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Seine-Maritime : menacé avec une arme à son domicile, un maire est contraint de se mettre nu et de sortir dans la rue

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Photo d'illustration. Crédit : PHILIPPE HUGUEN/AFP via Getty Images.

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Durée de lecture: 4 Min.

Furieux contre le maire à cause d’un différent lié à un projet d’urbanisme inabouti, un de ses administrés a décidé de se venger quinze ans après les faits.
Les faits se sont déroulés le mardi 14 avril à Bihorel, une commune d’un peu plus de 8000 habitants située à proximité de Rouen.
Vers midi, un Bihorellais de 57 ans s’est présenté chez Pascal Houbron, le maire de la ville, pour discuter d’un projet d’urbanisme que cet administré n’avait jamais pu réaliser.
« Vu que la mairie de Bihorel est fermée, j’ai accepté de recevoir à domicile un administré », a expliqué l’édile aux journalistes de France Bleu. Un riverain que le maire connaît bien depuis quinze ans.
À l’époque, le Bihorellais souhaitait se lancer dans un projet d’agrandissement commercial dans le quartier du Chapitre. Si Pascal Houbron avait accepté de lui délivrer un permis de construire, un collectif de riverains opposé au projet était toutefois parvenu à le faire annuler. Une situation que cet administré n’a manifestement jamais digérée.

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« […] Il s’était présenté pour un projet d’urbanisme qui était l’œuvre de sa vie, et que nous n’avions pas réalisé avec lui à cause d’une forte opposition des citoyens. Depuis, il n’a jamais passé outre cet échec », confie M. Houbron.
Une fois au domicile du maire, le quinquagénaire l’a menacé avec un pistolet avant de lui ordonner de se déshabiller.
« Il a sorti son arme pour me braquer, m’a empêché de sortir de chez moi. Il m’a agressé et contraint à me déshabiller avant de me prendre en photo », raconte Pascal Houbron.
Une plainte déposée
Terrorisé, l’édile parviendra finalement à s’échapper : « J’ai eu beaucoup de mal, puisqu’il me mettait en joue, j’avais peur qu’il me tire dans le dos. Mais j’ai réussi à fuir, tout en cassant la clé de ma porte d’entrée. J’ai couru tout nu en criant au secours, jusqu’à chez un voisin qui m’a accueilli dans son garage. »
Une fois en lieu sûr, le maire préviendra la police. Il a déposé plainte par la suite.
« Je suis assez choqué. J’ai déjà subi des agressions, verbales, des résistances parfois très fortes. Mais je n’ai jamais été agressé de la sorte », souligne le premier magistrat de la ville.

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« Je ne lui veux pas de mal, mais il n’est pas admissible de vouloir attenter comme ça à la vie de certains élus », ajoute-t-il.
Le suspect a été placé en garde à vue au commissariat de Rouen le 14 avril et sa garde à vue a été prolongée ce mercredi. Selon France Bleu, l’arme utilisée pour menacer Pascal Houbron a été retrouvée sur la voie publique. Il s’agirait d’une arme factice, un pistolet à billes.