Contes anciens de sagesse : le Ciel honore l’homme qui se préoccupe vraiment du peuple

Par Epoch Times
15 décembre 2021 18:09 Mis à jour: 15 décembre 2021 20:52

Les récits anciens sur la sagesse sont porteurs de traditions et de valeurs morales vénérées dans le monde entier. Nous espérons que les histoires de notre série « Contes anciens de sagesse » renforceront le cœur et l’esprit de nos lecteurs.

En mai de la 10e année de la période Qianlong, sous le règne de l’empereur Gaozong, deux hommes du canton de Wujin, Qian Weicheng et Li Jianzhong, commencent leur voyage à cheval vers la capitale pour passer l’examen impérial, un ancien système chinois de recrutement de fonctionnaires.

À l’entrée de la province du Shandong, il s’est tout à coup mis à pleuvoir abondamment. Le temps que les deux hommes s’enregistrent dans une taverne de la ville, ils sont tous deux trempés.

Épuisés, ils se couchent dès la fin du dîner. Peu après s’être endormi sur son lit, Qian Weicheng est entré en transe et s’est vu marcher dans la capitale. Il est allé au ministère des Examens et a vu plusieurs candidats se rassembler devant un mur où étaient affichés les résultats de l’examen impérial. « Qui va gagner la première place cette année ? Vais-je réussir l’examen impérial ? » se demande-t-il. Qian commence à lire les résultats et a tout de suite vu que Li Jianzhong avait gagné la première place. Après un moment, il a finalement trouvé son nom à la 30e place. Tout heureux, il s’est exclamé : « J’ai réussi l’examen impérial ! »

(Illustration – Toa55/Shutterstock)

Li Jianzhong ne s’était pas encore endormi. Il a entendu l’exclamation de Qian Weicheng et lui a demandé : « Qu’as-tu dit ? Qu’est-ce que tu as passé ? » Qian s’est frotté les yeux et a répondu : « J’ai rêvé que tu as gagné la première place et moi la 30e place à l’examen impérial. » Après avoir entendu le rêve de Qian, Li Jianzhong était si enthousiaste qu’il ne pouvait pas dormir. Il est resté debout toute la nuit anticipant le lever du soleil pour pouvoir partir vers la capitale.

Cependant, il a continué à pleuvoir le jour suivant. Li Jianzhong faisait nerveusement les cent pas dans la chambre. Par gentillesse, Qian lui a conseillé : « Mon frère, sois patient. La pluie essaie simplement de nous faire rester plus longtemps ici comme invités dans cette ville. Nous pouvons tout aussi bien profiter de l’occasion pour étudier davantage avant l’examen. » Li Jianzhong n’y a pas prêté attention. Il ne pensait qu’à partir. Qian Weicheng, quant à lui, a sorti ses livres de la malle et a étudié seul.

La pluie a duré trois jours. Quand elle s’est finalement arrêtée, Li Jianzhong a demandé à Qian Weicheng de se mettre en route tout de suite après leur petit-déjeuner. Comme le jour de l’examen impérial était déjà très proche, ils ont chevauché rapidement. Ils ont traversé une sombre forêt de pins, sont passés par la baie de Sandao et sont arrivés au bord d’une rivière. Alors qu’ils étaient sur le point de traverser le pont, ils ont tout à coup entendu une petite fille appeler à l’aide de la forêt de l’autre côté de la rivière. Qian Weicheng a immédiatement arrêté son cheval et a dit à Li Jianzhong : « Frère, nous devons nous dépêcher de la secourir ! » Puis il a fouetté son cheval et a traversé le pont pour aller au secours de la fillette. Mais Li Jianzhong a dit froidement : « Tu peux rester si tu veux sauver l’enfant, mais je dois me dépêcher d’aller à la capitale pour l’examen. » Puis il s’est dirigé vers la capitale.

Après être entré dans la forêt, Qian Weicheng est descendu de son cheval et s’est dirigé dans la direction où il pensait avoir entendu l’appel au secours. Bientôt, il a découvert une femme et une petite fille se tenant l’une contre l’autre et toutes deux étaient en larmes. Il y avait un nœud coulant sur une branche sur un arbre à côté d’elles. Qian Weicheng a immédiatement compris que la femme voulait se tuer par pendaison. Il s’est approché d’elles et a demandé inquiet : « Madame, pourquoi voulez-vous faire quelque chose d’aussi stupide ? » La femme l’a regardé distraitement pendant un moment. Puis elle a secoué la tête et des larmes ont commencé à couler sur son visage.

La fillette a vu que sa mère ne dirait rien, alors elle a répondu pour sa mère. Elle a dit : « Les voyous n’ont pas laissé d’autre choix à mon père que de se tuer, alors ma mère a voulu se tuer aussi… » Avant qu’elle ait pu terminer, elles se sont jetées dans les bras l’une de l’autre et ont recommencé à pleurer.

(Illustration – Wang Sing/Shutterstock)

Qian Wecheng s’est senti très triste. Les larmes lui ont monté aux yeux. Tout en tentant de retenir ses larmes, il a dit : « Madame, s’il vous plaît, ne pleurez pas. J’ai de l’argent. » Il a sorti 10 pièces d’argent de sa pochette et les a mises dans les mains de la femme. Qian Weicheng n’était pas issu d’une famille riche. Il lui avait fallu beaucoup de temps et d’efforts pour trouver environ 20 pièces d’argent pour le voyage. En fait, 20 pièces d’argent suffisaient à peine pour le voyage aller-retour. Il avait donc été très économe pendant le voyage. En donnant cet argent, il n’aurait pas l’argent nécessaire pour rentrer chez lui s’il échouait à l’examen. Mais il n’a pas pensé à cela, car tout ce à quoi il pensait était de sauver ces deux personnes.

La femme, stupéfaite, a regardé l’argent dans ses mains. Il lui fallut un bon moment pour se souvenir de remercier son sauveteur, mais Qian Weicheng avait déjà quitté la forêt et était en route pour la capitale.

Dix jours plus tard, Li Jianzhong et Qian Weicheng se sont rencontrés pendant l’examen. Ils ne se sont rien dit. Quinze jours plus tard, les résultats de l’examen ont été publiés. Qian Weicheng avait obtenu la première place à l’examen et Li Jianzhong n’avait obtenu que la 30e place. C’était exactement le contraire du résultat que Qian Weicheng avait vu dans son rêve. Lorsque Li Jianzhong a rencontré Qian Weicheng à nouveau, il a dit méchamment : « Tu m’as volé ma première place ! » Qian Weicheng a répondu calmement : « Tu dois t’interroger sur la raison. »

(Illustration – Chintung Lee/Shutterstock)

L’examen impérial était un moyen de recruter des fonctionnaires du gouvernement. Si un homme ferme les yeux sur la misère du peuple, à quoi servirait-il d’engager un tel homme comme fonctionnaire du gouvernement ? Ainsi, le Ciel avait retiré l’honneur de la première place et l’avait octroyée à l’homme qui se préoccupait vraiment du peuple.

Ce récit est transcrit et imprimé avec la permission du réseau radio Sound of Hope. Il a été publié à l’origine par Clearwisdom.net. Audio par Sound of Hope Radio Network. Copyright © 2012. Tous droits réservés.


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