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Coloration, serviettes hygiéniques, pot de peinture: a-t-on le droit de les acheter sans être verbalisé pendant le confinement?

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Des gendarmes effectuent un contrôle pendant le confinement.

Photo: RICHARD BOUHET/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 4 Min.

En ces temps de confinement, qu’est-ce qui est considéré comme un achat de première nécessité ? Des gendarmes et policiers ont verbalisé des personnes qui ont acheté des choses comme une coloration pour les cheveux, des serviettes hygiéniques ou encore un pot de peinture, qui étaient pourtant vendus dans des grandes surfaces autorisées à rester ouvertes.
À 135 euros l’amende, il vaut mieux réfléchir à deux fois avant de faire des achats qui risquent de ne pas être considérés de première nécessité par les gendarmes en cas de contrôle. Pourtant, il n’est pas simple de savoir ce qu’on a le droit d’acheter ou pas.
« On n’a pas de liste de produits autorisés ou interdits », explique à France 3 la gendarmerie d’Eure-et-Loir. « C’est vraiment au cas par cas en fonction de la situation. »
En ce qui concerne les produits alimentaires, les médicaments et les produits d’hygiène, il n’y a aucun problème en principe. Pourtant, une internaute a rapporté sur Twitter qu’un policier a voulu la verbaliser pour avoir acheté des serviettes hygiéniques, considérant que cela n’était pas « vital ». « Donc, des gens qui font la queue sur 50 m pour des clopes, c’est ok, mais une nana qui veut acheter des tampons c’est un scandale ? » interroge-t-elle.

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La directive donnée aux forces de l’ordre implique « de faire preuve de discernement et de bienveillance, et d’analyser la situation pour arriver à déceler si la personne triche ou pas ».
La police nationale donne un exemple : « Mettons que j’ai besoin d’acheter un boulon. Est-ce que c’est de première nécessité ? Non, de prime abord. Maintenant, si c’est le boulon qui doit remplacer celui qui a cassé sur la conduite de gaz, ça devient un produit de première nécessité. »
Malgré les directives, les contraventions considérées abusives se multiplient, faute d’un pouvoir de discernement de certains membres des forces de l’ordre, à tel point que le site Internet Verbalisé (parce que) a vu le jour, afin de les répertorier.
On y apprend qu’un membre de la famille d’une utilisatrice de Twitter a reçu une amende pour avoir ajouté deux paquets de gâteaux à ses courses pour la semaine, et qu’une autre s’est fait menacer d’être verbalisée si elle n’achetait encore une fois que du Coca-Cola.

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Selon France 3, si vous achetez des produits de première nécessité en même temps que d’autres denrées qui ne sont pas vitales, vous ne devriez pas être verbalisé.
La police nationale rappelle également qu’on n’est pas dans l’esprit de l’attestation « si quelqu’un sort trois fois dans la journée pour acheter sa baguette, puis sa tranche de jambon, puis son tube de dentifrice ».
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