Paris : une jeune femme fait face à son harceleur, il la frappe violemment

Mardi soir, à 18h45, Marie, 22 ans, rentre chez elle dans le XIXe arrondissement de Paris. Elle croise sur son chemin un homme qui lui lance des obscénités, accompagnées de gestes et bruits. Ce n’était « pas le premier de la journée », et Marie cède, l’insulte.

«Je ne pensais même pas qu’il m’avait entendue», reconnaît-elle, d’après Le Parisien. L’affaire n’en reste pas là. L’homme, après avoir fait quelques pas, se retourne. Il saisit un cendrier sur une table de la terrasse du café qui fait l’angle avec la rue Burnouf et le lance sur Marie. Il loupe son coup et Marie l’insulte. «J’avais la haine, j’ai refusé d’être rabaissée, c’était humiliant», se rappelle-t-elle.

Elle ose faire face à son agresseur.  «J’ai refusé de baisser le regard, je l’ai regardé droit dans les yeux, je n’allais pas m’excuser», campe-t-elle encore. Puis l’homme la frappe, avec une telle violence que la jeune femme est projetée contre le pare-vent du bistrot. «J’avais mal, mais ça a tellement vrillé en quelques secondes, je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite».

L’homme reprend sa route, des clients l’interrompent. L’un d’entre eux empoigne même une chaise. Mais la situation ne dégénère pas. « L’homme parlait plus fort que les autres, il hurlait… » Marie reprend sa route, en état de choc, et rentre chez elle. «Je n’ai pas réalisé tout de suite la violence de ce qui m’était arrivé», reconnaît-elle.

Elle décide finalement de porter plainte. Elle retourne au bistrot, et se voit soutenue. «Les gens ont afflué, pour m’apporter leur soutien, pour me calmer et me dire qu’ils pourraient témoigner», se rappelle-t-elle. Le patron du bistrot lui donne spontanément la vidéo enregistrant l’incident et l’emmène même déposer plainte.

«Si je me suis installé dans ce quartier, c’est que je l’aime, et ce n’est pas possible qu’il s’y passe des choses comme ça. On ne peut pas lever la main sur une femme de cette façon», justifie-t-il auprès du Parisien. La douleur passera, mais pas le traumatisme. Marie n’est plus à l’aise dans son quartier : «J’ai l’adrénaline et le stress qui monte quand je suis dans la rue…»

 
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