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Ferroviaire : le plan à 100 milliards d’euros approuvé bien que son exécution soit « fragile »

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Le ministre délégué aux Transports François Durovray.

Photo: MAGALI COHEN/Hans Lucas/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

Le plan à 100 milliards d’euros pour le ferroviaire d’ici 2040 « reste la feuille de route du gouvernement », a assuré mardi le ministre délégué aux Transports François Durovray, même si son exécution est « fragile » compte tenu des économies à réaliser dans le budget de l’État.
« Nous avons l’impérieuse nécessité de déterminer des modalités de financement pérennes qui mettront toutes les infrastructures du pays à l’abri des contingences budgétaires de l’État », a affirmé le ministre, qui s’exprimait en conclusion du colloque de l’Association française de rail (Afra), un groupe réunissant l’ensemble des acteurs du ferroviaire hexagonal hors SNCF.

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M. Durovray a avancé une piste : « la fin des concessions autoroutières » qui doit intervenir autour de 2030. Un renouvellement des contrats pourrait permettre de garantir des revenus, offrant ainsi plus de visibilité au ferroviaire.
Le ministre, connu pour avoir rédigé un rapport sur les cars express en Île-de-France en tant que président du conseil départemental de l’Essonne, a aussi rappelé que le développement de l’offre de transport « peut et doit se faire aussi par la route lorsqu’il y a des enjeux urgents ». « La route a la capacité de décarboner les mobilités », a-t-il insisté, même si « le fer doit évidemment rester au centre de toute stratégie ».
Créer « un comité de liaison » entre l’État et les régions
M. Durovray a aussi partagé son souhait d’harmoniser la politique de transport ferroviaire en France, alors que la concurrence se déploie et que les régions, chargées d’organiser les trains régionaux (TER), développent chacune des formules distinctes les unes des autres. Il souhaite créer « un comité de liaison » entre l’État et les régions « pour traiter des questions d’acquisition de matériel, de la question de la billettique », et « parler de tout un tas de sujets qui nécessitent une coordination ».
Actuellement, les régions s’occupent de l’achat des TER, mais les acteurs du secteur appellent à plus d’harmonisation pour lisser les commandes dans le temps afin d’éviter l’engorgement des carnets de commande des industriels et donc les retards de livraison.
Pour la gestion des titres de transports, les associations d’usagers dénoncent la multiplication des marques de trains TER (Fluo, Breizhgo, Zou, Aléop…) et d’offres tarifaires différentes qui complexifient le parcours voyageur.
M. Durovray a enfin appelé à « pérenniser voire renforcer » l’engagement de l’État vis-à-vis du fret ferroviaire. Mercredi dernier, le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou avait demandé à l’État d’augmenter l’aide annuelle au secteur de 30 millions d’euros pour la faire passer à 200 millions d’euros, une promesse de l’ancien ministre délégué aux Transports Clément Beaune.