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Prison avec sursis pour Thaïs d’Escufon, ex-porte-parole de Génération identitaire

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Thaïs d'Escufon, porte-parole du groupe Generation Identitaire (GI).

Photo: : BERTRAND GUAY/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

L’ancienne porte-parole du mouvement dissous Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, âgée de 22 ans, a été condamnée à Saint-Gaudens en Haute-Garonne à deux mois de prison avec sursis « pour injures publiques », après la publication d’une vidéo anti-migrants, a-t-on appris de source judiciaire.
Un autre militant de ce mouvement, Jérémie Piano, qui a également publié des vidéos hostiles aux migrants, a été condamné à la même peine pour « provocation à la haine raciale ». Chacun d’entre deux a aussi été condamné à 3000 euros d’amende.
L’audience s’était tenue le 16 juin en l’absence des prévenus.
« La peine qui était requise contre moi était complètement délirante, la condamnation ne l’est pas beaucoup moins », a déclaré Thaïs d’Escufon, précisant qu’il s’agissait de sa première condamnation. Elle a également dénoncé une « atteinte très grave à la liberté d’expression » visant « à servir d’exemple pour criminaliser le discours anti-immigration ».
 

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« Une invasion migratoire »
Le procureur de la République de Saint-Gaudens, Christophe Amunzateguy, avait requis quatre mois de prison avec sursis et réclamé 4000 euros d’amende pour chacun. « C’est une procédure très particulière, la question porte sur la liberté d’expression politique », avait-il souligné. Le magistrat avait aussi expliqué pourquoi il avait retenu des infractions différentes contre les deux militants.
Ils avaient tous deux posté des vidéos sur Youtube, après une opération anti-migrants le 19 janvier au col du Portillon, à la frontière entre la France et l’Espagne. Lors de cette opération, une trentaine de militants au volant de véhicules sérigraphiés « Defend Europe » avaient déployé une banderole « No way ». Une équipe était ensuite partie avec un drone pour « surveiller la frontière », avaient-ils affirmé.

Des militants du mouvement Génération identitaire (GI) et du groupe européen anti-migrants Defend Europe mènent une opération intitulée « Mission Alpes » pour contrôler l’accès des migrants empruntant le col de l’Échelle, le 21 avril 2018 à Nevache, près de Briançon, à la frontière franco-italienne. (Photo : ROMAIN LAFABREGUE/AFP via Getty Images)

Selon le procureur, la porte-parole du mouvement, Anne-Thaïs du Tertre d’Escœuffant, dite Thaïs d’Escufon, avait « stigmatisé » les migrants dans une vidéo Youtube publiée le 21 janvier en affirmant qu’il était « scandaleux qu’un migrant puisse traverser la frontière ». Des propos qui caractérisent « ce passage de la frontière comme un danger, c’est une spéculation sur la notion de danger alors que rien n’est argumenté », selon le procureur.
Concernant Jérémie Piano, Christophe Amunzateguy avait dénoncé « un appel à la révolte » et « la construction d’un discours stigmatisant ». Dans une autre vidéo Youtube de l’opération postée le 20 janvier, il évoquait « une invasion migratoire », « des milliers de clandestins déjà en France » dont « probablement des voleurs, des violeurs et des terroristes en puissance ».