Harcèlement sexuel : « la honte doit changer de camp »

25 octobre 2017 14:21 Mis à jour: 25 octobre 2017 14:18

Le Parlement européen, qui doit voter jeudi une résolution sur le sujet, a débattu des moyens à mettre en oeuvre pour lutter contre ce type d’agissements, en session plénière à Strasbourg.

Deux députées européennes ont brandi lors de leur intervention une affichette avec l’inscription #metoo, devenue sur les réseaux sociaux le mot-dièse (hashtag) de la parole libérée sur le harcèlement sexuel.

« J’avais 19 ans, à l’université. Lui en avait environ 70, un camarade professeur, un camarade intellectuel », a confié l’élue italienne Eleonora Forenza (GUE, gauche radicale), appelant à « lutter contre la culture machiste ».

« Moi aussi j’ai fait l’objet de harcèlement sexuel », a témoigné sa collègue écologiste allemande Terry Reintke, ajoutant que « le moment est venu de dire que la honte doit changer de camp ».

L’eurodéputée a appelé à des « mesures législatives » mais a aussi encouragé les hommes à « prendre la parole sur le sujet ».

Le social-démocrate allemand Udo Bullmann, premier homme à s’exprimer lors du débat, a rendu hommage « au courage des personnes concernées » qui ont décidé de témoigner.

« Nous devons sortir les femmes de l’humiliation et de la honte dans laquelle elles sont, et nous devons tous ensemble cesser de fermer les yeux », a dit l’eurodéputée française Elisabeth Morin-Chartier (PPE, droite), qui préside un comité contre le harcèlement au Parlement.

Des cas de harcèlement au sein même du Parlement ont été dénoncés dans la presse ces derniers jours.

Mais sur une dizaine de cas signalés à la structure dédiée aux assistants parlementaires et aux députés, tous étaient liés à un harcèlement sans dimension sexuelle, ont indiqué des sources parlementaires.

Le comité « n’a pour l’heure reçu aucune plainte » pour des cas sexuels, a confirmé le porte-parole du Parlement européen dans un communiqué.

Des « cas de harcèlement sexuel ou de viols » ont en revanche été rapportés auprès d’une autre structure interne de l’institution, dédiée à son personnel fixe, ont indiqué à l’AFP les services du Parlement.

« Des sanctions, des mesures disciplinaires ont été prises », ont-ils ajouté, sans donner plus de détails, « pour des raisons de confidentialité ».

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