Pompeo à Lima pour maintenir la pression sur Maduro

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo est arrivé samedi à Lima, troisième étape de sa tournée en Amérique latine avec pour principal objectif de maintenir la pression sur le régime socialiste vénézuélien.

M. Pompeo s’est entretenu avec le président péruvien Martin Vizcarra et le ministre des Affaires étrangères Nestor Popolizio. Il a félicité le Pérou pour avoir accueilli des centaines de milliers de migrants Vénézuéliens ayant fui la crise dans leur pays et loué la lutte menée par le président Vizcarra contre la corruption, fléau qui a éclaboussé les quatre précédents chefs d’Etat péruviens.

Mais il n’a pas dissimulé son irritation lorsqu’un journaliste lui a demandé si ses propos sur les migrants ne contredisaient pas la dure politique anti-immigration sur le sol américain du président Donald Trump. « Notre objectif est de permettre aux gens de rester dans leur pays, c’est le souhait du président Trump, nous voulons créer les conditions  pour qu’ils restent dans leurs propres pays », a dit M. Pompeo lors d’une conférence de presse avec M. Popolizio.

Auparavant, M. Pompeo s’était rendu au Paraguay, où il a loué la transition vers la démocratie de cette ancienne dictature comme une inspiration pour la région.  Il était arrivé à Asunción vendredi soir après s’être entretenu au Chili avec le président Sebastian Pinera. Le moment fort de la tournée interviendra dimanche lorsque le responsable américain se rendra brièvement dans la ville colombienne de Cucuta, à la frontière avec le Venezuela, où il va rencontrer des réfugiés vénézuéliens.

C’est à Cucuta que le 23 février des opposants au président Nicolas Maduro avaient tenté, en vain, de forcer le blocus gouvernemental pour faire entrer des tonnes d’aide humanitaire dans le pays pétrolier. Les Etats-Unis ainsi qu’une cinquantaine de pays ont reconnu l’opposant Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela et réclament le départ du président socialiste Nicolas Maduro.

Le Venezuela traverse une profonde crise politique et économique, qui a provoqué l’exil de plus de 2,7 millions de Vénézuéliens depuis 2015, fuyant les pénuries de produits de base et de médicaments, aggravées ces dernières semaines par des pannes d’électricité massives.

D.C avec AFP

 
VOIR AUSSI