France : des failles détectées dans la sécurité du président

4 juin 2015 08:17 Mis à jour: 17 octobre 2015 22:34

 

François Hollande serait le président « le plus menacé de la Ve République » selon le service de sécurité chargé de sa protection. En effet, selon un membre du Groupe de sécurité et de protection de la présidence de la République (GSPR), la sécurité du président ne serait pas assurée. En cause l’intervention militaire française contre le terrorisme, des déplacements à l’improviste sur des lieux d’actualité ou encore des escapades nocturnes en scooter accompagné d’un seul garde du corps.

L’information venant de Le Monde montre un flou artistique dans la sécurité présidentielle de l’Élysée mais également une pression accentuée lors des déplacements de François Hollande. Les journalistes parlent d’un président voulant aller au plus proche de l’actualité, se dédouanant à plusieurs reprises du protocole de sécurité. Ainsi quand il se rend en janvier, une heure après les attentats, au siège de Charlie Hebdo, alors que la zone n’a pas été à 100% sécurisée, c’est une faute à la fois du GSPR et du président poussant son service d’ordre à se rendre sur les lieux. Le membre du GSPR reconnaît qu’à plusieurs reprises, il y a eu des failles sérieuses de sécurité.

« Si demain, il y a un coup de feu dans la rue, on ne sera pas capable d’avoir la bonne réplique ». Membre du GSPR

Inconscience vis-à-vis de la fonction d’État, manque d’entraînement au sein des forces de sécurité présidentielles, les raisons de ces failles semblent nombreuses selon le membre du GSPR. La formation et l’état psychologique des hommes du président sont ainsi pointées du doigt : « Si demain, il y a un coup de feu dans la rue, on ne sera pas capable d’avoir la bonne réplique ».

Une situation alarmante, surtout dans un contexte où l’armée française est très active dans la lutte contre le terrorisme. Selon un spécialiste, il faudrait maintenant monter la sécurité du président français « à la même échelle que le Premier ministre israélien ou le président américain ».  C’est à dire : des chauffeurs habilités à la conduite rapide, un déminage systématique du véhicule présidentiel, l’utilisation sur une voiture « suiveuse » munie de pneus neige, etc.

Néanmoins, selon la commissaire divisionnaire Sophie Hatt, patronne du GSPR, les policiers et gendarmes de son unité ont validé une batterie de tests physiques, psychologiques et médicaux, mais aussi de tirs, de conduite et de maîtrise de la langue anglaise. Selon elle, la sécurité du président est toujours assurée de manière satisfaisante depuis le 29 mai 2012.

Une réponse en décalage avec les témoignages de certains fonctionnaires en charge de la sécurité du président.

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