Les 36 Occidentaux qui ont défié le régime de Pékin : se rendre jusqu’en Chine communiste pour défendre la liberté

Par Eva Fu
5 décembre 2021
Mis à jour: 6 décembre 2021

Portant un grand sac à dos, un guide de voyage à la main, le Canadien Joel Chipkar ressemble à un touriste typique.

Ce courtier immobilier de 33 ans aux cheveux bruns, vêtu d’une veste noire et d’un pantalon kaki, marche d’un bon pas vers la place Tiananmen, au cœur de la capitale chinoise. Il y a douze ans à peine, l’endroit était rouge du sang des milliers d’étudiants tués ou blessés sous les balles et les chars du régime communiste.

Ce jour-là, le 20 novembre 2001, il fait on ne peut plus beau à Pékin, une ville pourtant connue pour son smog grisâtre et dégoutant. Le soleil brille et l’air est vivifiant.

Les piétons se promènent tranquillement par deux ou trois sur la vaste allée de pavés gris. Mais Joel Chipkar n’y prête pas vraiment attention. Il se dirige vers l’extrémité nord de la place. Il est en mission.

Il ne lui faut pas longtemps pour trouver ce qu’il cherche. À six mètres à l’ouest du mât d’un grand drapeau chinois, se tiennent tranquillement une vingtaine-trentaine de personnes, aux cheveux clairs comme lui. Certains sont assis, d’autres debout. La scène attire les regards. Il est peu commun de voir autant de visages occidentaux en Chine.

Joel Chipkar s’arrête à une certaine distance du groupe. Il reconnaît quelques personnes, mais estime qu’il est plus sage de ne pas les saluer. Attirer l’attention sur lui peut nuire au plan.

The Journey to Tiananmen – Full Movie from Falun Dafa Information Center on Vimeo.

Il y a une sourde excitation dans l’air. En quelques instants, les Occidentaux se positionnent, debout ou assis, en quatre rangées, comme pour prendre une photo de groupe devant l’emblématique tour Tiananmen. En réalité, il s’agit d’une ruse pour gagner du temps. D’un coup, une majorité du groupe s’assied en position de méditation. Puis, certains déploient une bannière dorée de deux mètres portant l’inscription en mandarin et en anglais « Authenticité, Compassion, Tolérance ». Il s’agit des trois principes fondamentaux du Falun Gong, une pratique spirituelle persécutée en Chine.

En un instant, des policiers surgissent et embarquent tout le monde. Pendant ce temps-là Joel Chipkar observe et filme la scène.

Le plan

Voilà deux ans que le Parti communiste chinois (PCC) a décrété que tout pratiquant de Falun Gong est un « ennemi de l’État ». Il n’y avait pour cela aucune autre raison que la grande popularité de la pratique spirituelle. Selon les estimations de l’époque, entre 70 et 100 millions de personnes pratiquaient le Falun Gong en Chine. Dans les années 1990, il était commun de voir d’innombrables pratiquants de Falun Gong faire ces exercices de méditation tous les matins dans les parcs et sur les places. Toutefois, tout cela a pris fin d’un coup, en juillet 1999, lorsque le PCC a lancé une campagne nationale visant à éradiquer la pratique.

Depuis, les pratiquants de Falun Gong sont victimes de harcèlement, de torture, de détention arbitraire et de travail forcé. Nombre d’entre eux ont été chassés de leur travail ou contraint d’abandonner leurs études. D’autres se sont vu confisqués les livres relatifs à cette pratique, et parfois ces livres ont été brûlés.

La police chinoise arrête violemment des pratiquants de Falun Gong sur la place Tiananmen lors d’une manifestation pacifique de 2000-2001. (©Minghui)

En 2001, la persécution atteint de nouveaux sommets. Sur les ondes et dans les journaux, les médias d’État brodent tout un récit visant à attiser la haine du public à l’encontre des pratiquants autour d’un événement d’auto-immolation survenu un peu plus tôt. Une auto-immolation sordide sur la place Tiananmen montée de toutes pièces par le régime avec de faux « pratiquants de Falun Gong ». À travers cette mise en scène macabre, Pékin cherche à décrédibiliser les pratiquants de Falun Gong, ruiner leur réputation, les dépeindre comme des personnes suicidaires.

