États-Unis : la nageuse transgenre Lia Thomas pulvérise les records et crée la polémique

Par Epoch Times avec AFP
27 janvier 2022 05:16 Mis à jour: 27 janvier 2022 13:15

Lia Thomas enchaîne depuis des mois les performances dans les bassins universitaires américains. Mais cette nageuse transgenre se retrouve au centre d’une vive controverse, accusée d’être injustement avantagée parce que née homme.

La polémique, qui pose à nouveau la délicate question de la place des sportifs transgenres, a déjà poussé la NCAA, l’organisation régissant le sport universitaire, puis USA Swimmings, la fédération américaine de natation, à promettre un nouveau règlement.

Le tout sur fond d’offensive d’hommes politiques conservateurs. « Nous interdirons aux hommes de participer à des compétitions féminines », a ainsi lancé Donald Trump, le 15 janvier, lors d’un meeting dans l’Arizona.

Sans la nommer, mais en la qualifiant au masculin, l’ancien Président a ensuite pointé Lia Thomas, étudiante âgée de 22 ans à l’université de Pennsylvanie et membre de l’équipe féminine de natation depuis septembre 2021, après avoir concouru chez les garçons.

Première saison chez les femmes… elle cartonne

Dans l’une de ses rares interviews, sur le podcast « TheSwimSwam », elle explique avoir réalisé qu’elle était « trans » à l’été 2018 mais avoir d’abord voulu continuer à nager chez les hommes. « Cela m’a causé beaucoup de détresse (…). Je n’étais plus capable de me concentrer sur la nage, sur les études, sur mes amis », a-t-elle raconté. Elle entame sa transition en mai 2019, avec un traitement hormonal.

Pour sa première saison chez les femmes, Lia cartonne. Début décembre, à Akron dans l’Ohio), elle réalise les meilleures performances de l’année sur 200 yards (183 mètres) libre (1 min 41 sec 93″) et sur 500 yards (457 mètres) libre (4 min 34 sec 06″).

Un casse-tête pour les institutions sportives

L’étudiante respecte les règles de la NCAA, qui autorisent les femmes transgenres à concourir après un traitement de suppression de la testostérone pendant au moins un an. Pas suffisant pour certains, surtout dans un sport de puissance comme la natation, parce que sa transition a été entamée après la puberté.

Cinq mois après la première participation aux JO d’été d’une sportive transgenre, en haltérophilie, la question reste un casse-tête pour les institutions sportives. En novembre, le Comité International Olympique (CIO) a renvoyé la balle à chaque sport, en soulignant l’absence de « consensus scientifique sur le rôle de la testostérone dans la performance dans l’ensemble des sports ».

La NCAA a repris jeudi cette approche différenciée, tout en évoquant l’application de seuils de testostérone. De son côté l’université de Pennsylvanie a renouvelé son soutien à Lia Thomas, en vue notamment des prochains championnats NCAA en mars, événement phare de la saison universitaire.

Si elle s’y qualifie, elle pourrait de nouveau se mesurer à Izzi Henig, étudiant transgenre de Yale qui a décidé de ne pas prendre de traitements hormonaux et continue de concourir chez les femmes. Le 8 janvier, une première confrontation sur 100 yards libre avait tourné à l’avantage d’Izzi Henig.

 


Rejoignez Epoch Times sur Telegram
? t.me/Epochtimesfrance

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques déloyales pour faire taire nos informations portant notamment sur les questions de droits de l'homme en Chine. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.