Sans domicile, une jeune fille handicapée et son conjoint vivent sur un parking depuis six mois

Derrière une cité HLM à Aix-en-Provence, un couple dort depuis six mois ans sous une tente, sur un parking. Ils ont effectué de nombreuses démarches afin d’obtenir un logement social, sans résultat.

Selon Francebleu, Léa est une jeune fille de 19 ans, elle se déplace en fauteuil roulant, elle vit sous une tente sur le parking d’une résidence HLM tout près de la route où une dizaine de camions passent toutes les heures.

Ne pouvant faire autrement, la jeune fille et son conjoint ont installé leur petit campement de fortune : une table basse, une tente et un petit nécessaire de camping.

« On est là, mais on se demande combien de temps on va encore pouvoir tenir comme ça… », précise Léa.

« On n’en peut plus. Physiquement on a maigri, on a des problèmes de santé… », explique son conjoint, Cédric.

Léa, qui est épileptique, se déplace en fauteuil depuis quelques semaines, suite à une mauvaise chute pendant une crise.

Et pour couronner le tout, elle vient d’apprendre qu’elle a un cancer. Sans logement, elle ne peut démarrer les soins.

Des attentes, des demandes et toujours pas de logement

Cela fait plus de six mois qu’ils parcourent les services de la mairie et malgré toutes leurs démarches, le couple attend toujours un logement social. « On fait les démarches, tout est à jour et pourtant rien n’avance », souligne Léa. « On nous dit d’être patients, mais on ne peut plus », lâche Cédric.

Des journées interminables

« On se lève le matin, on va à l’accueil de jour prendre la douche, le petit-déjeuner. On va un peu sur l’ordinateur, voir où en sont les démarches. Puis on essaie d’aller un peu à la médiathèque, parce qu’il fait trop chaud. Après, je fais la manche, on fait quelques courses pour le soir… C’est toujours les mêmes journées. »

La mairie assure que le couple est accompagné et que des propositions leur ont été faites.

Les seules alternatives à la rue sont les hébergements d’urgence. Mais voilà, Léa a un chat dont elle devrait se séparer en le plaçant à la SPA.

« C’est hors de question », répond Léa.

 
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