Le Québec renonce à l’obligation vaccinale du personnel soignant

Le premier ministre de l'Ontario en fait tout autant

Par Isaac Teo
7 novembre 2021 18:41 Mis à jour: 7 novembre 2021 18:41

Le gouvernement du Québec a déclaré que les travailleurs de la santé n’auront pas à recevoir le vaccin contre le COVID-19 pour conserver leur emploi, marquant un autre revirement du gouvernement provincial.

Pendant ce temps, Doug Ford, le premier ministre de l’Ontario a lui aussi affirmé qu’il appartient à chaque travailleur de la santé de décider de se faire vacciner ou non.

Lors d’une conférence de presse tenue à Québec le 3 novembre, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a déclaré que la suspension des travailleurs non vaccinés à compter du 15 novembre aura un « effet dévastateur » sur le système de santé de la province. Il a ajouté que la province devra faire face à des réductions de services ou à des réorganisations si le gouvernement maintient l’échéance prévue pour la vaccination obligatoire.

« Se priver de 8 000 personnes [dans les rangs du personnel de santé] aura des conséquences dévastatrices pour notre réseau », a déclaré M. Dubé.

Au lieu du plan initial, la vaccination ne sera plus obligatoire pour les employés actuels, a-t-il dit, mais ils devront subir un test de dépistage du Covid-19 au moins trois fois par semaine. Quant aux nouvelles recrues, elles seront tenues de se faire vacciner.

Le gouvernement avait initialement fixé au 15 octobre la date limite pour la vaccination des travailleurs de la santé, mais l’a repoussée d’un mois en raison d’une pénurie urgente de personnel.

Selon M. Dubé, 97 % des travailleurs de la santé sont vaccinés contre le COVID-19, mais il reste environ 14 000 personnes qui n’ont pas reçu une seule dose, dont 5 000 qui sont en contact direct avec les patients.

Le 3 novembre, le premier ministre de l’Ontario Doug Ford, a également déclaré qu’à la lumière des difficultés rencontrées par d’autres provinces pour mettre en œuvre l’obligation de vacciner les travailleurs de la santé, il n’obligera pas les travailleurs hospitaliers à recevoir le vaccin COVID-19.

« La Colombie-Britannique a dû annuler des opérations chirurgicales et des tests de diagnostic en raison du licenciement soudain de plus de 3 000 travailleurs de la santé après la mise en œuvre d’un mandat de vaccination », a déclaré M. Ford lors de sa déclaration du 3 novembre.

« Le Québec a maintenant abandonné complètement le sien en raison du risque important que pose la perte soudaine de milliers de travailleurs de la santé aux prestations de services essentiels. »

M. Ford a déclaré qu’avec les taux de vaccination élevés dans les hôpitaux et les mesures « robustes de prévention et de contrôle des infections », les hôpitaux « restent sûrs pour les patients et les membres du personnel qui les soignent. »

« Je ne suis pas prêt à mettre en péril la prestation de soins de santé à des millions d’Ontariens », a déclaré M. Ford.

« Après avoir examiné les preuves, notre gouvernement a décidé de maintenir son approche flexible en laissant les décisions relatives aux ressources humaines de chaque hôpital. »

Avec les informations de la Presse canadienne

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