Une étude sud-africaine montre qu’Omicron échappe à la protection des rappels à ARNm

Par Isabel van Brugen
25 janvier 2022 11:45 Mis à jour: 25 janvier 2022 11:45

Selon une étude sud‑africaine, le variant du coronavirus Omicron est capable d’échapper à la protection conférée par les vaccins Covid‑19 à ARNm, tels que ceux fabriqués par Pfizer et Moderna.

Une étude publiée le 18 janvier dans The Lancet a examiné certains des premiers cas documentés de la souche hautement transmissible Omicron, qui est apparue en Afrique du Sud fin octobre 2021.

Entre fin novembre 2021 et début décembre 2021, un groupe de sept Allemands qui avaient reçu trois doses de vaccin, dont au moins deux doses d’un vaccin à ARNm, se sont rendus au Cap, en Afrique du Sud, et ont ensuite développé des symptômes de Covid‑19. Aucune de ces personnes n’avait signalé d’antécédents d’infection par le Covid‑19. Le Covid‑19 est la maladie causée par le virus du PCC (Parti communiste chinois).

Selon l’étude, les cas recensés au sein du groupe étaient les premières infections avérées du variant Omicron chez des personnes entièrement vaccinées après avoir reçu des doses de vaccin de rappel.

« La présence de ce groupe d’Allemagne a offert une occasion unique d’étudier les infections nouvelles causées par le virus Omicron chez des personnes ayant reçu des doses de rappel du vaccin à ARNm », peut‑on lire dans l’étude.

Les auteurs notent que leurs résultats sont limités à « un faible nombre d’individus chez des personnes relativement jeunes et par ailleurs en bonne santé ».

« Cette série de cas apporte des preuves supplémentaires que, comme prévu, Omicron est capable d’échapper à l’immunité induite par les vaccins à ARNm in vivo », peut‑on lire dans l’étude.

Les chercheurs ont également déclaré que leurs résultats soulignent l’importance d’adopter des mesures visant à freiner la propagation du virus, telles que la distanciation sociale et le port de masques.

Au départ, les vaccins Covid‑19 ont été présentés comme un moyen d’empêcher les gens de contracter le virus du PCC, et les autorités espéraient qu’en vaccinant suffisamment de personnes, on obtiendrait une immunité collective, c’est‑à‑dire une situation dans laquelle le virus serait fortement diminué, voire éliminé.

Ces espoirs ne se sont pas concrétisés, en grande partie parce que les vaccins se sont révélés de moins en moins efficaces pour prévenir l’infection, même avant l’apparition du variant Omicron.

Les responsables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont déclaré le 18 janvier que de nouveaux variants sont susceptibles d’apparaître, étant donné les niveaux élevés de transmission actuels.

Maria Van Kerkhove, responsable technique de l’OMS pour le Covid‑19, a déclaré lors d’une réunion d’information à Genève que le variant Omicron ne sera probablement pas la dernière souche, car le virus continue de « circuler à un niveau très intense » dans le monde.

« Nous entendons beaucoup de gens suggérer qu’Omicron est le dernier variant, que c’est fini après ça. Et ce n’est pas le cas », a‑t‑elle déclaré.

Mme Van Kerkhove a déclaré que les pays doivent continuer à prendre des mesures pour freiner la transmission du virus afin de réduire les maladies graves et les décès, comme le port de masques, la distanciation sociale et l’évitement des lieux bondés.

Le Dr Anthony Fauci, principal conseiller médical du président Joe Biden, a déclaré le 17 janvier que les efforts de recherche devaient désormais se concentrer sur les vaccins Covid‑19 qui peuvent offrir une large protection contre les nouvelles souches du virus.

« Nous ne voulons pas nous lancer dans un système de tirs au but pour chaque variant, où il faut faire un rappel contre un variant particulier », a déclaré le Dr Fauci. « Vous serez toujours à la poursuite de ce virus. »


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