Une mère est arrêtée pour s’être précipitée à l’école et avoir affronté les intimidateurs de son enfant

Une mère frustrée qui s’est précipitée dans une salle de classe d’une école primaire pour s’adresser aux enfants qui intimidaient son fils de CE2 a été arrêtée pour avoir dérangé les classes et a été libérée sous caution.

Le 17 mai, Jamie Rathburn, de Simpsonville, est entrée à l’école primaire Greenbrier, un peu avant 8 h du matin, au moment de déposer les enfants.

Une vidéo de sécurité a montré qu’elle est passée devant la sécurité sans s’enregistrer au bureau. Elle s’est dirigée directement vers la salle de classe de son fils et s’est adressée aux enfants alignés, attendant que la classe commence.

L’adjoint chargé de l’enquête a dit qu’elle « montrait du doigt chaque enfant comme pour s’assurer que tous les enfants l’entendent et l’écoutent ».

Selon le bureau du shérif du comté de Greenville, Mme Rathburn a affiché plus tard une « vidéo fulminante » sur Facebook. Mme Rathburn a admis sur vidéo qu’elle s’était faufilée dans l’école et avait confronté des enfants qu’elle estimait être âgés de 9 ans, ajoutant qu’« elle était sérieuse et qu’ils feraient mieux d’arrêter d’embêter son enfant ».

Un enseignant a dit avoir entendu Mme Rathburn crier qu’elle ne savait pas « qui intimidaient son fils, mais qu’elle allait les trouver, eux et leur mère ». Dans une autre déclaration à la police, l’enseignant a dit que Mme Rathburn l’avait « injurié à plusieurs reprises » une fois qu’il a réussi à entrer dans la classe. Elle s’est ensuite enfuie avant que la police n’arrive.

« J’ai absolument honte d’avoir fait irruption comme je l’ai fait en entrant dans cette école », a dit Mme Rathburn dans une entrevue accordée au The Greenville News. « Vous savez, je dois des excuses aux parents, aux enfants et au personnel. Absolument, c’était mal. Mais, honnêtement, je ne sais pas comment j’aurais pu faire passer mon message autrement. »

Trois jours plus tard, Mme Rathburn a été arrêtée et accusée d’avoir perturbé les classes, puis a été libérée le même jour. Elle n’est plus autorisée à entrer sur le terrain de l’école et a été placée sur avis d’intrusion pour toutes les écoles du comté de Greenville.

« Je ne peux pas aller déjeuner avec mes enfants », a-t-elle dit. « Je ne peux pas les regarder sur le terrain. En tant que maman, c’est dévastateur. »

Mme Rathburn avait envoyé un email à l’enseignant de la classe de son fils, disant que le garçon avait été harcelé à cause de ses cheveux.

« De nos jours, embêter devient très rapidement de l’intimidation. J’ai appris à mes enfants à ne pas le tolérer, alors avant que quelque chose ne se produise, pourriez-vous le résoudre ? », a demandé Mme Rathburn dans le email, a rapporté The Greenville News.

« Je suis frustrée par les actions des enfants mais, en fin de compte, je suis en colère contre les adultes impliqués dans cette situation parce que c’est nous qui avons le pouvoir d’y mettre fin », a-t-elle dit.

Selon Mme Rathburn, pendant l’année scolaire, son fils a souffert de « moments de dépression », ses notes ont baissé, il se réveille avec des cauchemars et a essayé de trouver des excuses pour ne pas aller à l’école.

Elle a dit qu’à un moment donné, il ne lui disait plus ce qui se passait à l’école parce que rien ne semblait changer. Mais elle savait toujours ce qui se passait, parce qu’on « peut lire en lui comme un livre ouvert ».

« Nous avons 91 écoles », a dit Brian Sherman, adjoint du surintendant du district scolaire. « La plupart de nos directeurs prennent de 200 à 300 décisions par jour. Quiconque prend 300 décisions par jour fera des erreurs. »

Mme Rathburn a admis qu’elle était elle-même constamment intimidée lorsqu’elle était à l’école, au point de souffrir de dépression et d’envisager le suicide à l’âge de 13 ans.

Elle a lancé une page Facebook intitulée Moms over Bullies, où elle tente de sensibiliser les gens à la gravité de l’intimidation à l’école et à son impact émotionnel et psychologique, ainsi qu’aux façons de découvrir l’intimidation et de l’éviter.

« Je ne sais pas si ce que je fais est bien ou mal, mais ce que je sais, c’est que je dois faire de mon mieux », a-t-elle dit. « Mon seul devoir qui est plus important que tout dans cette vie est de m’assurer qu’ils seront meilleurs que moi, qu’ils seront meilleurs que mon mari, qu’ils reçoivent une meilleure éducation et une meilleure vision de la vie que nous. »

 
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