Nouvelles failles dans le narratif de l’«élection la plus sûre»

Par Stu Cvrk
16 juin 2022 06:00 Mis à jour: 16 juin 2022 07:45

De récents reportages mettent en lumière de nouvelles anomalies suscitant la controverse quant à l’intégrité des élections américaines de 2020 dans plusieurs États. Selon le discours dominant l’élection aurait été la plus sûre jamais organisée. Mais les révélations abondent indiquant toujours plus d’irrégularités très concrètes dans les systèmes électoraux de plusieurs États.

Examinons le sujet en détail.

« L’élection la plus sûre »

Depuis novembre 2020, la presse, le Parti démocrate et un certain nombre de républicains également avancent que l’élection 2020 « a été l’élection la plus sûre de l’histoire américaine », selon Fox News. Ce narratif se fonde sur une déclaration conjointe du 12 novembre 2020, du Election Infrastructure Government Coordinating Council Executive Committee [comité exécutif du Conseil de coordination gouvernemental de l’infrastructure électorale, ndt.] et du Election Infrastructure Sector Coordinating Council. [Conseil de coordination du secteur de l’infrastructure électorale, ndt.]

Publiée sur le site Web de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) rattaché au département de la Sécurité intérieure (DHS), la déclaration affirme : « L’élection du 3 novembre a été la plus sûre de l’histoire américaine. (…) Aucune preuve n’indique qu’un système de décompte des votes ait supprimé ou perdu des votes, modifié des votes ou ait été compromis de quelque manière que ce soit. »

Deux informations ressortent de cette déclaration.

Premièrement, elle a été faite au moment où l’élection était encore contestée et que des irrégularités dans de nombreux États commençaient tout juste à être signalées par des observateurs et des analystes indépendants.

Deuxièmement, Chris Krebs, directeur de la CISA à l’époque, a non seulement outrepassé son autorité en permettant la publication de cette déclaration commune (la CISA n’ayant aucune autorité pour déterminer ou non de l’existence d’une fraude électorale), mais il était également lié à James Clapper, ancien directeur du renseignement national sous l’ère Obama, ainsi qu’au Dutko Group (une importante organisation de lobbying démocrate).

Depuis l’élection, plusieurs failles sont apparues dans le narratif de « l’élection la plus sûre », notamment les résultats de l’analyse judiciaire partielle dans le comté de Maricopa, en Arizona, publiés en août 2021, ainsi qu’un rapport provisoire publié en mars 2022 par Michael Gableman, ancien juge de la Cour suprême du Wisconsin. Ce dernier recommandait au Wisconsin d’invalider les résultats de l’élection de 2020. Toutes les initiatives de ce type ont soigneusement été enterrées grâce aux manœuvres juridiques de ceux qui n’avaient pas le courage de s’y attaquer.

Une autre problème continue de faire l’objet d’une enquête dans plusieurs États, à savoir l’injection par Mark Zuckerberg de 419 millions de dollars via son Center for Tech and Civic Life visant à financer « une prise en charge privée et ciblée des opérations électorales gouvernementales par des organisations à but non lucratif, nominalement non partisanes, mais manifestement orientées idéologiquement », selon les termes du New York Post en octobre dernier.

Alors que ces analyses et autres documents faisant lumière sur des irrégularités électorales sont maintenant devenues des « nouvelles dépassées », plusieurs événements récents ont attiré l’attention du public, soulignant des failles importantes dans le narratif de « l’élection la plus sûre ».

« 2000 Mules »

La sortie, le 2 mai, du documentaire de Dinesh D’Souza, « 2000 Mules », dans les salles de cinéma de tous les États-Unis, a révélé l’existence d’un réseau coordonné, financé, de trafic illégal de bulletins de vote, opéré dans au moins six États au cours de l’élection de 2020. Les preuves se fondent sur une analyse des données de localisation géospatiale des téléphones portables, corrélée à des vidéos, disponibles publiquement, filmant les urnes de vote à distance.

True The Vote (TTV), une organisation à but non lucratif vouée à l’intégrité électorale, a analysé 27 téraoctets de données, dont 4 millions de minutes de vidéo et 10 billions de signaux ping de téléphones cellulaires, selon le documentaire. [Chaque téléphone émet des signaux ping spécifiques afin de renseigner sa position sur un réseau. Ces signaux sont collectés, compactés en lots et il est possible de racheter ces lots, ndlr.] À noter que True The Vote s’est donné des critères élevés pour considérer qu’un téléphone portable ou une personne était potentiellement une « mule » (un trafiquant de bulletins de vote).

Par exemple, en Géorgie, une personne doit avoir effectué au moins deux douzaines de trajets vers des urnes de vote à distance et cinq trajets vers une ou plusieurs organisations à but non lucratif pour être considérée comme une mule. Dans cet État, les résultats ont révélé la présence de 242 trafiquants qui ont effectué 5662 trajets vers les urnes de vote, entre minuit et 5 heures du matin, selon le documentaire.

« 2000 Mules » a révélé une faille majeure dans le narratif de l’élection « sûre ». Selon un sondage de Rasmussen Reports publié le 3 juin, 77% des spectateurs du documentaire ont conclu après avoir vu le film que cela avait renforcé « leur conviction qu’une fraude électorale systématique et généralisée durant l’élection 2020 a eu lieu ».

