Effets secondaires des vaccins : « Les témoignages sont parfois extrêmement graves »

10 octobre 2022 EPOCH TV

Le samedi 8 octobre, le collectif « Où est mon cycle ? » organisait un rassemblement place Vauban, à Paris, pour permettre aux femmes souffrant d’effets indésirables pouvant être liés aux injections anti-Covid de témoigner. 

Fondé par Mélodie Feron, le collectif « Où est mon cycle ? » a recueilli plus de 7000 témoignages de femmes souffrant de troubles du cycle menstruel ou de la sphère gynécologique. 

Le 6 avril 2022, le collectif, représenté par Me Diane Protat, avait notamment été auditionné dans le cadre de l’enquête sur les effets indésirables des vaccins menée par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).  

Dans son rapport d’étape rendu public le 9 juin 2022, l’OPECST soulignait d’ailleurs que la « volumétrie » des troubles du cycle menstruel rencontrés par les femmes depuis le début de la campagne vaccinale rendait une coïncidence temporelle « peu vraisemblable » et s’étonnait que ces troubles « ne soient pas déjà considérés comme un effet indésirable avéré du vaccin ». 

« Il y a eu une explosion du nombre d’effets secondaires, notamment après la troisième dose. […] Nous pensons que cette augmentation impressionnante est liée aux troubles du cycle qui sont de plus en plus relatés par les femmes. Cela fait un an que le gouvernement s’en tient à dire que c’est temporaire et bénin alors qu’on lui apporte des preuves qui sont contraires, des centaines de témoignages, voire des milliers sur Internet. Il semblerait que le gouvernement ne veuille pas revenir en arrière malgré certaines évidences », observe Me Diane Protat.

Un constat partagé par Mélodie Feron, qui estime que la situation est alarmante.  

« Les femmes ne sont pas soignées, leur souffrance n’est pas reconnue et leurs témoignages sont parfois extrêmement graves. »

« Quand il y a des femmes en pleine santé qui sont vaccinées et qui, dix jours plus tard, perdent toute capacité à se lever, à aller travailler, qui n’arrivent plus à ne pas tacher leur lit, leur pantalon, avec du sang qui coule même au sol, il faut quand même se poser des questions. Il faut faire quelque chose en urgence, il y a des femmes qui sont dans une souffrance terrible », ajoute la fondatrice du collectif « Où est mon cycle ? ». 

« L’hôtesse de l’air qui a témoigné avec nous au Sénat a eu une adénomyose tellement profonde qu’elle a dû subir une hystérectomie. Quand elle en a parlé, quand elle a évoqué le fait que ça pouvait être lié à l’injection, sa famille ne l’a absolument pas soutenue. […] Ce qui est insinué, c’est que les femmes peuvent être folles, on leur a même proposé des anxiolytiques. »

« Il y a toujours eu une banalisation de la souffrance, mais il faut quand même réfléchir au fait que certains des témoignages sont des jeunes filles de quinze ans. Si vous avez des règles douloureuses jusqu’à vos 45 ans, on peut effectivement penser que ça altère le bien-être et la qualité de vie des femmes pour un temps très important. Il faut absolument faire la lumière pour les plus jeunes, ça me semble impératif », souligne Diane Protat. 

Venue soutenir les femmes ayant décidé de témoigner à visage découvert le samedi 8 octobre, la gynécologue belge Laurence Kayser a pour sa part expliqué qu’elle constatait une « très forte augmentation de l’incidence des problèmes de cycles » parmi ses patientes ces quinze derniers mois. 

« Une jeune fille qui n’a plus ses règles, on peut considérer que ce n’est pas forcément grave, mais ça dépend combien de temps, et ça dépend pourquoi elle n’a plus ses règles. Si elle n’a plus ses règles parce qu’elle a un petit kyste, en quelques mois ça va être résolu, mais si elle n’a plus ses règles parce que ses ovaires ne fonctionnent plus et qu’elle est en préménopause à 25 ans, là c’est catastrophique. Et enlever un utérus à 30 ans, ce n’est pas enlever un utérus à 60 ans, ça n’a pas le même impact. »

Retrouvez le témoignage des femmes du collectif « Où est mon cycle ? » dans la vidéo