Le vaccin Covid-19 de Pfizer pénètre dans les cellules du foie et se convertit en ADN, selon une étude

Par Meiling Lee
2 mars 2022 12:36 Mis à jour: 6 mars 2022 16:45

L’ARN messager (ARNm) du vaccin Covid‑19 de Pfizer est capable de pénétrer dans les cellules du foie humain et de se convertir en ADN, selon des chercheurs suédois de l’université de Lund.

Les chercheurs ont constaté que lorsque le vaccin à ARNm pénètre dans les cellules du foie humain, il active un gène appelé LINE‑1.

Celui-ci fabrique un ARNm qui quitte le noyau et permet la production de la protéine LINE‑1. Celle-ci se fixe à l’ARNm du vaccin et effectue une « transcription inverse » qui permet la production d’un fragment ADN Spike.

La transcription inverse consiste à fabriquer de l’ADN à partir d’ARN, alors que le processus normal de transcription consiste à utiliser une partie de l’ADN comme modèle pour fabriquer une molécule d’ARNm, à l’intérieur du noyau.

« Dans cette étude, nous présentons des preuves que l’ARNm BNT162b2 du vaccin Covid‑19 est capable de pénétrer dans des lignées de cellules de foie humain in vitro », écrivent les chercheurs au sujet de leur recherche, publiée dans Current Issues of Molecular Biology. « L’ARNm BNT162b2 est transcrit de manière inverse dans les cellules en ADN au bout de 6 [heures] après l’exposition au BNT162b2 ».

BNT162b2 est une autre appellation du vaccin Covid‑19 de Pfizer‑BioNTech, commercialisé sous le nom de Comirnaty.

L’ensemble du processus se déroule en 6 heures. L’ARNm du vaccin se transforme en ADN, ce qui, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), ne pouvait pas se produire.

C’est la première fois que des chercheurs montrent in vitro (en dehors d’un organisme vivant, sur des cellules en culture) comment un vaccin à ARNm se transforme en ADN sur une ligne de cellules hépatiques humaines, ce que les experts de la santé et les fact‑checkers ont déclaré impossible pendant plus d’un an.

Les CDC affirment que les « vaccins Covid‑19 ne modifient pas l’ADN et qu’ils n’interagissent pas avec lui de quelque manière que ce soit ». Selon eux, tous les composants des vaccins Covid‑19 à ARNm et à vecteur viral (administrés aux États‑Unis) sont éliminés de l’organisme une fois que les anticorps sont produits. En définitive, ces vaccins se contentent de délivrer du matériel génétique qui donne l’ordre aux cellules de produire des protéines de pointe présentes à la surface du SRAS‑CoV‑2 afin d’enclencher une réponse immunitaire au Covid‑19. Les résultats de l’équipe scientifique ne montrent pas que l’ARN du vaccin transformé en ADN rentre dans le noyau de la cellule, ni qu’il intègre le génome humain, mais désormais, c’est bien la question.  C’est surtout dans le noyau de la cellule (qui contient le génome) qu’on voit la plus forte augmentation de Line-1 et des articles scientifiques précédents ont montré que le virus du Covid-19 est capable d’intégrer le génome humain. Ceci pourrait donc aussi être le cas dans certaines cellules avec le vaccin.

Pfizer n’a pas formulé de commentaires sur les conclusions de l’étude suédoise, le laboratoire a juste déclaré que son vaccin à ARNm ne modifiait pas le génome humain.

« Notre vaccin Covid‑19 ne modifie pas la séquence d’ADN d’une cellule humaine », a déclaré un porte‑parole de Pfizer dans un courriel envoyé à Epoch Times. « Il présente seulement à l’organisme les instructions pour construire une immunité ».

Plus de 215 millions d’Américains, soit 64,9 %, étaient complètement vaccinés au 28 février, et 94 millions avaient reçu une dose de rappel.

