Paris : elle refuse ses avances, il essaye de l’égorger avant de la défigurer

Violemment attaquée à coups de couteau par un homme qui la harcelait, une femme de 38 ans vient de voir son agresseur condamné à 14 ans de réclusion criminelle en appel.

Condamné à 11 ans de prison en première instance pour avoir tenté de tuer une femme qui se refusait à lui à la descente du tramway porte de Vincennes le 14 novembre 2014, Nabil Benhalima vient de voir sa peine alourdie. La cour d’assises d’Évry a en effet décidé de le condamner à 14 ans de réclusion criminelle.

Âgé de 33 ans aujourd’hui, cet homme de nationalité algérienne a toujours soutenu qu’il entretenait une relation intime avec sa victime. Une version contestée par celle qu’il a frappée de plusieurs coups de couteau à cause de prétendues « infidélités ».

« Je n’ai jamais entretenu de relation intime avec cet homme. On s’est rencontrés à la fin de l’année 2013 dans un magasin. Il était gentil, marrant, attentionné. Mais ce n’était pas de la drague. En tout cas, je ne l’ai pas ressenti comme ça. Je lui ai laissé mon numéro de téléphone, mais j’ai très vite compris que quelque chose clochait», a expliqué la victime dont les propos ont été relayés dans les colonnes du Point.

« La première fois qu’il a porté la main sur moi, c’était pour me gifler. Mais je n’ai pas déposé plainte. J’avais honte. J’avais l’impression que j’allais être jugée et que les gens allaient me demander ce que j’avais fait pour mériter cette gifle. Vous savez, dans ma culture, ce sont les hommes qui passent toujours les premiers. Donc, je me suis dit que, si je portais plainte, la faute allait me retomber dessus », poursuit la trentenaire.

Avant sa tentative de meurtre, Nabil Benhalima agressera la jeune femme violemment une première fois en la poussant dans les escaliers du métro Saint-Mandé avant de la rouer de coups une fois au sol.

La victime portera finalement plainte avant de croiser à nouveau son agresseur en sortant du tramway à la station porte de Vincennes.

« Il m’a demandé pardon pour la première agression, avant d’insister pour parler avec moi. Je voulais qu’il me laisse tranquille, alors j’ai accepté. Il m’a encore demandé pourquoi je ne voulais pas me marier avec lui. Je lui ai encore répondu que je ne voulais pas. C’est là qu’il s’est déchaîné. Je me souviendrai toujours de ce qu’il m’a dit : De toute façon, si tu ne te maries pas avec moi, tu ne te marieras avec personne ! Je vais te tuer ! »

Armé d’un couteau, Nabil Benhalima frappera la jeune femme à plusieurs reprises avant que des passants ne parviennent à le mettre en fuite.

« J’ai été lacérée au niveau du visage et des fesses. Il m’a brisée. Dans mon pays, une femme avec une cicatrice sur le visage, c’est forcément une prostituée. Il m’a balafrée pour me marquer à vie », raconte la victime.

« Aujourd’hui, je vis dans la peur. Je n’ai pas pu déménager malgré mes demandes. J’ai peur qu’il revienne me trouver après sa remise en liberté. J’ai perdu confiance en moi et dans les hommes. Je n’ai plus de relation. Je n’ose plus sortir. Avant, j’avais un fort caractère, mais ce n’est plus le cas. J’ai peur de vivre, je ne me reconnais plus. Je n’arrive pas à croire ce qui m’est arrivé, j’ai parfois l’impression de devenir folle », conclut celle qui a failli perdre la vie.

Contacté par Le Point, l’avocat de la victime s’est déclaré « très satisfait » de la décision de la cour d’assises d’Évry.

« Cette décision énonce clairement et sanctionne logiquement le fait que ma cliente a été quasi égorgée dans une rue de Paris par un homme dont elle a refusé les avances », explique maître Yassine Yakouti.

« Au-delà, ma cliente a été également défigurée et atteinte dans son intimité par des lacérations d’un autre temps. Nous attendons aujourd’hui une indemnisation qui lui permettra de se reconstruire en tant que femme. »

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