Des courriels déclassifiés prouvent que le Dr Fauci et d’autres responsables scientifiques ont toujours tenu l’origine naturelle du Covid-19 pour « hautement improbable »

"Je n’arrive pas à comprendre comment ça aurait eu lieu dans la nature"
Par Jeff Carlson et Hans Mahncke
14 janvier 2022
Mis à jour: 14 janvier 2022

C’est en toute hâte, début 2020, que les hauts responsables américains de la santé, dont le Dr Anthony Fauci, ont répondu aux allégations publiques sur un lien potentiel entre le Covid‑19 et l’Institut de virologie de Wuhan (WIV), en Chine.

Mais ensuite, il a été établi, grâce à des mails, que s’était tenue, au 1er février 2020, une téléconférence secrète entre ces hauts responsables. Cependant, les mails ayant été partiellement censurés, en d’autres termes certains passages ayant été retranchés, cette téléconférence n’a jamais été abordée que très succinctement.

Pourtant, ces courriels permettent de comprendre comment le Dr Fauci et un petit groupe de scientifiques de haut niveau ont tout fait pour promouvoir mondialement la théorie de l’origine naturelle, et ce, malgré les preuves et les avis d’autres spécialistes soutenant la possible fuite d’un laboratoire de Wuhan.

Ce mardi 11 janvier, des versions non censurées de certains de ces courriels ont été rendues publiques par les parlementaires.

Les nouveaux courriels non censurés, publiés par les républicains de la commission de surveillance de la Chambre des représentants, confirment et illustrent un schéma de mensonges et de dissimulation. D’après ces courriels, il semble qu’Anthony Fauci lui‑même soit à l’origine de cette initiative. Le Dr Francis Collins, directeur des National Institutes of Health (NIH), récemment retraité, y a aussi contribué, ainsi que le Dr Jeremy Farrar, directeur du Wellcome Trust britannique.

Il avait déjà été établi antérieurement qu’au moins deux scientifiques, financés tous deux par les NIH, avaient déclaré au Dr Fauci, lors de la téléconférence, être sûrs à 60 ou 80 % que le Covid provenait d’un laboratoire.

Les nouvelles révélations les plus significatives dans les courriels non censurés proviennent de deux autres scientifiques également présents lors de la téléconférence, Michael Farzan et Robert Garry.

Dans ces mails, les deux font part des difficultés qu’implique la présence d’un site de clivage de la furine dans le virus du Covid‑19 (la caractéristique déterminante du virus).

La principale énigme : le site de clivage de la furine

Le Dr Farzan, un immunologiste (qui, en 2005, a découvert le récepteur du virus original du SRAS), a envoyé ses notes post‑téléconférence au Dr Farrar, qui les a ensuite communiquées aux Drs Collins, Fauci et Tabak, hauts responsables des NIH. Dans ces notes, le Dr Farzan avouait être « préoccupé par le site de la furine » et avoir du mal à l’expliquer en tant que « manifestation extérieure à un laboratoire ». Le Dr Farzan notait que le site de clivage de la furine pouvait théoriquement être apparu dans la nature, mais que c’était « hautement improbable ».

Le site de clivage de la furine est la caractéristique qui confère au Covid‑19 la capacité d’infecter facilement les humains. Il a longtemps laissé les scientifiques perplexes, car aucun site de ce type n’a jamais été observé dans les coronavirus naturels liés au SRAS.

Le Dr Farzan a reçu des fonds du NIAID et travaille au laboratoire Scripps, tout comme le scientifique Kristian Andersen, également présent à la téléconférence.

Il a déjà été établi antérieurement grâce à des courriels révélés précédemment qu’au 31 janvier 2020 le Dr Andersen avait fait savoir en privé à Anthony Fauci que le virus semblait fabriqué. Kristian Andersen sera plus tard le fer de lance des efforts d’Anthony Fauci pour promouvoir le récit des origines naturelles.

Le Dr Francis Collins, alors directeur du NIH, écoute une audience de la sous-commission des crédits du Sénat pour le travail, la santé et les services sociaux, qui examine les prévisions budgétaires des National Institutes of Health (NIH), au Capitole, à Washington, le 26 mai 2021. (Sarah Silbiger-Pool/Getty Images)

Dans les mails, Michael Farzan a déclaré : « Une explication probable pourrait être quelque chose d’aussi simple que le passage de CoVs vivants du SRAS dans une culture tissulaire de lignées cellulaires humaines » pendant une « période de temps prolongée », ce qui aurait pu conduire à la création accidentelle d’« un parfait virus pour une transmission rapide entre humains ». Ce virus muté aurait probablement développé une « adaptation spécifique au récepteur ACE2 humain obtenue via des passages répétés ».

Selon une étude récente publiée dans la revue scientifique Nature, le virus du Covid‑19 est particulièrement adapté pour infecter les humains, car il « présente la plus forte liaison au (h)ACE2 humain de toutes les variétés testées ».