L’intensification de la campagne de désinformation et de haine pousse un nombre croissant de pratiquants à se rendre sur la place Tiananmen, centre politique et haut lieu du tourisme mondial, pour demander pacifiquement la fin de la répression.

Pour les pratiquants de Falun Gong qui observent anxieusement la situation en dehors des frontières chinoises, la situation critique de ceux qui sont en Chine leur impose de faire quelque chose… quoi que ce soit.

C’est ainsi, qu’un an plus tard, germe l’idée d’un rassemblement de pratiquants étrangers en Chine. Peter Recknagel, un étudiant allemand en langue chinoise et en économie d’une trentaine d’année, est l’un des premiers à planifier son voyage. Des pratiquants d’autres pays se joignent à l’action et le projet s’élargit.

Finalement, 36 pratiquants de 12 pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Océanie s’envolent pour la Chine. Beaucoup d’entre eux ne se sont jamais rencontrés auparavant. Les instructions ont été réduites au strict minimum : voyager séparément, se retrouver près du drapeau pour 14 heures, garder un profil bas, transmettre le message d’appel et rester aussi longtemps que possible.

Des pratiquants de Falun Gong de 12 pays posent pour une photo de groupe avant de lancer un appel sur la place Tiananmen à Pékin, le 20 novembre 2001. (Avec l’aimable autorisation d’Adam Leining)

Les organisateurs prennent toutes les précautions pour garder leurs plans secrets. Pour éviter d’éveiller les soupçons du régime, seuls quelques-uns participent à l’organisation et, pour la plupart, ils s’expriment en suédois.

Adam Leining, un publicitaire américain de 30 ans, a apporté la bannière dans une housse à vêtements. La veille de l’événement, Peter Recknagel et quelques autres poussent le rideau de leur fenêtre d’hôtel et mettent de la musique disco à fond. Réunis pour une petite répétition, on déploie la bannière pour voir sa taille et on désigne les trois plus grands membres du groupe qui la tiendront.

Le lendemain, lorsque tout le monde se retrouve sur la place Tiananmen, deux pratiquants tiennent de gros bouquets de fleurs entre les mains pour donner un air de fête. Il s’agit de gagner du temps pendant qu’on se prépare.

« Il y a eu un signal (…) puis tout le monde a dû se mettre en position de méditation », raconte à Epoch Times Peter Recknagel, aujourd’hui âgé de 50 ans et résident de l’État de New York.

« Nous devions faire très, très attention à ne pas tout faire dérailler avant l’appel. »

Joel Chipkar sur la Grande Muraille avec une inscription qu’il a fabriquée avec du matériel trouvé dans sa chambre d’hôtel, à Pékin, en novembre 2001. (Avec l’aimable autorisation de Joel Chipkar)

Le témoin

Joel Chipkar a planifié son rôle aussi soigneusement que possible.

Il a acheté un minuscule caméscope, ressemblant à un bippeur, qu’il a enfilé dans la sangle de son sac à dos. Il a fait un trou sur la sangle pour que l’objectif puisse passer à travers. Puis il a passé quatre jours à se regarder dans le miroir tout en portant le sac à dos pour apprendre à orienter la caméra. La cassette durait environ deux heures et, une fois tout installé, il pouvait se promener les mains libres.

« J’ai réfléchi à tout ce qui pouvait arriver ou mal se passer. J’ai dû tout prévoir, car on n’a pas de seconde chance », explique à Epoch Times M. Chipkar, qui a maintenant 53 ans et vit à Toronto.

Saisir sa chance

Lorsque l’idée du projet de voyage est parvenue à Anne Hakosalo, en Suède, elle s’est demandé si elle devait y participer, voire même si elle serait en mesure de passer la frontière chinoise.

