Les plantes coups de cœur de nos spécialistes en herboristerie

16 octobre 2016
Mis à jour: 19 octobre 2016

Lors de mon passage au Festi-Herbes, le rendez-vous estival incontournable des passionnés d’herboristerie au Québec, j’ai demandé à plusieurs herboristes et autres professionnels de la santé présents quelles étaient, selon chacun d’entre eux, les trois plantes à connaître absolument. Leur choix a souvent été difficile tellement il existe de plantes extraordinaires dont ils auraient aimé parler. Certains d’entre eux ont hésité entre les végétaux plus classiques, mais primordiaux, et les plantes moins connues, mais tout aussi intéressantes pour leurs nombreuses vertus. Dans plusieurs cas, ces choix sont basés sur des expériences personnelles qui nous entraînent dans la vie de ces spécialistes passionnés.

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L’ortie (Urtica dioca)

Orties (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Orties (Nathalie Dieul/Epoch Times)

Quatre des neuf herboristes et professionnels de la santé interrogés ont cité l’ortie. Ses nombreux bienfaits en font une incontournable de l’herboristerie. « C’est une plante riche en minéraux, une plante adaptogène aussi, c’est-à-dire qu’elle m’aide à m’adapter à des situations de stress », précise Sylvie Morin, médecin qui croit en l’union des médecines.

Même si elle savait que l’ortie serait citée à plusieurs reprises, Sarah-Maria LeBlanc, herboriste thérapeute (Hta) spécialisée en santé des femmes, ne pouvait pas faire autrement que d’en parler : « Je dis toujours que s’il y a une seule plante qu’on amènerait sur notre arche de Noé, ce serait l’ortie, parce que c’est un tonique général qui ramène à la santé. Peu importe ce qu’on a, quand on boit de l’ortie sur une longue période de temps, ça nous amène à prendre soin de nous. Ça régule les fonctions du système endocrinien, immunitaire. Mais ça nous reminéralise aussi, ça agit vraiment pour nettoyer le corps. On peut utiliser ses graines, on peut utiliser ses racines pour différentes affections. Elle va même agir au niveau du système digestif […]. Elle est douce, on la trouve partout et on peut la manger. »

Diane Mackay, herboriste et copropriétaire des Jardins du Grand-Portage, ajoute, tout en prenant quelques gouttes de teinture d’ortie pour ses allergies : « C’est une plante qui me fait du bien. Je peux en parler sur le plan personnel, mais tout le monde devrait consommer de l’ortie. C’est une plante qui est tellement nutritive, énergisante : elle nettoie le sang, elle aide pour les allergies, elle aide les gens qui ont de l’arthrite. C’est une plante généreuse d’elle-même, qui est un peu envahissante. C’est une plante merveilleuse et facile à boire en tisane. Elle n’a pas un goût déplaisant, en fait, elle n’a pas beaucoup de goût donc on peut la jumeler avec des plantes qui ont plus de goût. »

L’avoine (Avena sativa)

Avoine (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Avoine (Nathalie Dieul/Epoch Times)

L’avoine ayant été choisie plante de l’année par la Guilde des herboristes, c’est tout naturellement que Marie-Soleile Leclerc, herboriste et représentante de ce regroupement de passionnés d’herboristerie, l’a nommée, « simplement parce que l’avoine est notre chouchou de l’année » et aussi pour ses qualités nutritives.

Cette plante fait également partie du choix de la Dre Sylvie Morin : « L’avoine fleurie, parce qu’elle détend. C’est une plante nutritive, donc elle nourrit le système nerveux. Je pense que les gens, dans notre société, sont tellement stressés, affairés, débordés, que c’est une plante qui devrait faire partie du quotidien. »

Âgée de 60 ans, l’herboriste Diane Mackay m’explique avoir adopté l’avoine depuis quelques années dans sa tisane quotidienne, afin de prévenir l’ostéoporose. Elle l’allie avec l’ortie, le framboisier et quelques autres selon les besoins. « L’avoine est une plante très facile à cultiver dans un jardin, facile à récolter, à sécher, agréable à boire. Je trouve que si les jeunes hyperactifs pouvaient avoir un petit mélange d’infusion avoine-cataire au lieu de leur verre de lait le matin à la pause, ce serait beaucoup plus tranquille dans les classes, ils auraient beaucoup plus de facilité à se concentrer. »

