Une femme paralysée suite à un accident de scooter visite plus de 30 pays avec son âme sœur

Par Louise Bevan
25 mars 2022 14:45 Mis à jour: 25 mars 2022 14:45

Une femme paralysée dans un accident de scooter à l’adolescence a refusé de laisser la vie en fauteuil roulant la freiner.

Après avoir consacré un certain temps à sa guérison, elle a trouvé le moyen idéal de voir le monde : dans les bras de son âme sœur.

(Avec l’aimable autorisation de Giulia Lamarca)

Originaire d’Italie, Giulia Lamarca, qui est créatrice de contenu et blogueuse de voyage, avait 18 ans et rentrait du travail avec son petit ami de l’époque sur son scooter lorsqu’ils ont eu un accident.

Se remémorant le jour de 2011 qui a changé sa vie à jamais, la jeune femme de 30 ans a confié à Epoch Times : « Ce n’était rien de spécial, nous avons juste glissé dans un virage… Nous allions probablement trop vite et mon petit ami conduisait quand nous avons glissé. »

« C’était si rapide que je me souviens avoir pensé : ‘Ne tombe pas sur lui ou il va se blesser.’ Juste après l’accident, j’étais consciente et j’ai ressenti une grande douleur au pied. Un moment plus tard, la douleur est montée jusqu’à mon dos, et j’ai alors compris que quelque chose n’allait vraiment pas. »

(Avec l’aimable autorisation de Giulia Lamarca)

Giulia s’était cassé une vertèbre. Elle a été opérée le soir même et ont lui a installé deux tiges et huit vis dans sa colonne vertébrale. Cependant, après avoir subi des dommages à la moelle épinière, on lui a diagnostiqué, quelques mois plus tard, une lésion de la moelle épinière. C’est ainsi qu’ont débuté neuf mois d’hospitalisation et un programme de physiothérapie spécifique, au cours desquels Giulia a réappris à bouger et à abandonner ses ambitions sportives.

« À l’époque, presque tout était un défi quotidien… Je ne pouvais même plus m’habiller toute seule », se souvient-elle. « D’une manière ou d’une autre, j’ai surmonté ces problèmes, principalement parce que je voulais aller mieux et que je récupérais en fait mon autonomie petit à petit. »

Un mantra personnel, « Je peux le faire », a aidé Giulia à rester maître de ses difficultés. Sa famille avait déjà subi le combat de son frère contre la leucémie lorsqu’il était enfant. Heureusement, il s’était rétabli et elle ne souhaitait pas leur imposer un fardeau similaire.

(Avec l’aimable autorisation de Giulia Lamarca)

Elle commençait chaque jour en tentant de se faire sourire en lisant des blagues, mais admet que cela ne marchait pas toujours.

Puis Andrea est arrivé.

« Andrea était un étudiant en physiothérapie, je l’ai rencontré quelques jours après l’accident », raconte Giulia. « Il est venu me saluer parce que nos pères travaillaient ensemble… avoir quelqu’un « de l’autre côté » quand on est dans un hôpital peut être très utile parfois. »

Quelques semaines plus tard, Giulia a commencé à voir Andrea tous les jours. Les deux ont commencé à passer beaucoup de temps ensemble, puisque Andrea devait « étudier » Giulia. Après la fin du stage d’Andrea, ils ont commencé à sortir entre amis et à avoir des conversations sur tout. Au fur et à mesure que leur amitié s’épanouissait, Giulia et Andrea sont devenus plus que de simples amis.

Bien qu’elle craignait qu’il n’était pas sérieux au sujet d’une relation amoureuse, leur lien était indéniable. Andrea a rapidement trouvé un moyen de la rassurer et il voulait qu’ils voient le monde ensemble.

(Avec l’aimable autorisation de Giulia Lamarca)

« Un jour, nous étions assis devant l’hôpital quand il m’a demandé : ‘Et si nous allions en Australie dès que j’aurai mon diplôme, et que tu sortiras de l’hôpital ?’ », raconte Giulia. « Je pensais qu’il était fou, mais j’ai quand même dit oui. » Depuis, ils ont visité 30 pays ensemble, collectionnant les photos et les vidéos de leurs aventures épiques en cours de route.

Parmi les conquêtes du couple figurent le Machu Picchu, la Grande Muraille de Chine et le rocher sacré de Sigiriya, au Sri Lanka, où Andrea a porté Giulia sur son dos pendant 1000 pas jusqu’à son sommet.

Dans un récit de leur histoire partagé avec Love What Matters, Giulia s’émerveille : « Mon mari m’a littéralement portée dans des endroits auxquels je n’aurai pas pu accéder autrement. »

(Avec l’aimable autorisation de Giulia Lamarca)

Grâce à ses voyages autour du monde, Giulia partage qu’elle a beaucoup appris et expérimenté en cours de route.

« Les voyages nous apprennent beaucoup de choses sur le monde et beaucoup de choses sur nous-mêmes », a-t-elle dit à Epoch Times. « Lorsque vous avez un accident, il y a toujours un ‘avant’ et un ‘après’, et si vous ne trouvez pas un moyen de laisser partir l’avant, vous finirez par vivre dans le passé. »

« Lors de nos voyages, personne ne me connaît, je suis juste Giulia, alors je peux recommencer à zéro et être qui je suis vraiment, et pas seulement qui j’étais auparavant. »

(Avec l’aimable autorisation de Giulia Lamarca)

Giulia n’a pas marché depuis son accident, mais aujourd’hui elle est indépendante. Elle conduit et travaille, et a même conçu la maison du couple. En septembre 2021, elle et son mari ont accueilli leur fille, Sophie.

La famille partage également ses aventures quotidiennes sur Instagram.

(Avec l’aimable autorisation de Giulia Lamarca)

Actuellement basées en Italie, Giulia et sa famille ont entamé cette année un « tour du monde » et vivront aux quatre coins de la planète pendant au moins un an. Épouse, mère et globe-trotteuse, Giulia préconise que chacun trouve sa passion.

« Vous devez vraiment trouver ce que vous aimez et vous y tenir », a-t-elle conseillé. « Ne suivez pas trop les autres… prenez votre temps et trouvez votre propre voie. »

« Pour moi, ce sont les voyages ; pour d’autres, le sport ou la famille. Fixez vos objectifs petit à petit. Commencez à penser à demain, puis à la semaine suivante, au mois suivant, à l’année suivante, et bientôt vous pourrez recommencer à programmer votre vie. »

(Avec l’aimable autorisation de Giulia Lamarca)
(Avec l’aimable autorisation de Giulia Lamarca)
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