Les restrictions remises en question alors que les hospitalisations liées à Omicron restent faibles

Par Andrew Chen
31 décembre 2021 12:29 Mis à jour: 31 décembre 2021 12:29

Le président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante remet en question la nouvelle série de restrictions Covid-19 du Canada mises en place pour arrêter la propagation du variant Omicron alors que des rapports indiquent que le variant provoque des maladies moins graves que les variants précédents.

« Si le variant Omicron continue d’entraîner très peu d’admissions dans les hôpitaux et les unités de soins intensifs, combien de temps faudra-t-il avant que les provinces suppriment leurs nouvelles restrictions et atténuent la panique qu’elles ont créée ? Les responsables américains de la santé publique affirment qu’il n’est pas nécessaire de fermer les écoles ou les entreprises », a écrit sur Twitter Dan Kelly, qui est également directeur général et président du groupe de défense des entreprises.

Le commentaire de M. Kelly survient après que le médecin en chef de l’Ontario a déclaré, le 21 décembre, qu’il n’y avait eu aucune admission connue en soins intensifs dans la province du fait d’Omicron, près d’un mois après que les deux premiers cas canadiens du nouveau variant ont été détectés à Ottawa, au 28 novembre.

Le taux d’hospitalisation lié à Omicron en Ontario est d’environ 0,15 % au 21 décembre, ce qui est nettement inférieur au taux d’hospitalisation général lié au Covid-19 dans la province, a déclaré le Dr Kieran Moore, médecin en chef de la santé publique pour l’Ontario.

Des résultats similaires ont été rapportés dans le monde entier.

La UK Health Security Agency (agence de sécurité britannique du royaume uni, ndlr.) a déclaré le 23 décembre qu’une personne infectée par le variant Omicron a 70 % moins de risques d’être hospitalisée qu’une personne infectée par le variant Delta, et 45 % moins de risques de devoir se rendre aux urgences.

Selon une étude récente menée par l’Institut national des maladies transmissibles et des grandes universités d’Afrique du Sud, le risque d’hospitalisation dû à Omicron est inférieur de 80 % à celui du variant Delta.

Ce dernier variant, Omicron s’est avéré plus transmissible que les variants précédents, probablement parce qu’il se multiplie plus rapidement. Il se réplique 70 fois plus vite que le variant Delta, selon une étude menée par l’Université de Hong Kong.

L’étude a également révélé qu’Omicron se multiplie davantage dans les voies respiratoires, ce qui explique probablement pourquoi il provoque une infection pulmonaire nettement moins importante que le CoV-2-SRAS original.

Cependant, les autorités gouvernementales et les responsables de la santé publique ont appelé à de nouvelles restrictions et à des vaccinations de masse en réponse à Omicron.

Le 23 décembre, le gouvernement du Québec a renforcé les restrictions en matière de santé publique pour la troisième fois en moins d’une semaine, limitant les rassemblements en personne à six personnes à partir du 26 décembre, tandis que les gymnases, les bars et les écoles de la province ont été brusquement fermés après une annonce faite le 20 décembre.

D’autres provinces et territoires ont également publié des restrictions plus strictes le 21 décembre, notamment la Colombie-Britannique, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Dans une déclaration publiée le 23 décembre, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a exhorté les Canadiens à réduire les contacts sociaux et à recevoir l’injection de rappel.

En date du 22 décembre, 3 536 cas confirmés du variant Omicron ont été signalés dans 12 provinces et territoires, selon l’ASPC.

La déclaration de l’ASPC indique que les cas du variant Omicron « devraient exercer une pression supplémentaire sur le système de santé » au cours des prochaines semaines et que l’augmentation des hospitalisations et des admissions en soins intensifs en Ontario et au Québec « alimente la tendance nationale », mais elle ne mentionne pas le nombre exact d’admissions en soins intensifs causées par le variant.

Alexander Zhang et Omid Ghoreishi ont contribué à cet article.


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