[Édito] Les vaccins Covid-19 probablement inefficaces contre Omicron (et pourquoi ce n’est pas si grave)

Par La Rédaction
5 décembre 2021
Mis à jour: 17 décembre 2021

Ce 2 décembre, le journal scientifique Nature a tenté une première synthèse des informations disponibles sur le variant Omicron de la Covid-19. Omicron, qui met en panique l’hémisphère Nord de la planète depuis son évasion d’Afrique australe et a les caractéristiques d’une version « Arsène Lupin » de la Covid-19.

Il serait une sorte de Lupin, d’abord parce qu’il est recherché par toutes les polices (scientifiques) du monde et que chacun se demande avec angoisse où, quand et s’il frappera. Il serait Lupin ensuite parce qu’il est tellement déguisé avec sa constellation de mutations sur la protéine Spike qu’il en devient méconnaissable pour le système immunitaire des vaccinés, comme le voleur aux mille visages. Il pourrait être Lupin, enfin, parce que les premières données sur sa capacité à provoquer des formes graves de la Covid sont plutôt rassurantes. Nous pourrions donc faire face à un gentleman-virus échappant à tout mais ne faisant pas de grand mal.

Que sait-on actuellement de lui, et quelles conséquences médicales et politiques en tirer ? Les premières données laissent penser que les vaccins actuels contre la Covid-19, à l’efficacité déjà limitée puisqu’ils n’ont pas d’effet sur la transmission du virus, seront probablement largement inefficaces contre Omicron. Ceci est pointé (mais pas encore strictement démontré) par deux ensembles d’observations. Petit un : Christian Althaus, de l’Université de Berne, explique que le taux d’infection par Omicron en Afrique du Sud montre qu’Omicron réinfecte des personnes supposément protégées. « C’est le type d’environnement idéal pour que des variants émergent », commente Althaus dans Nature. Il ne précise pas ce que désigne ce « c’ », mais il s’agit évidemment l’avantage sélectif donné à un nouveau variant quand la protection immunitaire de la population est entièrement ciblée contre un autre variant très différent. Petit deux : des chercheurs de l’Université Rockfeller à New-York ont, au mois de septembre, introduit des dizaines de mutations dans la protéine Spike de la Covid-19, qui correspondent en grande partie à celles trouvées chez Omicron : ils démontrent que ce Spike muté est résistant aux anticorps présents chez la plupart des personnes vaccinées. Dit autrement, l’immunité créée par la vaccination Covid est inefficace contre une forme de Spike proche de celle d’Omicron. Le Dr Paul Bienasz, directeur de l’équipe de recherche conclut donc qu’Omicron va « frapper fort ».

D’autres éléments de la réponse immunitaire pourraient bien sûr offrir une protection contre Omicron. En particulier, les personnes qui ont eu plusieurs expositions, notamment naturelles, à la Covid ont « de fortes chances d’avoir le potentiel de neutraliser Omicron », dit Bienasz. La raison en est simple : si la vaccination apprend à notre système immunitaire à devenir un sniper capable de tirer sur une cible unique, l’immunité naturelle permet par contre d’apprendre à atteindre les différentes formes de l’ennemi. C’est une réponse dite « polyclonale », dans laquelle la défense de l’organisme ne dépend pas d’un seul sniper au champ de vision étroit mais repose sur tout un bataillon.

Comment le nouveau variant va-t-il faire son chemin ? « Omicron a le potentiel de se diffuser bien plus vite et d’infecter bien plus de gens que Delta », affirme Tom Wenseleers, de l’Université Catholique de Leuven, lui aussi cité par Nature. Il estime qu’Omicron pourrait infecter 3 à 6 fois plus de gens que Delta. Plus de 50 milliards d’euros de revenus facilement offerts à Pfizer et Moderna, un système de passe sanitaire qui a restreint les libertés de la population, une obligation vaccinale cachée et de dizaines de milliers d’effets secondaires parfois graves auraient donc été pour rien, et nous reviendrions à la situation de 2020. Si c’était le cas, les conséquences politiques d’Omicron pour les gouvernements en place, et pour la crédibilité générale du monde politique, seraient désastreuses.

Mais Omicron pourrait aussi, si les premières données d’Afrique du Sud se confirment, marquer une transition vers un monde où l’hystérie Covid cesserait enfin : les infections observées en Afrique du Sud, si elles sont nombreuses, sont à ce jour toutes bénignes. Elles provoquent une infection des voies respiratoires supérieures mais pas des poumons. En gros, on tousse, mais on respire…

Dans ce cas, Omicron serait mille fois plus efficace que les masques, les lotions, les injonctions, les injections : plus rapide que Delta, il prendrait progressivement la place de celui-ci pour transformer la Covid-19 en un vulgaire rhume saisonnier. La nature et le temps auraient alors mieux fait que tous les experts, marchands de panique et soi-disant sachants, laissant une profonde leçon pour le futur.

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