Le sapin baumier (Abies balsamea)

Sapin baumier (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Sapin baumier (Nathalie Dieul/Epoch Times)

Les deux herboristes du kiosque de la Guilde des herboristes ont toutes les deux un coup de cœur pour le sapin baumier. Annie Bazinet explique : « C’est parce que je l’adore, parce qu’il est délicieux, mais aussi parce qu’on peut s’en servir pour les enfants. » Quant à Marie-Soleile Leclerc, elle précise : « C’est parce qu’il est malade. Et on le veut en santé. C’est un excellent indicateur s’il y a un dérangement dans le sol. Il donne sa sève, il donne ses bourgeons. D’ailleurs, les abeilles en font un miel. »

Les coups de cœur de Natacha Imbeault
Maître herboriste (Hta), thérapeute multidisciplinaire, auteure et PDG de l’Herbothèque

Nathacha Imbeault (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Nathacha Imbeault (Nathalie Dieul/Epoch Times)

« J’utilise beaucoup le piment de Cayenne (Capsicum annuum L.). Je dis souvent aux gens : si vous avez une plante à avoir dans votre trousse de premiers soins, à amener en randonnée, partout, c’est le piment de Cayenne, parce que cette plante peut être utilisée dans les états de choc, hypothermie, hyperthermie, dans les cas de blessure, pour arrêter les saignements. Elle est antibiotique, anti-inflammatoire. Quand elle n’est pas chauffée, c’est une plante extraordinaire que j’adore. On l’utilise en poudre : on peut la mettre dans un peu d’eau qu’on avale.

»J’aime beaucoup une plante qui pousse partout, parce que les gens en ont tellement besoin : c’est le pissenlit (Taraxacum officinale). C’est une plante qui est bonne pour tout le corps ; en fait, autant pour soutenir les reins, le foie, le pancréas que pour aider la digestion. C’est une amère. C’est une plante qui est très reminéralisante. Elle aide toutes les fonctions éliminatoires du corps. C’est bon pour le système lymphatique, le système circulatoire.

»Quand les gens apprennent à prendre cette plante – quelques feuilles au printemps, manger des racines à travers des infusions, ici et là, dans le quotidien – je trouve qu’elle fait un travail de fond et aide le corps à s’autorégénérer. Dans notre société, on est constamment bombardé par des produits chimiques en quantité, c’est vrai que notre foie et nos reins sont capables de bien nettoyer, mais ils sont hyper sollicités et un petit coup de pouce leur fait du bien. De la racine à la fleur, tout est comestible dans le pissenlit.

»Une troisième plante dont je ne me passerais plus maintenant, c’est une plante qui est peut-être moins connue qui s’appelle usnée barbue (Usnea barbata), un mélange de champignons et de lichens qui pousse dans les arbres en fin de vie.

»Je suis allergique à beaucoup d’antibiotiques dont la pénicilline. Quelques études scientifiques démontrent que des bons extraits d’usnée barbue vont avoir une efficacité équivalente à la pénicilline dans plusieurs cas. […] C’est une plante qui m’a vraiment aidée à régler d’importantes problématiques de santé […] : pneumonie, infection urinaire tenace […] Idéalement, on la coupe avec une paire de ciseaux, un sécateur. On ne l’arrache pas, parce que quand on l’arrache, elle met plus de temps à repousser. C’est comme une barbe. Ça repousse. On peut en avoir année après année. »

Les coups de cœur d’Anny Schneider
Auteure, conférencière, poétesse et herboriste thérapeute (Hta)

Anny Schneider (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Anny Schneider (Nathalie Dieul/Epoch Times)

« La menthe, particulièrement la menthe poivrée (Mentha x piperita) sous toutes ses formes : contre les douleurs, comme digestif, comme tonique, comme désodorisant, cholagogue aussi – qui nettoie le foie. C’est évidemment tout ce dont j’ai besoin en premier. C’est une plante de jour que j’utilise à toutes les sauces et que j’aime beaucoup.

