Pékin révèle les crimes commis par le chef de la « Gestapo » qui a été limogé

Par Nicole Hao
21 août 2021 17:24 Mis à jour: 22 août 2021 06:33

Le Parti communiste chinois a dévoilé ce mardi les crimes commis par Peng Bo, ancien directeur adjoint de l’agence de censure du réseau Internet et du bureau de la police secrète de type Gestapo, qui a été limogé au mois de mars 2021.

« Les idéaux et les croyances de Peng Bo se sont effondrés, il a été déloyal envers le Parti, s’est écarté des décisions prises par le Comité central du Parti à propos de la lutte contre l’opinion publique en ligne, [et] a abandonné les mesures à suivre nécessaires pour gérer le réseau Internet », a déclaré la Commission centrale d’inspection disciplinaire (CCDI), le chien de garde anticorruption du Parti communiste chinois (PCC), sur son site Internet le 17 août. « [Peng] s’est livré à des activités superstitieuses […] et a reçu illégalement de grandes quantités de biens. »

L’affaire concernant cet homme de 64 ans est suivie de près par les Chinois compte tenu des positions spéciales que M. Peng occupait au sein du Parti.

L’annonce précise que le titre de M. Peng est celui de directeur adjoint du Groupe central de direction pour la prévention et le traitement des sectes, une agence de sécurité de type Gestapo qui dépend à la fois du Comité central du PCC et du Conseil d’État.

Ce groupe, également connu sous le nom de « Bureau 610 », a été créé le 10 juin 1999 et avait pour seule mission de mettre en œuvre la persécution et l’éradication du Falun Gong, une pratique spirituelle qui enseigne les principes d’Authenticité, Bienveillance, Tolérance.

En tant que branche secrète du régime, le Bureau 610 ne dispose pas d’un site web officiel ; il est difficile pour les citoyens de savoir qui travaille pour le Bureau à partir des informations publiques.

Mais le Bureau a gagné en notoriété. Les preuves qui s’accumulent montrent que le Bureau 610 a le pouvoir d’utiliser les forces de la sécurité nationale, de la sécurité publique et des ressources judiciaires du PCC pour détenir et torturer les pratiquants de Falun Gong à travers tout le pays.

Des pratiquants de Falun Gong participent à une parade marquant le 22e anniversaire du début de la persécution du Falun Gong par le régime chinois, à Washington, le 16 juillet 2021. (Samira Bouaou/The Epoch Times)

L’annonce mentionne également la fonction antérieure de M. Peng, qui était directeur adjoint de l’Administration chinoise du cyberespace (CAC), organisme central de régulation du réseau Internet en Chine.

Le régime chinois censure lourdement Internet et les plateformes de médias sociaux pour les contenus non conformes à la politique du Parti ou qui remettent en cause la version de l’histoire ou de l’actualité approuvée par le Parti et présentée dans les médias d’État, comme le contrôle strict exercé par le Parti sur l’expression religieuse.

Le CAC donne des indications sur les expressions autorisées à chaque niveau de gouvernement, aux sociétés Internet et aux trolls Internet que le Parti utilise pour mieux conquérir l’opinion publique.

Avant sa nomination à la CAC, M. Peng a travaillé pour le quotidien Beijing Youth Daily, géré par la Ville de Pékin ; le journal financier China Industrial and Commercial Times, contrôlé par la chambre de commerce du PCC ; le China Youth Press, une filiale du Comité central de la Ligue de la jeunesse communiste ; et le Bureau de propagande du Comité central du PCC.

En plus d’être exclu du Parti au pouvoir, M. Peng a été privé de tous ses salaires et avantages et fait l’objet de poursuites pénales pour de nombreuses violations des règles disciplinaires et pour des accusations de corruption, a déclaré la Commission centrale d’inspection disciplinaire (CCDI).

Le communiqué n’a pas mentionné de détails ou d’exemples des crimes commis par M. Peng.

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