La Suédoise, aujourd’hui âgée de 53 ans, se trouvait à Pékin deux ans auparavant. À l’époque, une trentaine de pratiquants de Falun Gong de Chine continentale avaient risqué leur vie pour tenir une conférence de presse clandestine afin d’alerter les grands médias internationaux des abus dont ils étaient victimes.

Leur acte audacieux avait provoqué la furie du régime. La plupart d’entre eux ont par la suite été condamnés à de lourdes peines. Par exemple, la coiffeuse Ding Yan, décédée en août 2001, soit moins de deux ans après le début de sa peine, qui fut torturée. On sait qu’à une occasion elle a été déshabillée et enfermée dans une cage en fer avec des piquets en bois pointant dans sa direction pour ensuite être immergée jusqu’au cou dans des eaux usées.

À cette époque, Anne Hakosalo était une étudiante qui participait à un programme d’échange pour apprendre le chinois dans la ville de Dalian, dans le nord-est du pays. Pour avoir voulu assister à une réunion de pratiquants de Falun Gong à Guangzhou, dans le sud de la Chine, elle fut arrêtée en novembre 1999.

Anne Hakosalo photographiée dans un journal suédois le 24 novembre 2001. (Avec l’aimable autorisation d’Anne Hakosalo)

Informée de cette réunion, c’est vers les 2 heures du matin que la police avait fait une descente dans l’appartement où elle se déroulait. Anne Hakosalo fut arrêtée parmi une douzaine de pratiquants. L’un d’eux fut passé à tabac sous ses yeux contre un mur, au point de perdre connaissance.

C’est probablement sa nationalité étrangère qui a protégé Anne Hakosalo. Des agents l’ont interrogée pendant des heures et lui ont crié dessus, mais la plupart ont fait preuve de retenu. Finalement, elle fut libre de partir l’après-midi même.

Anne Hakosalo se demandait si, après tous ces événements, elle ne se trouvait pas dans le radar du régime. Au dernier moment, elle a tout de même décidé de tenter sa chance.

Quelle consolation d’avoir osé le faire ! Environ une semaine plus tard, elle recevait son visa et pouvait réserver ses billets d’avion.

C’était probablement son destin de devoir y aller, s’est-elle dit.

« J’avais le choix : soit j’observais passivement et j’acceptais que de bonnes personnes soient assassinées, soit je passais moi-même à l’action et je faisais savoir clairement que je ne permettais pas que cela se produise », a-t-elle expliqué plus tard aux médias suédois. « Je ne suis pas la seule à ne pas accepter cela, il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne l’acceptent pas non plus. Nous voulons tous vivre dans la compassion. »

Le porteur de bannière

La nuit précédant le rassemblement, Joel Chipkar ne dort pas très bien. Il pense à tous les problèmes qui peuvent surgir et compromettre sa mission. Le caméscope pourrait mal fonctionner ou la police pourrait l’arrêter avant qu’il n’atteigne le site, et alors tous ses efforts auraient été en vain.

Le lendemain, lorsqu’il arrive sur la place, son ami Zenon Dolnyckyj, se trouve déjà parmi le groupe. Zenon Dolnyckyj, qui a 23 ans, connaît quelques rudiments de mandarin appris auprès de pratiquants chinois de Falun Gong à Toronto.

Ils se sont rencontrés à la Grande Muraille un jour plus tôt pour accrocher une bannière jaune verticale sur laquelle on pouvait lire « Falun Dafa Is Good ». Zenon Dolnyckyj était resté à l’hôtel pour peindre ces caractères chinois sur la bannière – un « beau message symbolique », se souvient-il.

Zenon Dolnyckj et Joel Chipkar méditent sur la Grande Muraille la veille de leur appel à Tiananmen. (Avec l’aimable autorisation de Joel Chipkar)

« Joel et moi étions très engagés dans nos cœurs », relate-t-il à Epoch Times. « Nous savions que nous risquions nos vies en allant là-bas, mais nous avions le sentiment que c’était très important pour le monde. C’était donc très émouvant d’arriver enfin à la Grande Muraille et d’y accrocher cette bannière. »

Tous deux ont acheté des billets de retour pour le Canada, prévus quatre heures après le rassemblement sur la place Tiananmen.