Menthe (Nathalie Dieul/Epoch Times)

»La deuxième, je dirais le pin blanc (Pinus strobus). C’est le roi des conifères. J’adore manger ses aiguilles. J’adore sa stature, sa générosité. C’est vraiment le symbole de la nature sauvage au Québec, un survivant. C’est un anti-inflammatoire, antioxydant, qui a beaucoup de vertus et qu’on ne connaît pas assez. Le grand pin blanc qu’on devrait planter un peu partout, plus souvent.

»Ensuite, je dirais que j’aime vraiment beaucoup la cataire (Nepeta cataria) aussi et toute sa douceur. Le soir, je me fais souvent des tisanes de cataire et ça me fait faire des beaux rêves. J’aime les matous qui aiment la cataire. C’est un adoucissant, un antispasmodique. C’est une plante européenne qui s’est répandue. »

 

Les coups de cœur de Jean-Yves Dionne
Pharmacien expert en produits de santé naturels

Jean-Yves Dionne (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Jean-Yves Dionne (Nathalie Dieul/Epoch Times)

« Je vais commencer par la plante masculine par excellence : le palmier nain, Serenoa repens de son nom latin. C’est un petit fruit qui pousse dans un palmier en Floride. C’est LA plante pour les hommes après 40 ans. C’est la plante qui va aider à traiter l’hyperplasie bénigne de la prostate, qui peut même aider à traiter la calvitie de type mâle, parce que c’est le même mécanisme. C’est une plante qui est sous-utilisée. Elle était une plante alimentaire à l’époque des Indiens séminoles avant les Espagnols. Pour y avoir goûté, ce n’est pas bon, mais on en fait des extraits. En Europe, c’est le produit pharmaceutique le plus prescrit pour les hommes qui ont des problèmes de prostate. Ici, c’est un produit naturel décrié, alors qu’il est hyper efficace pour un médicament pour la prostate et qu’il ne diminue pas la libido.

»Deuxième plante : je vous dirais le chardon-Marie (Silybum marianum). C’est une grande plante très majestueuse qui est un chardon, qui a de grandes veines blanches […]. On utilise la graine pour le foie. Au-delà de ça, c’est probablement la plante la plus efficace pour refaire le foie, dans le sens où ça va stimuler la régénération de la cellule, et donc dans des cas d’hépatite, dans des cas de cirrhose, on a vu des choses fascinantes. Dans des cas de toxicité aux champignons ou aux solvants industriels, c’est très utilisé en Europe de l’Est, à peu près pas utilisé ici sauf par les herboristes et les naturopathes, mais pas par la médecine. Nous avons besoin de cette plante dans notre monde urbain, toxique, pollué. C’est peut-être la meilleure plante pour soutenir les fonctions du foie.

»Ensuite, je vais aller vers une mauvaise herbe, qui s’appelle la prêle des champs, Equisetum arvense pour ceux qui aiment savoir le nom latin. C’est une des plantes reminéralisantes les plus intéressantes, qui devient un outil fascinant pour toutes les instabilités articulaires, les tendons élastiques et même l’ostéoporose. Comme adjuvant, c’est une source de silice, et le rôle de la silice dans le corps humain est de faire que tout se tient ensemble. Ça donne vraiment des résultats fascinants comme reminéralisant : les cheveux cassants par exemple, les ongles cassants, c’est la même logique : ça fait tenir le tissu. C’est une plante banale qui pousse dans les jardins, on a du mal à l’arracher parce qu’elle pousse avec des rhizomes. C’est une plante hyper intéressante, alors qu’on a tendance à la jeter. »

Les coups de cœur de Sarah-Maria LeBlanc
Herboriste thérapeute (Hta), spécialisée en santé des femmes, auteure, chroniqueuse

Sarah-Maria LeBlanc (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Sarah-Maria LeBlanc (Nathalie Dieul/Epoch Times)

« Je vais parler de l’agripaume (Leonurus cardiaca) parce qu’on la connaît moins. L’agripaume est une plante qui est vraiment spéciale. C’est la plante du cœur, autant l’organe du cœur que le cœur des émotions, c’est pour ça que je la trouve si particulière. […] C’est une plante qui fait du bien, elle va venir détendre carrément les muscles autour du cœur, souvent quand on ressent de l’anxiété ça peut venir contracter notre poitrine, c’est vraiment la plante qui va nous détendre et nous soutenir. Mais elle va aussi régulariser les fonctions cardiaques, donc diminuer les battements du cœur : c’est vraiment une alliée.

