Gérald Darmanin engage une procédure de dissolution de la Ligue de défense noire africaine

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.
Photo: : ALAIN JOCARD/AFP via Getty Images
Après des tensions à Val-de-Reuil dans l’Eure, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin va engager la dissolution de la Ligue de défense noire africaine (LDNA), qu’il a qualifiée d’organisation « raciste », a-t-il annoncé lundi.
« J’ai décidé de lancer la procédure engageant la dissolution de la Ligue de Défense Noire Africaine. Les discours de cette structure raciste appellent à la haine et à la discrimination », a écrit le ministre sur son compte Twitter.
« Ses actions causent des troubles à l’ordre public, comme ce week-end à Val-de-Reuil », a ajouté M. Darmanin.
Bagarre générale
Selon un communiqué de la mairie, ces incidents, qui sont intervenus dimanche 5 septembre après-midi, ont pour origine une rixe entre deux enfants, un kurde et un autre d’origine sénégalaise. Après l’intervention des parents, « des échauffourées, impliquant une petite centaine de personnes » avaient éclaté, se poursuivant jusque dans la soirée.
Selon Marc-Antoine Jamet, maire (PS) de cette commune d’environ 13.000 habitants de l’Eure, « trente individus racistes et violents » ont « envahi la mairie » samedi. « Rejoints par 70 autres », ils « arrachent la porte de la salle du conseil » et « bousculent une élue courageuse portant l’écharpe tricolore », a tweeté le maire, lui-même enfariné par les manifestants. La Ligue de défense noire africaine a fait savoir sur son compte Facebook qu’il s’agissait d’un « enfarinage dans un esprit bon enfant ».
Un « mouvement révolutionnaire »
La LDNA se définit sur les réseaux sociaux comme un « mouvement révolutionnaire pour la défense des droits des Afrodescendants et des Africains ». Près de 300.000 personnes sont abonnées à sa page Facebook. Son président et fondateur se présente sur son compte Twitter comme un « activiste politique, résistant Pan-Africain, combattant de la liberté, révolutionnaire ».
Plusieurs politiques demandaient la dissolution de l’association, notamment depuis une manifestation organisée contre les violences policières en juin 2020 devant l’ambassade des États-Unis.

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