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L’inflation restera élevée jusqu’à la fin de l’année, selon l’OFCE

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Photo: THOMAS SAMSON/AFP via Getty Images

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L’inflation restera élevée en France jusqu’à la fin de 2023, « oscillant entre 5,5% et 6,5% », et devrait refluer ensuite aux alentours de 3% fin 2024, a indiqué jeudi l’OFCE dans ses perspectives économiques. Conséquence de cette hausse des prix, le pouvoir d’achat des ménages devrait baisser de 1,2% entre 2022 et 2024, projette l’Observatoire français des conjonctures économiques.
Baisse du pouvoir d’achat
En effet, « la hausse des salaires nominaux n’est pas suffisante pour compenser la hausse de l’indice des prix à la consommation », entraînant une baisse du pouvoir d’achat « malgré les mesures fiscales déployées » par le gouvernement comme la réduction de la taxe d’habitation ou la suppression de la redevance audiovisuelle, a expliqué lors d’une conférence de presse Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévisions de l’OFCE.
En conséquence, « un découplage apparaît entre d’un côté le comportement des entreprises qui investissent, restockent et embauchent, et de l’autre des ménages qui réduisent leurs consommations et leurs investissements pour faire face à leur baisse de pouvoir d’achat », constate l’observatoire dans sa note.
La croissance de l’économie serait limitée à 0,8%, selon l’OFCE, soit un peu moins que le 1% prévu par le gouvernement. En 2024, elle rebondirait à 1,2%. Si la croissance reste soutenue par la demande intérieure, elle est en revanche plombée par le commerce extérieur, dont le déficit a battu un record en 2022. Ce déficit, dû pour plus de la moitié aux prix élevés de l’énergie, entraîne un « besoin de financement actuel de la nation », qui est « à un niveau historiquement élevé, comparable à celui du deuxième trimestre 2020, au moment du premier confinement, ou à celui de 1982, avant le tournant de la rigueur », pointent les chercheurs.
Remontée du chômage
Enfin, l’OFCE s’attend à une remontée du chômage, qui devrait passer de 7,2% actuellement à 7,9% à la fin 2024, « avec la baisse de l’apprentissage et la hausse de la durée du travail », qui a diminué depuis la crise sanitaire. Actuellement, le marché de l’emploi surprend par sa vigueur, avec un million d’emplois créés en France depuis 2019.
Sur ce chiffre, 70% des emplois créés sont dus au développement massif de l’apprentissage, aux effets des mesures de soutien public aux entreprises et à la réduction de la durée du travail, avec un chômage partiel persistant dans certaines industries électro-intensives comme la métallurgie. Environ 30% du million d’emplois restent inexpliqués, selon l’OFCE.