Agripaume (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Agripaume (Nathalie Dieul/Epoch Times)

»En plus, pour les femmes, c’est une plante tonique utérine. Elle n’est pas stimulante, donc elle ne va pas stimuler, mais elle va venir renforcer l’utérus, c’est vraiment la plante parfaite pour aider les femmes au niveau gynécologique. Je l’utilise beaucoup. Elle peut être à la fois soutenante, par exemple en ce qui concerne les SPM ou les moments plus difficiles dans la vie, et soutenir aussi notre matrice.

»Et la shatavari : son nom latin c’est Asparagus racemosus. C’est une sorte d’asperge qui pousse en Inde. Elle est utilisée par les femmes indiennes en ayurveda depuis très longtemps. C’est le tonique féminin par excellence en ayurveda. Elle est adaptogène, elle va réguler toutes les fonctions endocriniennes, immunitaires, etc., mais ce que je trouve particulier de la shatavari c’est qu’elle augmente le désir, elle augmente vraiment la libido. Elle augmente les sécrétions autant de glaire que de lait maternel et elle nous donne de l’énergie. Donc, c’est vraiment une plante agréable. On va l’utiliser aussi en cas de bouffées de chaleur à la ménopause, on va l’utiliser pour la fertilité, on va l’utiliser pour régulariser les cycles.

»Elle va même aider à régulariser le taux de sucre, elle va enlever l’inflammation dans le ventre. C’est sa racine qu’on utilise. On va souvent l’utiliser en poudre parce que c’est sous cette forme qu’on la trouve généralement ici, on peut l’intégrer dans les smoothies ou dans la nourriture, dans les boules d’énergie par exemple. »

Les coups de cœur de Sylvie Morin
Médecin à la clinique Santé Nouveau Monde

Sylvie Morin (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Sylvie Morin (Nathalie Dieul/Epoch Times)

Parmi les trois plantes qui nourrissent le système nerveux, choisies par la Dre Morin, figurent l’ortie et l’avoine fleurie (voir en début d’article).

Trèfle rouge (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Trèfle rouge (Nathalie Dieul/Epoch Times)

« J’ajouterais une autre plante nutritive : le trèfle rouge (Trifolium pratense). C’est une plante qui a aussi des propriétés hormonales, elle aide au rééquilibre hormonal, mais elle est aussi vraiment nutritive et contient beaucoup de vitamines, beaucoup de minéraux. Elle est un peu calmante pour le système nerveux aussi. Les gens que je rencontre sont très stressés, alors [avec l’avoine et l’ortie], c’est un trio gagnant. »

Les coups de cœur de Diane Mackay
Herboriste et copropriétaire des Jardins du Grand-Portage (producteur de semences de plantes médicinales)

Diane Mackay (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Diane Mackay (Nathalie Dieul/Epoch Times)

Mme Mackay a elle aussi choisi sans hésiter l’ortie et l’avoine (voir en début d’article), puis elle a nommé une troisième plante.

Calendula, aussi appelé souci (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Calendula, aussi appelé souci (Nathalie Dieul/Epoch Times)

« Le souci (Calendula officinalis) a été la première plante que j’ai découverte quand j’étais enceinte de mon premier bébé. On m’avait apporté une petite huile de souci pour que je me frotte la bedaine, pour que je n’aie pas de vergetures, et on m’a dit de la garder pour que mon bébé n’ait pas les fesses irritées. Je me suis rendu compte que ça soignait le psoriasis de mon papa, l’eczéma de mon ami. C’est une plante que j’ai tout de suite adoptée. C’est une plante qu’on avait déjà dans le potager comme plante-compagne, très utile en agriculture biologique.

»J’ai commencé à faire mon huile de souci qui est excellent pour les problèmes de peau sèche, je prépare aussi un onguent. Je la mêle même avec la feuille de mélisse en huile pour les problèmes d’herpès, pour les gens qui ont beaucoup de feux sauvages. »

Les coups de cœur d’Annie Bazinet
Herboriste thérapeute (Hta)

Annie Bazinet (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Annie Bazinet (Nathalie Dieul/Epoch Times)

« Le sureau (Sambucus), ça fait longtemps que c’est ma préférée. C’est une des premières que j’ai rencontrées, elle s’offre généreusement aux familles et elle a une histoire incroyable avec l’humanité. […] Elle va soigner divers maux : elle va aider à casser la grippe, elle va aider à harmoniser. C’est vraiment une belle alliée pour tout l’hiver.