Selon la même source, « seulement 15% des électeurs ont vu 2000 Mules ». Ce chiffre serait plutôt élevé, puisque 15% de 232 millions d’électeurs en 2020 (selon les chiffres du Bureau de recensement des États-Unis) représentent 34 millions de personnes.

Plaidoyer de culpabilité dans le comté de Yuma, en Arizona

À la suite d’une enquête découlant des informations présentées dans le documentaire « 2000 Mules », le procureur général de l’Arizona, Mark Brnovich, a annoncé une modification du plaidoyer de culpabilité d’un ancien maire de San Luis, en Arizona.

Selon la déclaration de M. Brnovich, « Guillermina Fuentes, de San Luis, a plaidé coupable [le 2 juin] pour un chef d’accusation d’abus de bulletins de vote, un délit de classe 6, pour son rôle dans un système de ‘collecte de bulletins’ lors de l’élection primaire d’août 2020 ».

Il s’agit d’une des nombreuses enquêtes en cours sur la fraude électorale menées par le bureau du shérif du comté de Yuma. « Le bureau du shérif du comté de Yuma (YCSO) et le bureau de l’enregistrement du comté de Yuma (YCRO) travaillent ensemble pour examiner activement les cas de fraude électorale lors de l’élection générale de 2020 et un système récent de formulaires d’enregistrement frauduleux des électeurs pour l’élection primaire de 2022 », indique le YCSO.

Guillermina Fuentes dans une photo non datée publiée par le bureau du procureur général de l’Arizona. (Bureau du procureur général de l’Arizona)

20.000 votes par correspondance reçus après la date limite en Arizona

Le 26 mai, le collectif Verity Vote a publié un rapport détaillant des informations trouvées dans des documents précédemment non-divulgués par les responsables électoraux du comté de Maricopa. Selon Verity Vote, ces derniers « révèlent que 18.000 bulletins de vote tardifs additionnels qui n’avaient pas été signalés auparavant [ont été comptés, ndlr]. [Or], plusieurs courses ont été remportées par moins de 20.000 voix, notamment la course à la présidence de l’État qui a été gagnée par seulement 10.457 voix ».

Les bulletins tardifs reçus étaient « suffisamment nombreux pour changer le résultat de l’élection générale de 2020 en Arizona ». Verity Vote est un collectif d’enquêteurs chevronnés indépendants qui se sont portés volontaires pour analyser les problèmes d’intégrité électorale.

Problèmes d’enregistrement des électeurs au New Jersey

Dans de nombreux États, les listes électorales sont mal tenues. La suppression de 206.000 noms de la base de données du Wisconsin en août 2021 en est un exemple. La grande question est de savoir pourquoi cette suppression n’a pas été faite avant les élections de 2020, la marge de victoire du président Joe Biden dans le Wisconsin étant d’un peu plus de 20.000 voix.

Par ailleurs, les listes électorales continuent d’être truffées de défauts. Un récent rapport de la Public Interest Legal Foundation les met en lumière pour le New Jersey. En voici les grandes lignes :

  • – 8239 résidents du New Jersey ont été inscrits deux fois ou plus sous différentes variantes de leur nom ;
  • – 2398 personnes inscrites étaient âgées de 105 ans ou plus ;
  • – 33.572 personnes inscrites avaient des dates de naissance fictives (ce qui les rendait invalides) ;
  • – 6863 personnes n’avaient pas de date d’enregistrement (ce qui les rendait invalides).

Un ancien membre du Congrès plaide coupable de fraude électorale

Enfin, le 6 juin, le bureau du procureur des États-Unis dans le district Est de la Pennsylvanie a déclaré que « l’ancien membre du Congrès américain Michael ‘Ozzie’ Myers, 79 ans, de Philadelphie, a plaidé coupable aujourd’hui de conspiration visant à priver les électeurs de leurs droits civils, de corruption, d’obstruction à la justice, de falsification des registres électoraux et de conspiration en vue de voter illégalement lors d’une élection fédérale [et] pour avoir orchestré des stratagèmes visant à remplir frauduleusement les urnes pour certains candidats démocrates lors des élections de 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018 en Pennsylvanie ».

Simple aberration ou pratique courante… et « malchance » ? Quelqu’un de plus jeune a-t-il pris le relais en 2020 ?

En définitive

Il n’y a (généralement) pas de fumée sans feu, dit le vieil adage. Cette « fumée » croissante semblent convaincre un nombre grandissant de personnes qu’une fraude électorale a réellement eu lieu en novembre 2020, comme l’a noté le sondage Rasmussen. Et les Américains ne sont pas seuls à tirer cette conclusion.

Nicolaus Fest, le président du parti L’Alternative pour l’Allemagne, le plus grand parti patriote d’Allemagne, et Marcel de Graaff, membre du Parlement européen pour le Forum pour la démocratie, étaient sidérés après avoir visionné « 2000 Mules ».

M. Fest a d’ailleurs fait une observation intéressante : « Nous ne voyons pas vraiment de forte réaction de la part du gouvernement fédéral aux États-Unis. Pourtant, ce film a été diffusé à grande échelle. Des millions et des millions de personnes l’ont vu. »

Oui, de nombreux Américains attendent également une « forte réaction » du gouvernement américain. Jusqu’à présent, la classe politique américaine ne semble pas intéressée à garantir l’intégrité des élections à l’avenir.

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