Chartres: le zoo-refuge de la Tanière accueille 200 ânes, sauvés d’un trafic entre Israël et la Chine

Par Emmanuelle Bourdy
30 juin 2022 07:23 Mis à jour: 30 juin 2022 07:24

Ces ânes ne connaitront pas la triste vie qui leur était initialement destinée. Embarqués dans un trafic international, plusieurs centaines d’ânes avaient été saisis par la police israélienne. Parmi eux, 200 vont être rapatriés d’Israël en direction du zoo-refuge de la Tanière, près de Chartres. Sur ce nombre, 50 sont arrivés au refuge La Tanière à Nogent-Le-Phaye (Eure-et-Loir), ce dimanche 26 juin.

Rescapés d’un trafic international, 200 ânes saisis par la police israélienne doivent être rapatriés au zoo-refuge de La Tanière à Nogent-Le-Phaye. Les 50 premiers sont déjà arrivés dimanche dernier, après avoir parcouru plusieurs milliers de kilomètres en avion depuis Tel-Aviv (Israël). Les 150 autres rejoindront le refuge d’ici l’automne, rapporte France 3 Centre-Val-de-Loire.

« Si j’avais refusé, je n’aurais pas réussi à dormir »

Saisis par la justice israélienne, 400 ânes avaient été confiés à un refuge pour animaux situé dans la ville de Netanya, qui se trouve à une dizaine de kilomètres au nord de Tel-Aviv. N’ayant pas les moyens de les garder tous, Sharon Cohen, la gérante de ce refuge, avait alors contacté de nombreux refuges. Après plusieurs mails envoyés, « La Tanière a été le seul à proposer d’en prendre autant », souligne Sharon Cohen à France 3.

« L’organisation est de plus en plus complexe, mais si j’avais refusé, je n’aurais pas réussi à dormir », explique de son côté Patrick Violas, le fondateur du zoo-refuge de La Tanière, qui a décidé d’en prendre en charge 200. Heureusement, les frais de transport ont été réglés par le gouvernement israélien, soit une somme avoisinant les 50.000€. « Tout s’est merveilleusement bien passé ! » précise d’ailleurs La Tanière sur sa page Facebook, concernant le long périple effectué par les 50 premiers ânes.

Ils « découvrent la gastronomie française », a fait remarquer Patrick Violas lorsqu’ils se sont rués sur l’herbe eurélienne. Sharon Cohen, qui a tenu à les accompagner pendant ce long voyage, constate que la météo leur convient certainement mieux car elle ne les a « jamais vus comme ça en Israël ».

Vendus pour leur viande, leurs sabots et leurs peaux partent en Chine

Par chance, sur ces 50 ânes, une trentaine a déjà trouvé une famille d’accueil. Selon Patrick Violas, ces animaux ne sont « pas compliqué à placer ». « Il faut suffisamment de place, un abri pour l’hiver et les moyens de s’en occuper », signifie-t-il, spécifiant qu’il est préférable de « les faire adopter par deux, ou par des gens qui ont déjà un âne, pour ne pas qu’ils s’ennuient ».

Certains de ces ânes ont besoin de soins particuliers, étant assez mal en point. Mais ils auront toujours un avenir meilleur que s’ils étaient restés en Israël, où ils auraient servi « à tirer des charrettes sur l’autoroute », ou à « amuser les passants, qui leur donnent de la vodka et leur coupent les oreilles », mentionne Patrick Violas. De là-bas ils sont ensuite vendus pour leur viande, notamment en Égypte, quant à leurs sabots et leurs peaux, ils partent généralement en direction de la Chine.

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