»Ma troisième, c’est la verveine bleue (Verbena hastata), carrément dans un autre registre. Super digestive, elle est indigène. Je la trouve très agréable. C’est une plante qui a un effet doux et qui travaille sur presque tous les systèmes en même temps. Ce n’est pas comme une plante majeure, mais c’est une plante qui va être efficace, souvent elle va être une alliée à long terme. »

Mme Bazinet avait aussi eu un coup de cœur pour le sapin baumier (voir en début d’article).

Les coups de cœur d’Anaïs de Valicourt
Herboriste thérapeute accréditée Hta, membre du conseil exécutif de l’aile professionnelle et représentante du Québec au sein du conseil canadien des associations d’herboristes (CCAH)

Anaïs de Valicourt (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Anaïs de Valicourt (Nathalie Dieul/Epoch Times)

« La scutellaire (Scutellaria), c’est parce que ça arrête le hamster : on a un petit hamster dans la tête qui tourne, qui tourne et qui parle tout le temps. Il y a beaucoup de gens qui ont un hamster hyperactif.

Mélisse (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Mélisse (Nathalie Dieul/Epoch Times)

»La mélisse (Melissa officinalis), c’est plus pour moi. La scutellaire je n’en prends à peu près jamais parce que je n’ai pas un hamster hyperactif contrairement à beaucoup de gens. Par contre, la mélisse détend et elle rend léger, joyeux en même temps. Certains la prennent pour aller dormir, c’est très bien. Mais, pour moi, c’est la plante pour aller danser, parce qu’on devient léger, heureux […]. C’est sûr que ça va aussi aider à dormir, parce qu’on dort bien quand on n’a pas de souci. Mais, pour moi, chaque fois que je prends de la mélisse, […] je me mets à danser sans m’en rendre compte. C’est de la joie en feuille.

»J’ai mis souvent de la mélisse dans la tisane de gens qui fumaient, qui n’avaient pas l’intention d’arrêter de fumer, mais qui savaient que c’était mauvais pour eux. Un an plus tard, ils arrêtaient de fumer. Donc c’est une plante qui nous fait faire ce qu’on est sensé faire, ce qui est bon pour nous. C’est la mélisse ma préférée.

»Le reishi (Ganoderma lucidum) : c’est parce que je voulais une plante qui était un peu plus stimulante, puisque les deux premières sont deux plantes qui endorment et parfois on est fatigué. Non, en fait ce n’est pas stimulant, mais ça nourrit beaucoup l’énergie vitale. C’est un adaptogène. J’aurais pu prendre le chaga (Inonotus obliquus) aussi […], c’est plus local. Il y a cependant un aspect distinctif du reishi que le chaga n’a pas, c’est qu’il va aider à mieux comprendre la vie. »

Le Festi-Herbes

Sortie d’identification des plantes sauvages des forêts avec l’herboriste thérapeute Anny Schneider, lors du Festi-Herbes (Nathalie Dieul/Epoch Times)
Sortie d’identification des plantes sauvages des forêts avec l’herboriste thérapeute Anny Schneider, lors du Festi-Herbes (Nathalie Dieul/Epoch Times)

Chaque année, depuis sept ans, le Festi-Herbes réunit les spécialistes de l’herboristerie et les passionnés des plantes médicinales lors de la fin de semaine de la fête du Travail, début septembre. Le festival, dont les activités sont offertes sur une base de contribution volontaire, se situe sur le site de l’Herbothèque à Lantier dans les Laurentides. Cette école d’herboristerie, fondée en 1994, forme environ 1000 étudiants par année, tous cours confondus. Le but du Festi-Herbes est « d’amener les gens à connaître les plantes médicinales, les produits de santé naturelle, et aussi voir des grands jardins de plantes médicinales », précise Natacha Imbeault, PDG de l’Herbothèque.

 

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