Google, Facebook et autres sociétés de technologie américaines acceptent la censure chinoise

Les sociétés de technologie américaines comme Google et Facebook courtisent de plus en plus Pékin dans le but de pénétrer sur le marché chinois. Mais le prix d’accès à ce marché prévoit qu’elles acceptent la censure et deviennent partenaires dans les violations des droits de l’homme – des actions qui auraient des conséquences graves aussi pour les pays occidentaux.

À genoux devant la censure

Google s’est retirée de la Chine en 2010 après avoir refusé d’accepter les demandes de censure du régime chinois. Toutefois, huit ans plus tard, l’avidité semble avoir pris le dessus dans cette société, car elle serait en train de développer une version censurée de son moteur de recherche destiné à l’utilisation en Chine.

Baptisée « Dragonfly » (libellule), cette nouvelle version du moteur de recherche mettra sur une liste noire les sites web considérés comme « dangereux » par le régime chinois. En outre, les contenus relatifs à la démocratie, à la liberté d’expression, aux droits de l’homme, à la religion, etc. seront également supprimés selon les prescriptions des autorités. Tous les sites web bloqués par le pare-feu Internet chinois seront également filtrés par Google, y compris ceux de Wikipédia, de la BBC, etc.

Le nouveau moteur de recherche de Google, baptisé « Dragonfly », mettra sur une liste noire les sites web considérés comme « dangereux » par le régime chinois. (Image : Fan Yang via wikimedia CC BY 2.0)

« Pour le plus grand moteur de recherche au monde, adopter des mesures aussi extrêmes constituerait une grave atteinte à la liberté d’information et à la liberté sur Internet. En mettant les profits avant les droits de l’homme, Google créerait un précédent terrifiant et offrirait une victoire au gouvernement chinois », The Irish Times citant les paroles de Patrick Poon d’Amnesty International.

Facebook serait également en train de développer de puissants outils de censure dans le but d’être acceptée par le régime chinois. En 2016, la société aurait testé des logiciels qui empêcheraient l’apparition de certains posts dans les réseaux sociaux. Ce logiciel serait donné à une entreprise approuvée par le régime chinois, qui l’utiliserait ensuite pour filtrer les articles et les messages qu’elle considère hostiles à la Chine.

Les employés protestent

Dérangés par le fait que Google se plie aux demandes de censure du régime chinois, plusieurs employés de l’entreprise Alphabet Inc., détenue par Google, ont lancé une pétition interne demandant à la société de divulguer la vraie nature de ses relations avec le gouvernement chinois et de la version « Dragonfly » qu’elle développe.

« Nous avons un besoin urgent de plus de transparence, d’un siège à la table des négociations et d’un engagement d’avoir des procédures claires et ouvertes : les employés de Google doivent savoir ce que nous construisons », Epoch Times citant la pétition des employés.

Les employés ont demandé à Google de créer un comité éthique qui examinerait et publierait les évaluations concernant les projets qui soulèvent de graves questions éthiques, tels que le projet « Dragonfly ».

Le danger potentiel pour l’Occident

La soumission des sociétés de technologie telles que Google et Facebook aux exigences de censure de la Chine constitue également une grave menace pour les pays occidentaux, car ces sociétés peuvent éventuellement utiliser leurs outils de censure dans ces pays. L’assujettissement du média conservateur américain InfoWars, dirigé par Alex Jones, pourrait en servir d’exemple.

Des sociétés telles que Google, Facebook, Apple, etc. ont interdit les vidéos créées par ce média pour des raisons de discours haineux, même si aucune de ses vidéos n’appelait à la violence. Alex Jones a également mis en garde ses sympathisants que les sociétés de technologie testaient des outils de censure aux États-Unis.

Alex Jones a mis en garde ses sympathisants que les sociétés de technologie testaient des outils de censure aux États-Unis. (Image: Sean P. Anderson via flickr CC BY 2.0)

« Google construit un énorme moteur de recherche censuré pour eux [la Chine], et les lanceurs d’alerte de Google disent qu’ils se préparent à l’utiliser ici en Amérique. En fait, ils soumettent différentes parties du système pour la Chine au test bêta sur les Américains conservateurs, nationalistes et sympathisants de Trump », a-t-il mis en garde dans un tweet.

Bien que son avertissement puisse paraître un peu trop alarmant, il est malheureusement vrai que les sociétés de technologie semblent vouloir réduire au silence les voix conservatrices aux États-Unis. La seule façon de contrer ces menaces est de respecter la liberté d’expression garantie par la Constitution américaine.

Vision Times

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