University of the Health Sciences (…) il avait des liens avec la communauté du renseignement, et c’était un chercheur de longue date du département de la Défense [DoD] dans le domaine des maladies respiratoires, en particulier la grippe », relate Dr Malone.

Il ajoute : « Le DoD n’a pas oublié la grippe H1N1 de 1918, car il y a de bonnes raisons de penser que ce sont les soldats revenant des tranchées qui ont apporté ce virus en Amérique du Nord. [Les informations relatives à] la morbidité et la mortalité associées à la grippe sont donc très importantes au DoD, et ce depuis des décennies. »

Le Dr Malone indique que le chercheur du département de la Défense a participé à une étude au milieu des années 2000 (pdf), dans laquelle il a analysé les dossiers de morbidité et de mortalité du « système de santé du département de la Défense pour les combattants » afin de déterminer les cofacteurs qui différenciaient les personnes affaiblies par la grippe de celles qui en guérissaient simplement et continuaient à fonctionner.

« Ce qu’il a découvert était une preuve claire et statistiquement rigoureuse que les niveaux de vitamine D expliquent ces différences », signale le Dr Malone, ajoutant que le chercheur a reçu l’ordre de ses supérieurs de présenter les données au Dr Anthony Fauci.

Dr Fauci, nommé directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) en 1984, est chargé de coordonner la recherche pour prévenir, diagnostiquer et traiter les maladies infectieuses, les affections liées au système immunitaire et les allergies.

« L’histoire qu’il me raconte est qu’il a été assigné à aller rendre visite au Dr Fauci et qu’il a rencontré le Dr Fauci, présentant les données en pensant qu’il allait recevoir un : ‘Nous allons investir des sommes considérables et promouvoir la vitamine D sur la base de votre travail exceptionnel et des conclusions de votre équipe' », poursuit le Dr Malone.

« Au lieu de cela, selon ce qui m’a été raconté, Tony Fauci, a dit : ‘Nous n’utilisons pas de médicaments pour traiter la grippe, nous la traitons uniquement avec des vaccins.’ Considérant cela, il n’y a pas eu de suite. »

Le Dr Anthony Fauci n’a pas répondu à la demande de commentaire d’Epoch Times au moment de la publication.

Le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses,  à Washington le 11 mai 2022. (Alex Wong/Getty Images)

Tout au long de la pandémie, le message du Dr Fauci sur la façon de prévenir le Covid‑19 a pour la plupart été conforme aux directives des CDC américains. Toutefois, le 9 septembre 2020, il a recommandé les vitamines D et C pour renforcer le système immunitaire lors d’un interview en direct sur Instagram avec l’actrice Jennifer Garner.

« Donc, si un enfant est carencé, il y a deux vitamines parmi les nombreuses (…) par exemple, si vous avez une carence en vitamine D, cela vous rend effectivement vulnérable aux infections. Je ne verrais donc pas d’inconvénient à recommander, et je le fais moi‑même, la prise d’un supplément de vitamine D », a déclaré Dr Fauci en réponse à une question sur ce que les mères pouvaient faire pour renforcer le système immunitaire de leurs enfants. Il a également recommandé de donner des suppléments de vitamine C car « c’est un bon antioxydant ».

Quelques jours plus tard, le Dr Fauci a également fait part, dans un courriel à Kari Hjelt, responsable de l’innovation chez Graphene Flagship, des « 6 000 unités internationales [de vitamine D] par jour » qu’il consommait lui‑même. Mme Hjelt a ensuite transmis l’échange de courriels avec M. Fauci à John Campbell, un infirmier éducateur à la retraite, qui l’a partagé sur sa chaîne YouTube.

Selon le Dr Malone, la vitamine D « à des niveaux suffisants, est nécessaire pour soutenir la santé, en particulier de votre population de cellules T ». Les cellules T ont deux fonctions de base : elles coordonnent la réponse immunitaire et tuent les cellules infectées par des virus.

En 2010, des chercheurs danois savaient que la vitamine D était essentielle pour activer les défenses de notre système immunitaire, et que sans elle, les cellules T « tueuses » au service du système immunitaire, ne seraient pas en mesure d’être activées et de combattre les maladies graves dans l’organisme.

Lorsqu’une cellule T fait face à un pathogène étranger, elle déploie un dispositif de signalisation ou « antenne » connu comme récepteur de la vitamine D, avec lequel elle recherche la vitamine D, explique le Dr Carsten Geisler, professeur au département de santé internationale, d’immunologie et de microbiologie de l’université de Copenhague, dans un communiqué de presse.

« Cela signifie que la cellule T doit avoir de la vitamine D ou la cellule ne sera plus active. Si les cellules T ne trouvent pas suffisamment de vitamine D dans le sang, elles ne se mobiliseront même pas », ajoute‑t‑il.

La carence en vitamine D touche plus d’un milliard de personnes dans le monde. Les personnes au teint foncé présentent un risque plus élevé de carence en vitamine D : 82% des Noirs et 69% des Latinos affichent des taux insuffisants.

Selon Dr Malone, il est important que les gens ne s’auto‑administrent pas de vitamine D avant d’en parler à leur médecin et de subir un simple prélèvement sanguin afin d’en mesurer le taux de dans leur sang.

« Il est important de faire tester vos niveaux sanguins », explique Dr Malone. « Vous pourriez vous intoxiquer en consommant trop de vitamine D et chaque personne absorbe la vitamine D à des niveaux différents. »

L’intoxication par la vitamine D, une affection rare, entraîne une accumulation de calcium dans le sang et peut provoquer des symptômes tels que la nausée, des vomissements, une perte d’appétit, de la faiblesse et l’hypertension artérielle. Une insuffisance rénale peut ensuite survenir si le calcium se dépose dans les organes. Le traitement consiste à cesser de consommer des suppléments et à administrer des fluides par voie intraveineuse et certains médicaments.

Comme le Dr Malone, le Dr Dennis Walker, un radiologue, affirme que les personnes qui consomment des suppléments de vitamine D devraient faire vérifier leur taux de vitamine D six à huit semaines après avoir commencé à consommer le supplément, ajoutant que « pour chaque 5 000 UI de D3, il faut considérer 100 mcg de K2 », car la vitamine K2 « aide à garantir que le calcium transporté par la vitamine D est absorbé par les os et ne se dépose pas dans les artères ».

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