En termes simples, Michael Farzan concluait que la pandémie provenait probablement d’un laboratoire dans lequel des coronavirus vivants étaient passés à maintes reprises à travers des tissus de type humain, ce qui avait accéléré leurs mutations. Finalement, un des virus mutés aurait pu s’échapper du laboratoire.

Enfin, pour le Dr Farzan, il était probable à 60‑70 % qu’une fuite d’un laboratoire de Wuhan avait eu lieu.

Les courriels indiquent que le Dr Farzan savait que l’Institut de virologie de Wuhan (WIV) menait ce type d’expériences dangereuses dans des laboratoires de niveau de sécurité biologique 2 (NSB2). C’est‑à‑dire des laboratoires de base, ceux dont les normes de biosécurité sont très faibles. Ce fait a été admis plus tard par la directrice du WIH, Shi Zhengli, en juillet 2020.

Apparemment, depuis le début de la pandémie, le Dr Farzan a touché 20 millions de dollars de subventions des NIH et du NIAID.

« Je n’arrive pas à comprendre comment ça aurait eu lieu dans la nature »

On retrouve également, dans les courriels non censurés, les révélations du Dr Robert Garry, un autre scientifique financé par le NIAID. Celui‑ci écrit en termes non équivoques : « Je ne pense vraiment pas qu’il y ait un scénario naturel plausible où ça passe du virus de la chauve‑souris » au Covid‑19.

Le Dr Garry fait aussi valoir que certaines séquences importantes auraient dû se former dans la nature. Il ajoute :«  Je n’arrive pas à comprendre comment ça aurait eu lieu dans la nature. Faites l’alignement des pointes au niveau des acides aminés ‑ c’est stupéfiant. » Par contre, selon lui, tout cela s’explique facilement avec un virus créé en laboratoire : « Bien sûr, en laboratoire, il est facile de générer le parfait insert à 12 bases que vous souhaitez. »

Le laboratoire P4 sur le campus de l’Institut de virologie de Wuhan (WIV), dans la province de Hubei, en Chine, le 13 mai 2020. (Hector Retamal/AFP via Getty Images)

À l’instar de Michael Farzan, Robert Garry qualifie d’extrêmement improbable un site de clivage de la furine s’étant développé dans la nature. En revanche, sa création en laboratoire est tout à fait possible.

La principale différence entre le point de vue du Dr Farzan et celui du Dr Garry réside dans la question de savoir si le laboratoire a créé le site de clivage de la furine par le passage en série dans des tissus de type humain ou par insertion directe.

Quoiqu’il en soit, dans les deux cas, le virus semble sorti du laboratoire de Wuhan.

Des opinions privées en contradiction avec les déclarations publiques

Le point de vue exprimé en privé par Robert Garry est d’autant plus étonnant qu’à peine un jour plus tôt, le 1er février 2020, il participait à la rédaction de l’article « The Proximal Origin of SARS‑CoV‑2 ». Cet article, qui défend la thèse des origines naturelles du virus, est par la suite devenu le texte de référence pour les médias et les autorités de santé publique.

L’article phare a été mis en ligne le 16 février 2020 et c’est sur un ton ferme que toute possibilité d’une fuite de laboratoire y était exclue.

L’un des co‑auteurs, Andrew Rambaut, apparaît également dans les courriels non biffés. On peut y lire qu’il déclare lui aussi être troublé par le site de clivage inhabituel de la furine. Mais contrairement aux Drs Garry et Farzan, il émet l’hypothèse d’un virus apparu chez un animal hôte intermédiaire.

Le Dr Anthony Fauci, conseiller médical en chef de la Maison Blanche et directeur du NIAID, montre une capture d’écran d’un site Web de campagne pour le sénateur Rand Paul (Parti républicain-Kentucky), en réponse à des questions lors d’une audience de la commission sénatoriale de la santé, de l’éducation, du travail et des pensions, au Capitole, le 11 janvier 2022. (Greg Nash-Pool/Getty Images)

Mais, deux ans plus tard, aucun hôte intermédiaire de ce type n’a encore été identifié. Or, dans le cas du virus original du SRAS ainsi que du virus du syndrome respiratoire du Moyen‑Orient (MERS), l’hôte intermédiaire a été retrouvé en quelques mois.

Pour le Dr Rambaut, l’apparition particulière du site de clivage de la furine implique aussi « un virus extrêmement adapté à l’homme ». Et de préciser : « Nous pouvons également en déduire qu’il n’est pas optimal pour une transmission parmi les différentes espèces de chauve‑souris. »

Enfin, le Dr Rambaut ne manque pas de déplorer le manque de collaboration des scientifiques de Wuhan en termes de partage de données et conclut que seul le WIV sait ce qui s’est passé.