« On se voit à l’aéroport », a dit Joel Chipkar à Zenon Dolnyckyj à l’hôtel ce matin.

Mais cela ne s’est jamais produit.

Après avoir passé une grande partie de sa journée à lire, à méditer, à se promener dans les rues avoisinantes et à regarder sa montre, Zenon Dolnyckyj arrive à la place Tiananmen rempli d’énergie, il se sent « comme un géant ».

Peter Recknagel est assis à l’avant, en position de méditation, lorsque la grande bannière est déployée. Zenon Dolnyckyj est à l’arrière, tenant la bannière entre les sinogrammes « authenticité » et « compassion ».

« Je me sentais vraiment fier parce qu’ils [la] tenaient si fort, ils pressaient si fort pour tenir la bannière », a relaté Peter à NTD, le média partenaire d’Epoch Times, en 2017.

Moins de 20 secondes plus tard, un klaxon de voiture retentit. En un instant, au moins six fourgonnettes de police encerclent les pratiquants. Des policiers en uniforme et en civil, semblent surgir de nulle part, et poussent les pratiquant dans les camionnettes, tout en écartant les badauds.

Anne Hakosalo, qui est assise deux rangs derrière Peter Recknagel, ne veut pas bouger. Les policiers la soulèvent donc du sol, la tirant par les cheveux, et la poussent dans la fourgonnette.

Alors que les policiers les encerclent, Zenon Dolnyckyj sort de sa jambe de pantalon une autre bannière jaune de fortune qu’il a fabriquée à partir d’une taie d’oreiller. Il s’est exercé à cette ultime démonstration dans l’hôtel. Tout en tenant cette bannière, il crie à pleins poumons : « Falun Dafa est bon ! ».

Zenon Dolnyckyj, portant un T-shirt avec un drapeau canadien, est saisi par des policiers chinois sur la place Tiananmen après avoir participé à un rassemblement de soutien au Falun Gong, le 20 novembre 2001. (AP Photo/Ng Han Guan)

Lorsque les policiers le saisissent finalement, l’un d’eux lui donne un coup-de-poing entre les deux yeux, provoquant une fracture osseuse. Du sang coule de son nez. Ses yeux se remplissent de larmes.

D’autres coups de poing pleuvent sur lui. Il est forcé de monter dans une fourgonnette de police blanche, où il trouve un Suédois inconscient à force d’avoir été battu, et une Française blonde aux yeux bleus que la police a essayé d’étrangler pour l’empêcher de crier « Falun Dafa est bon ».

Joel Chipkar, debout à une certaine distance de la scène, a vu ses amis être emmenés en quelques minutes.

Il prend un pousse-pousse pour retourner à son hôtel et se précipite immédiatement dans la salle de bains du hall de l’hôtel, fermant la porte derrière lui et commençant à rembobiner les images. Après s’être assuré que tout est là, il se rend au bureau FedEx le plus proche et expédie les enregistrements chez lui. « Je me suis senti vraiment soulagé », se souvient-il.

Et d’ajouter : « Comment ça s’est passé sur la place lorsque l’appel a eu lieu ? C’était magique – les choses se sont passées exactement comme elles devaient se passer. »

Des Occidentaux sont entourés de policiers chinois et de véhicules de police sur la place Tiananmen après avoir déployé une bannière du Falun Gong et s’être assis en position de méditation, le 20 novembre 2001. Le groupe a ensuite été emmené et détenu par la police. (AP Photo/Ng Han Guan)

L’interrogatoire

Le reste du groupe est détenu au poste de police adjacent à la place Tiananmen, dans une cellule sans fenêtre dont le mur est couvert de taches de sang. Les interrogatoires sont violents. Un Israélien est frappé au visage et reçoit un coup de pied dans l’aine.

Dans un hôtel proche de l’aéroport où ils sont ensuite transportés, une des femmes refuse de donner son téléphone et se fait attoucher. Un étudiant américain en médecine est roué de coups à la tête après avoir refusé de signer et déchirer le rapport de police.