Impression 3D d’une protéine de pointe du SRAS-CoV-2 – le virus responsable du Covid-19 – devant une impression 3D d’une particule virale du SRAS-CoV-2. (Avec l’aimable autorisation du NIAID/RML)

Maladies auto‑immunes

L’étude suédoise a également mis en évidence des protéines de pointe présentes à la surface des cellules hépatiques qui, selon les chercheurs, pourraient être ciblées par le système immunitaire et provoquer une hépatite auto‑immune. En effet, « des cas de personnes qui ont développé une hépatite auto‑immune après avoir été vaccinées avec le BNT162b2 ont été rapportés ».

Les chercheurs qui ont observé le premier cas  décrivent une femme de 35 ans en bonne santé qui a développé une hépatite auto‑immune une semaine après sa première dose de vaccin Pfizer Covid‑19. Selon leurs déclarations, il est possible que « les anticorps dirigés contre la protéine spike provoqués par la vaccination puissent également déclencher des affections auto‑immunes chez les personnes prédisposées », car on a montré que « les cas graves d’infection par le SRAS‑CoV‑2 sont caractérisés par un dérèglement auto‑inflammatoire qui contribue aux lésions tissulaires », ce dont la protéine spike du virus semble être responsable.

Les protéines spike peuvent circuler dans le corps après une infection ou une injection de vaccin Covid‑19. On supposait que la protéine spike du vaccin resterait principalement au niveau du point d’injection et durerait plusieurs semaines, comme les autres protéines produites par l’organisme. Mais des études montrent que ce n’est pas le cas.

L’étude de biodistribution (pdf) du vaccin Pfizer réalisée par l’agence de réglementation japonaise a montré que certains ARNm se déplaçaient du point d’injection au système sanguin pour se retrouver dans divers organes tels que le foie, la rate, les glandes surrénales et les ovaires des rats 48 heures après l’injection.

Dans une autre étude, les protéines spike fabriquées dans l’organisme après l’injection d’un vaccin Pfizer Covid‑19 ont été retrouvées sur de minuscules vésicules membranaires appelées exosomes ‑ qui assurent la communication entre les cellules en transférant du matériel génétique à d’autres cellules ‑ et ce pendant une période d’au moins quatre mois après la deuxième dose du vaccin.

La persistance de la protéine spike dans le corps « soulève la perspective d’une inflammation soutenue au sein des organes qui manifestent la présence de la protéine spike et de dommages à ces organes », selon les experts de Doctors for COVID Ethics, une organisation composée de médecins et de scientifiques « qui cherchent à faire respecter l’éthique médicale, la sécurité des patients et les droits de l’homme en réponse au Covid‑19 ».

« Tant que la protéine spike peut être détectée sur les vésicules membranaires dérivées des cellules, le système immunitaire attaquera les cellules qui libèrent ces vésicules », ont‑ils déclaré.

Le Dr Peter McCullough, interniste, cardiologue et épidémiologiste, a écrit sur Twitter que les conclusions de l’étude suédoise ont « d’énormes implications en ce qui concerne les modifications chromosomiques permanentes et la synthèse constitutive à long terme des protéines spike à l’origine de la pathogenèse d’un tout nouveau type de maladie chronique ».

On ignore si les résultats de l’étude se retrouveront dans les organismes vivants ou si l’ADN transformé à partir de l’ARNm du vaccin s’intégrera au génome de la cellule. Les auteurs ont affirmé que d’autres études étaient nécessaires, notamment sur des organismes vivants entiers tels que les animaux, pour mieux comprendre les effets potentiels du vaccin à ARNm.

« À ce stade, nous ne savons pas si l’ADN transcrit en sens inverse à partir du BNT162b2 est intégré dans le génome cellulaire. D’autres études sont nécessaires pour démontrer l’effet produit par BNT162b2 sur l’intégrité génomique, notamment le séquençage du génome entier des cellules exposées à BNT162b2, ainsi que des tissus de sujets humains ayant reçu la vaccination par BNT162b2 », ont déclaré les auteurs.

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