Des avocats cherchent à punir les meurtriers responsables des prélèvements forcés d’organes en Chine

Une fondation du droit basée à Washington a demandé que les personnes soupçonnées d’être impliquées dans des pratiques abusives de transplantation d’organes en Chine soient tenues pour responsables.

« La Human Rights Law Foundation demande que les auteurs de ce crime – l’exécution extrajudiciaire de citoyens chinois innocents dans le but de se procurer de leurs organes – soient passibles de sanctions pénales et civiles internationales. »

– Déclaration de la Human Rights Law Foundation

Dirigée par un groupe d’avocats de haut niveau, la Human Rights Law Foundation (HRLW) axée sur la Chine a publié une déclaration publique expliquant pourquoi une action contre les autorités chinoises est nécessaire. Tout d’abord, la déclaration dévoile ce qui se passe en Chine.

« Depuis l’an 2000, la République populaire de Chine a entrepris des efforts, cautionnés par l’État, visant à industrialiser son système d’acquisition et de transplantation d’organes », souligne la déclaration publiée le 10 février.

Ensuite, la HRLW décrit la portée de cette industrialisation médicale.

« Cela comprend une variété d’efforts intensifs pour moderniser son système de transplantation, effectuer une formation clinique des médecins et des infirmières, développer une industrie immunosuppressive locale et s’engager dans la recherche et le développement scientifique dans le domaine de la transplantation d’organes. »

« Cela a coïncidé avec une grande expansion du nombre de greffes d’organes effectuées. »

La déclaration a expliqué pourquoi une telle situation est alarmante :

« Tous ces efforts ont été entrepris pendant la période où la Chine avait un nombre limité de donneurs potentiels vivants et presque aucun donneur volontaire. Ainsi, la seule source d’organes au cours de cette période était les prisonniers. »

« En 2005 et 2006 – après des années de dénégations – les responsables chinois ont affirmé que les condamnés à mort exécutés étaient la principale source d’organes pour un grand nombre de transplantations effectuées. »

Toutefois, la HRLW a précisé pourquoi les détenus criminels exécutés ne pouvaient pas être la source principale des organes de transplantation.

« Au cours de la même période – de l’an 2000 à aujourd’hui – le nombre de détenus criminels condamnés à mort a diminué d’une façon régulière en Chine. En même temps, le nombre de prisonniers de conscience en détention, y compris des pratiquants de la discipline spirituelle du Falun Gong persécutée, ainsi que des musulmans ouïgours augmentait rapidement », souligne la déclaration.

« Il existe un nombre important de preuves indiquant que les corps de ces prisonniers sont devenus la source principale pour alimenter le développement rapide de la pratique de transplantation d’organes en Chine. »

David Kilgour, ancien député du Parlement et Secrétaire d’État (Asie-Pacifique) canadien parle des preuves de prélèvements forcés d’organes en Chine dans cette vidéo publiée par End Organ Pillaging :

Ces preuves étaient présentées dans le rapport intitulé Bloody Harvest / The Slaughter: An Update publié en 2016. Le rapport estime qu’entre 60 000 et 100 000 greffes sont effectuées chaque année en Chine. La cible principale des prélèvements forcés d’organes, selon le rapport, est les Chinois qui adhèrent à la pratique méditative du Falun Gong. Dans une moindre mesure, les Ouïghours, les Tibétains et les chrétiens des églises clandestines chinoises ont également été tués afin d’obtenir leurs organes pour les transplantations, précise le rapport.

« Ces preuves comprennent les aveux enregistrés au téléphone de médecins chinois, les tests sanguins effectués sur les prisonniers politiques détenus, des menaces et des aveux des gardiens de prison faisant allusion à une telle pratique, l’implication de chirurgiens de transplantation dans les activités anti-Falun Gong et l’implication des agents de sécurité anti-Falun Gong dans le secteur de transplantation d’organes », a déclaré la HRLW.

« L’exécution extrajudiciaire est un crime contre l’humanité, une violation du droit international coutumier et une abrogation de la constitution et de la législation pénale de la Chine », a-t-elle poursuivi dans sa déclaration.

« La Human Rights Law Foundation demande que les auteurs de ce crime – l’exécution extrajudiciaire de citoyens chinois innocents dans le but de se procurer de leurs organes – soient passibles de sanctions pénales et civiles internationales. La fondation s’engage à documenter les activités de ceux qui violent les droits de l’homme, et à contribuer aux efforts internationaux visant à les traduire en justice. »

Parmi les litiges dans lesquels a été impliqué la HRLW, on peut citer celui contre la société Cisco Systems pour avoir installé le système de censure « Golden Shield » à la demande du gouvernement communiste chinois ainsi que le procès gagné en Espagne contre l’ancien chef du Parti communiste chinois Jiang Zemin et d’autres hauts responsables du Parti impliqués dans la persécution du Falun Gong.

James Burke, Vision Times

Version originale

Vidéo recommandée :

Un docteur témoigne de l’horreur des prélèvements d’organes forcés en Chine

 
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