Peter Recknagel, qui parle également mandarin, doit intervenir pour que la police arrête de le frapper.

Des pratiquants européens du Falun Gong parlent à un policier depuis l’intérieur de la prison souterraine d’un poste de police près de la place Tiananmen à Pékin, le 20 novembre 2001. (Avec l’aimable autorisation d’Adam Leining)

« Refaites cela, et le monde entier le saura », se souvient-il avoir dit à l’officier en mandarin.

Le policier, fou de rage, le traîne contre un mur et lui réplique : « Tu sais ce que ça fait d’être tué ? »

Mais, en comparaison à la façon dont sont traités les pratiquants de Falun Gong locaux, la réaction de la police est modérée. Finalement, les agents filment le groupe, et vont jusqu’à leur offrir de la nourriture et de l’eau. Les pratiquants soupçonnent qu’il s’agit d’une manœuvre de propagande. Les médias d’État déclareront par la suite que le groupe a été traité avec humanité.

Dans un délai de 24 à 48 heures, les 35 pratiquants occidentaux sont réexpédiés par avion. Ils sont interdits de retour en Chine pour une période de 5 ans.

« Ce sont eux les héros, pas nous »

Vingt ans plus tard, Joel Chipkar ne voit rien d’héroïque à son acte.

« À l’époque, nous avons fait ce que nous pensions devoir faire », dit-il. « Nous faisions tous de notre mieux. Chacun d’entre nous. »

Depuis le début de la persécution, des millions de pratiquants ont été jetés dans des centres de détention, des prisons, des camps de travail et autres installations. Des centaines de milliers ont été torturés, selon le Centre d’informations sur le Falun Dafa. Un nombre incalculable de pratiquants détenus ont été tués pour leurs organes.

Minghui, un site Web basé aux États-Unis qui rapporte les faits de la persécution en Chine, a documenté des milliers de décès. Or, il ne s’agit probablement que la partie émergée de l’iceberg, selon les experts, car le régime déploie des efforts considérables pour dissimuler sa persécution brutale.

« Les véritables héros qui méritent l’attention sont les pratiquants de Falun Gong en Chine. Chaque jour, ils sont confrontés à la vie et à la mort lorsqu’ils sortent de chez eux pour sensibiliser le public aux atrocités qui sont commises », déclare M. Chipkar. « Les gens qui sont en Chine, ce sont eux les héros, pas nous. »

Joel Chipkar à l’aéroport de Toronto après être rentré sain et sauf de Pékin, en novembre 2001. (Avec l’aimable autorisation de Joel Chipkar)

Peter Recknagel, qui a passé les 18 premières années de sa vie en Allemagne de l’Est avant la chute du mur de Berlin, décrit son voyage à Tiananmen comme une « grande aventure ».

« Personne ne savait vraiment ce qui en sortirait », dit-il. Il est impossible de dire dans quelle mesure cet acte a aidé la situation en Chine, mais au moins, cela a donné un aperçu de « la réalité et de la cruauté de la persécution ».

« Cela vous donne une sorte de coup de fouet (…) pour faire tout ce que vous pouvez pour aider à y mettre fin. »

Le moment du déploiement de la bannière a été représenté par deux artistes, pratiquants également, dans une peinture à l’huile. Sur le tableau, une belle lumière dorée entoure le groupe.

« Regardez bien Zhen, Shan, Ren », déclare Peter Recknagel, en référence aux trois sinogrammes de la bannière. « À ce moment-là, c’est ça que nous défendions. »

La peinture est maintenant exposée dans un centre commercial du nord de l’État de New York, où Peter Recknagel se rend parfois.

« C’est juste agréable d’avoir cette peinture comme souvenir », déclare-t-il.

Mais pour lui, comme pour beaucoup d’autres, il y a une part de tristesse dans ce souvenir.

« Tant de gens en Chine se sont levés pour cela, et personne n’a de photo », déclare Peter Recknagel. « Beaucoup d’entre eux sont tués là-bas. »


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