Scandale: le milliardaire Jeffrey Epstein aurait abusé sexuellement des dizaines de filles d’à peine 14 ans

Le gestionnaire de fonds de couverture Jeffrey Epstein a abusé et exploité sexuellement des dizaines de filles, dont certaines n’avaient que 14 ans, à New York et en Floride, ont déclaré les autorités fédérales dans un acte d’accusation déposé par le tribunal de district américain dans le district sud de New York.

Les documents alléguant qu’Epstein aurait fait du trafic sexuel ont été publiés en ligne le 8 juillet, deux jours après son arrestation.

Les chefs d’accusation indiquaient que d’au moins, en 2002 ou vers 2002, jusqu’en 2005 ou vers 2005, M. Epstein « a fait en sorte d’attirer et de recruter des mineures pour visiter son manoir à Manhattan, New York et son domaine de Palm Beach en Floride, pour se livrer à des actes sexuels avec lui, puis il donnait aux victimes des centaines de dollars en espèces ».

« De plus, et afin de maintenir et d’augmenter son nombre de victimes, Jeffrey Epstein a également payé certaines de ses victimes pour qu’elles recrutent d’autres filles qui seront victimes de la même forme de violence », ont écrit les autorités. « De cette façon, M. Epstein a ainsi créé un vaste réseau de victimes mineures qu’il pouvait exploiter sexuellement dans des endroits comme New York et Palm Beach. »

Selon les autorités, les filles n’avaient que 14 ans lorsqu’elles ont été agressées par J. Epstein.

« Jeffrey Epstein a intentionnellement recherché des mineures et savait que beaucoup de ses victimes étaient en fait âgées de moins de 18 ans », peut-on lire dans l’acte d’accusation. « Dans certains cas, les victimes mineures lui ont dit expressément leur âge. »

Les victimes recrutées pour donner des « massages » à J. Epstein commençaient avec un peu de nudité jusqu’à ce que le financier ou d’autres leur disent de se déshabiller partiellement ou totalement.

Selon les autorités fédérales, les massages devenaient de plus en plus de nature sexuelle. Après les actes sexuels, Epstein ou une associée payaient les filles et les encourageaient à recruter d’autres filles – en payant les recruteuses des centaines de dollars pour chaque nouvelle fille qu’elles apportaient à M. Epstein.

Jeffrey Epstein est incarcéré à West Palm Beach, en Floride, le 30 juillet 2008. (Uma Sanghvi/Palm Beach Post via AP)

Certaines recruteuses ont amené des dizaines de filles.

M. Epstein avait un certain nombre d’associés qui l’ont aidé à exploiter le réseau, selon les autorités.

« En créant ce réseau de victimes mineures d’abus et d’exploitation sexuels dans plusieurs États, Jeffrey Epstein, l’accusé, a travaillé et conspiré avec d’autres personnes, incluant des employés et des associés qui ont facilité sa conduite, entre autres, en contactant les victimes et en planifiant leurs rencontres sexuelles avec Epstein. »

Un employé d’Epstein a facilité certains des abus allégués à New York, tandis que deux assistants se sont occupés d’une grande partie de la gestion de ces horaires à la résidence de Palm Beach, rapporte les autorités.

(Traduction: Les médias sont alignés sous la pluie à l’extérieur du palais de justice fédéral de Manhattan, où Jeffrey Epstein est traduit en justice ce matin.)

M. Epstein s’envolait de New York à la Floride et ses assistants s’arrangeaient pour qu’une fille mineure l’attende chez lui ou arrive peu après son arrivée.

Selon les autorités, le réseau de trafic sexuel était géré parallèlement au réseau exploité à New York.

Un grand jury a conclu qu’Epstein « délibérément et en connaissance de cause, dans le cadre du commerce interétatique et étranger recrutait, attirait, hébergeait, transportait, fournissait et obtenait par tout moyen une personne, sachant que cette personne n’avait pas atteint l’âge de 18 ans et serait amenée à commettre un acte sexuel à caractère commercial ».

Le gouvernement a déclaré qu’Epstein se verrait confisquer tous ses biens utilisés pour faciliter le trafic sexuel, nommant la maison en rangée de Manhattan sur la 71e Rue Est comme une propriété spécifique qui serait saisie.

 
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