Une étonnante artiste japonaise découpe à la main une pieuvre en trois dimensions à partir d’une seule feuille de papier

Par Louise Bevan
3 décembre 2021 15:39 Mis à jour: 3 décembre 2021 15:39

Fait à la main et aussi délicat qu’une dentelle fine, l’art du papier découpé de cette artiste japonaise séduit par ses détails impressionnants et incroyables.

Née en 1973, Masayo Fukuda, connue sous le nom de « Kiriken Masayo », est passée maître dans l’art du kirigami, ou papier découpé, après avoir passé environ 30 ans à étudier cette pratique complexe.

(Avec l’aimable autorisation de Masayo Fukuda)

Cette artiste talentueuse originaire de la préfecture de Chiba, au Japon, aime travailler de ses mains depuis son enfance. Grande admiratrice de dessins animés, elle dessinait des personnages inventés inspirés de ses mangas préférés et adore encore aujourd’hui le travail de Katsuhiro Otomo.

Diplômée en art et réparatrice de montres de métier, Masayo a découvert sa passion pour le papier découpé lorsqu’elle était au lycée.

« Je voulais envoyer une carte d’anniversaire à un ami et je pensais qu’une simple carte carrée ne suffirait pas, alors j’ai découpé un morceau de papier en forme de cœur », a-t-elle raconté à Epoch Times. « Je n’avais pas vraiment l’impression que c’était du ‘découpage de papier’, mais au fur et à mesure que je faisais des cartes à message, j’ai progressivement été fascinée par le découpage de papier. »

(Avec l’aimable autorisation de Masayo Fukuda)

Une pieuvre grandeur nature, réalisée sur une seule feuille de papier blanc A2 à l’aide d’un scalpel d’artiste, est largement considérée comme l’une de ses meilleures œuvres. Grâce à la dextérité de Masayo, chaque œil globuleux et chaque tentacule qui ondule semble se soulever directement de la page.

« Le point qui me tenait particulièrement à cœur était la profondeur et la tridimensionnalité des tentacules qui se chevauchent », a dit Masayo, faisant référence à la pieuvre en papier découpé qu’elle a réalisée en 2018. « Je l’ai dessinée encore et encore, je l’ai regardée de loin, je l’ai dessinée et redessinée. Deux mois se sont écoulés entre l’esquisse et la réalisation. »

(Avec l’aimable autorisation de Masayo Fukuda)

Expliquant davantage le processus de fabrication de cette incroyable œuvre d’art, Masayo a ajouté : « J’exprime la profondeur et un sentiment de tridimensionnalité par l’épaisseur et la force des lignes ; par exemple, en laissant beaucoup de papier sur la partie avant des tentacules qui se chevauchent et en faisant les lignes de la partie arrière extrêmement fines. »

(Avec l’aimable autorisation de Masayo Fukuda)

La magie tridimensionnelle de la pieuvre de Masayo est mieux évoquée sur un fond noir, ou en soulevant l’œuvre délicate pour que les membres bougent comme s’ils nageaient dans l’océan.

Dans toutes ses œuvres, Masayo s’efforce de créer « un art beau et délicat, comme un dessin au crayon dans un monde monochrome, dessiné en découpant une feuille de papier ».

Elle est depuis longtemps fascinée par la vie marine et son évolution, et souhaite donc partager sa beauté avec les gens à travers ses œuvres.

« Plusieurs de mes œuvres représentent la vie marine, les oiseaux et d’autres créatures », a-t-elle expliqué. Lorsqu’elle crée ces œuvres d’art réalistes, elle a tendance à être très attentive à leurs yeux, car elle cherche à faire en sorte que les gens qui les voient « ressentent la beauté et la puissance des animaux qui sont sans mots ».

Cependant, lorsque Masayo ne sait pas quoi dessiner, elle choisit par défaut diverses créatures – gazelles, tortues de mer, baleines, girafes – et teste des ébauches pour voir ce qui stimule sa créativité.

(Avec l’aimable autorisation de Masayo Fukuda)
(Avec l’aimable autorisation de Masayo Fukuda)

L’élément le plus important de toute nouvelle œuvre, insiste-t-elle, est l’ébauche ; meilleure est l’ébauche, meilleure sera la pièce finie.

« Je dessine les ébauches au dos du papier, de sorte que le produit fini est inversé de gauche à droite. C’est un processus très important que de créer une ébauche tout en considérant l’inversion des côtés gauche et droit et en calculant l’équilibre en général », a-t-elle expliqué.

Une petite pièce peut prendre 30 minutes à l’artiste, tandis qu’une pièce de format A3 peut prendre jusqu’à trois mois.

(Avec l’aimable autorisation de Masayo Fukuda)

L’un des nombreux défis qu’elle rencontre lorsqu’elle travaille avec le papier est qu’il est si fin qu’il peut se déchirer pendant le processus.

« Dans ce cas, j’utilise de la colle liquide pour le maintenir ensemble », a-t-elle expliqué. « L’une des techniques les plus importantes dans la découpe du papier est de relier les morceaux de manière à ce qu’on ne puisse pas voir que le papier a été découpé. »

(Avec l’aimable autorisation de Masayo Fukuda)

Aujourd’hui, Masayo affirme que son travail est considéré comme un « trésor national » par les admirateurs en raison de ses impressionnantes compétences techniques. Elle a dit : « Je pense que les gens à l’étranger apprécient le fait que ‘Made in Japan’ soit synonyme de haute qualité. Pour moi, l’art est un « moment de plaisir », qui comprend à la fois le temps passé à faire de l’art et le temps passé à le regarder ».

Masayo, qui vise à créer des œuvres réalistes et ayant un sens de la présence et de la tridimensionnalité, partage son art avec le monde entier sur Instagram, Twitter et son site web. Elle espère organiser un jour une exposition solo à l’étranger, pour faire découvrir la joie tridimensionnelle du kirigami à un public international.

(Avec l’aimable autorisation de Masayo Fukuda)

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