Comment l’équipe induit en erreur l’Académie nationale des sciences

Le 3 février, deux jours après la téléconférence, Anthony Fauci assiste à une réunion des National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine (NASEM). Cette réunion a été convoquée d’urgence à la demande du directeur des sciences et de la technologie de la Maison Blanche, Kelvin Droegmeier. Celui‑ci cherche des réponses sur les origines du Covid‑19.

Peter Daszak, à droite, président de l’EcoHealth Alliance, à Wuhan, en Chine, le 3 février 2021. (Hector Retamal/AFP via Getty Images)

Peter Daszak (le directeur d’EcoHealth Alliance) participe également à la réunion. Durant celle‑ci, le Dr Fauci fait une présentation. C’est par le biais du Dr Daszak qu’Anthony Fauci a pu financer le WIV (et Kristian Andersen). Le Dr Fauci défend la théorie de l’origine naturelle du virus auprès de l’Académie tout en sachant pertinemment, après tous ces échanges, qu’une fuite de laboratoire constitue une explication bien plus crédible.

Mais le Dr Fauci occulte devant les NASEM, (i.e. la Maison Blanche par extension) toutes ces discussions privées.

Les NIH protégés par une censure illégitime

Les nouveaux courriels comblent certaines lacunes, mais ils ne représentent qu’une infime partie des nombreux courriels qui restent censurés. Leur examen attentif permet d’invalider l’ensemble des prétextes avancés pour leur censure (tels que des informations d’ordre privé, des menaces sur les sources ou des méthodes à garder secrètes).

Au lieu de cela, il apparaît qu’ils ont été tronqués dans un seul et unique but : protéger les NIH d’un examen minutieux concernant la dissimulation des origines du virus.

N’oublions pas que ces mails n’ont été révélés qu’après une bataille de plusieurs mois entre le Département de la Santé et des Services sociaux (dont dépendent les NIH et le NIAID) et les républicains de la Chambre des représentants.

Le bâtiment du Capitole à Washington sur une photo d’archive. (Samira Bouaou/Epoch Times)

Pour obtenir ces informations, les républicains de la Chambre ont été contraints de faire valoir une loi poussiéreuse datant de 1928, la « Seven Member Rule ». En vertu de cette loi, un organe exécutif tel que le département de la Santé est tenu de fournir les informations demandées lorsque l’exigent au moins sept membres de la commission des opérations gouvernementales de la Chambre des représentants (aujourd’hui appelée commission de surveillance et de réforme).

On ne sait pourquoi les républicains n’ont pas utilisé cette loi plus tôt ou plus fréquemment.

Finalement, le département de la Santé a dû laisser les républicains de la Chambre consulter les courriels non expurgés. Ceux‑ci ont ensuite été transcrits et c’est ainsi que nous en avons aujourd’hui connaissance.

Les NIH réduisent au silence les opinions dissidentes

Ces courriels complets sont d’une importance capitale, car ils confirment qu’au 2 février 2020, les participants à la téléconférence du Dr Fauci avait identifié des preuves valables de la fuite du virus d’un laboratoire de Wuhan.

Ces scientifiques savaient que le site de clivage unique de la furine du virus était très probablement le résultat d’expériences menées en Chine. Ils savaient également que ces expériences se déroulaient dans des laboratoires NSB2 inadaptés.

Autant de faits qui constituaient de sérieuses menaces pour les responsables des NIH ayant financé ces expériences.

Le Dr Martin Kulldorff, professeur de médecine à la Harvard Medical School et biostatisticien et épidémiologiste au Brigham and Women’s Hospital, dans le Connecticut, le 7 août 2021. Le Dr Martin Kulldorff a signé la déclaration de Great Barrington. (York Du/Epoch Times)

Non retouchés, les mails confirment que tous ces chercheurs n’avaient qu’un seul but : dissimuler les preuves de la fuite du laboratoire. Et c’est à cette seule fin qu’ils ont promu la théorie des origines naturelles.

Le Dr Collins (alors directeur des NIH) a ensuite exhorté les participants à la téléconférence de « rassembler rapidement les spécialistes pour empêcher les « voix de la conspiration » d’engendrer « un grand préjudice potentiel à la science et à l’harmonie internationale » en osant discuter publiquement d’une théorie de la fuite.

D’ailleurs, par la suite, le Dr Collins n’a pas hésité pas à réclamer l’« anéantissement » public des auteurs de la déclaration de Great Barrington.

Un autre chercheur présent lors de la téléconférence, le virologue néerlandais Ron Fouchier, faisant écho à l’injonction du Dr Collins a écrit dans un mail :« La poursuite du débat sur de telles accusations détournerait inutilement les chercheurs de haut niveau de leurs tâches en cours et causerait un préjudice inutile à la science en général et à la science en Chine en particulier. »


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