Contes anciens de sagesse : Confucius discute du destin d’une nation

Par Epoch Times
19 février 2022 13:18 Mis à jour: 19 février 2022 13:18

Les récits anciens sur la sagesse sont porteurs de traditions et de valeurs morales vénérées dans le monde entier. Nous espérons que les histoires de notre série « Contes anciens de sagesse » renforceront le cœur et l’esprit de nos lecteurs.

Un jour, le roi Lu Ai Gong demande à Confucius : « Est-il vrai que le destin d’une nation est déterminé par le ciel et non par les actions humaines uniquement ? »

Confucius répond : « Les phénomènes particuliers ne peuvent à eux seuls changer le destin de votre nation. »

Statuette de Confucius. (aphotostory/Shutterstock)

Le roi : « Bien. Avez-vous quelques exemples pour étayer votre propos ? »

Confucius : « Durant la période du roi Zhou de la dynastie Shang, près du mur de la capitale, il y eut un petit oiseau qui donna naissance à un grand oiseau. » Le roi Zhou consulta un devin à ce sujet. Le devin répondit : « Chaque fois qu’une petite chose donne naissance à une grande chose, cela signifie que la nation unifiera toutes les terres et deviendra de plus en plus prospère. »

« Suite à ce présage, le roi Zhou devint très sûr de lui, persuadé de pouvoir se reposer sur le cours des événements. Dès lors, il arrêta de faire de grands efforts pour diriger son pays et, progressivement, il devint extrêmement brutal envers ses fonctionnaires et son peuple. Aucun des fonctionnaires de la cour impériale ne parvint à le faire changer. Finalement, des ennemis extérieurs attaquèrent le pays et renversèrent la dynastie Shang. Voilà un exemple de bon présage ayant entraîné un désastre. Le roi abandonna la vertu et désobéit à la loi du ciel. »

Roi Zhou de Shang. ( Domaine public )

« Par opposition, une autre histoire raconte qu’à l’époque de l’ancêtre du roi Zhou, sous le roi Tai Wu, la moralité de la société était au plus bas. La nation suivait des principes chaotiques. Un jour, à l’intérieur même du complexe impérial, se mit à pousser à toute allure une plante inconnue et étrange. En sept jours, elle était assez grande pour que deux personnes puissent l’embrasser. Le roi consulta un devin, et celui-ci déclara : « Ce type de plante sauvage ne devrait pas pousser dans l’enceinte impériale, or c’est le cas maintenant. Cela signifie que la nation est sur le point de s’effondrer. »

« Le roi Tai Wu prit grand peur. Il fit très attention à tous ses actes et étudia la sagesse des rois exemplaires qui l’avaient précédé. En trois ans à peine, tous les souverains des pays alentours se mirent à louer sa vertu, et non moins de 16 rois étrangers envoyèrent leurs ambassadeurs pour présenter leurs respects. Cette histoire illustre comment un mauvais présage engendra finalement de bons résultats grâce au renoncement du souverain. »

« Par conséquent, lorsque le ciel fait apparaître des phénomènes spéciaux ou des catastrophes, c’est un avertissement pour les souverains. Lorsque les dignitaires rêvent d’histoires étranges et significatives, c’est un avertissement pour les dignitaires. Mais les catastrophes et les phénomènes étranges ne peuvent pas prendre le dessus sur une politique sage ou des décrets bénéfiques pour la nation. Les rêves n’ont pas d’impact aussi fort qu’une haute moralité et une grande vertu. Si on peut s’engager sur cette voie – abandonner les mauvaises actions et suivre les bonnes – ce sera la meilleure façon de gouverner un pays, et c’est l’apanage des grands souverains. »

Après cet enseignement, le roi Lu Ai Gong s’empresse de répondre : « Je vous remercie pour cet enseignement qui corrigera mon ignorance. C’est si merveilleux d’entendre vos préceptes ! »

Confucius avec son élève. (Illustration – YANGCHAO/Shutterstock)

L’exposé de Confucius permet de comparer deux souverains aux parcours diamétralement opposés. Le roi Tai Wu abandonna ses mauvaises actions, devint honnête, et son pays se mit à prospérer, tandis que le roi Zhou abandonna ses bonnes actions et devint mauvais, et son pays fut dévasté.

Aujourd’hui, la gouvernance de la Chine est dans une situation désespérée. Le régime communiste s’illustre avant tout par ses atrocités en matière des droits de l’homme et son fonctionnement crapuleux. Le peuple chinois est plus que jamais misérable.

Pourtant, il suffirait que la nature morale des dirigeants chinois se transforme pour que la paix et la prospérité reviennent inonder le pays. En évacuant le communisme, l’harmonie s’épanouirait alors naturellement, ramenant la lumière en Chine et bien au-delà.

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