L’OMS ne devrait pas empiéter sur la souveraineté du Canada en matière de santé affirme Leslyn Lewis

Par Andrew Chen
27 avril 2022 17:35 Mis à jour: 27 avril 2022 17:35

La candidate à la direction du Parti conservateur, Leslyn Lewis, affirme que l’Organisation mondiale de la santé ne devrait pas empiéter sur la souveraineté du Canada en matière de santé avec un traité mondial d’intervention en cas de pandémie, et que le Canada a besoin de sa propre stratégie dans ce type de situations.

L’organe décisionnel suprême de l’OMS, l’Assemblée mondiale de la santé (AMS), a annoncé en décembre 2021 que les chefs d’État s’étaient accordés par consensus pour rédiger un « traité mondial sur la prévention des pandémies et la préparation à celles‑ci ».

Mme Lewis a déclaré : « Nous devons être vigilants quant à ce que nous signons et ce à quoi nous consentons. » Elle a ajouté : « Nous n’avons pas besoin que l’OMS limite notre souveraineté en matière de soins de santé. » L’OMS semble vouloir s’octroyer le droit de décider quand et quelles frontières du Canada seront fermées, ou du type d’équipement de protection individuelle que le pays devra utiliser en cas de pandémie.

« J’ai tiré et je continuerai à tirer la sonnette d’alarme lorsqu’un organisme international tente d’empiéter sur la souveraineté de notre pays. Nous n’avons pas besoin que l’OMS dise au Canada comment nous devons réagir à une pandémie. Nous avons besoin de notre propre plan d’intervention en cas de pandémie », a écrit Mme Lewis dans un message sur Twitter le 22 avril, répétant les points soulevés par elle lors d’une interview sur CBC News plus tôt dans la semaine.

Durant l’interview, Vassy Kapelos, de CBC, l’a questionnée en ces termes : « [Pourquoi] tirer la sonnette d’alarme, insinuer ou impliquer que le Canada abandonnerait sa souveraineté à une organisation mondiale, ceci rejoint complètement les théories très étoffées qui sont généralement relayées au rang de théories du complot ? » M. Kapelos a ensuite qualifié les propos de la députée de tentative pour « saper la foi dans les institutions mondiales » et de « théorie sans preuve ».

Mme Lewis, qui est titulaire d’un doctorat en droit international, a expliqué qu’un traité international fonctionne comme un contrat, les parties doivent se réunir pour en fixer les termes.

« J’alerte les Canadiens sur le fait que c’est en cours, et que nous n’avons même pas notre propre réponse à la pandémie, alors comment pouvons‑nous être puissants lors des négociations si nous ne savons même pas ce que nous voulons en tant que nation ? » a répondu Mme Lewis.

Selon elle, le Canada doit créer sa propre stratégie en cas de pandémie avec un gouvernement responsable devant les Canadiens.

« Le Canada est une nation souveraine. Il doit garder le contrôle de son système de soins de santé, y compris de sa réponse et de sa planification en cas de pandémie. »

« Nous devons augmenter la capacité des hôpitaux à faire face à la pandémie. Nous devons nous assurer que nous disposons d’un financement pour la pandémie qui soulagera une partie du fardeau qui pèse sur le système de soins de santé. … Nous devons nous assurer que nous créons des lits qui nous permettront de mieux répondre aux pandémies, et nous n’avons pas besoin d’une organisation internationale comme l’OMS pour nous dire comment faire. »

En vertu d’une décision prise en décembre 2021, l’Assemblée mondiale de la santé a résolu de mettre en place un organe intergouvernemental de négociation, dont la première réunion a eu lieu en mars 2022 et la deuxième doit se tenir au plus tard le 1er août 2022, pour « discuter de l’état d’avancement d’un document de travail », selon les termes du site Web du conseil de l’UE. Un rapport sur « l’état d’avancement de ces travaux » sera ensuite présenté lors de la 76e Assemblée mondiale de la santé en 2023, en vue de l’adoption d’un « instrument international » d’ici 2024.

Dans un article publié sur son site de campagne, Mme Lewis a déclaré que ses prédictions antérieures selon lesquelles le premier ministre Justin Trudeau « mène le Canada vers un coup d’État socialiste » étaient en train de se réaliser. Elle faisait référence à son éditorial du National Post d’octobre 2020.

Dans l’éditorial en 2020, elle s’indignait :« Il n’y aura pas besoin de jeter les contestataires en prison parce que de nouveaux protocoles sociaux auront été mis en place et ceux qui ne respecteront pas les ‘normes’ sociales qui changent constamment, il suffira de les condamner à régler une amende ou les incarcérer pour avoir commis une infraction mineure. »

Selon Mme Lewis, est également problématique l’ostracisme dont sont frappés les citoyens en désaccord avec Justin Trudeau sur certaines questions. À l’heure actuelle, six millions de Canadiens ne peuvent toujours pas voyager librement dans leur propre pays du fait des restrictions fédérales interdisant aux non‑vaccinés de monter à bord des avions, des bateaux et des trains.

Certes, l’éditorial a eu un impact négatif sur sa carrière, mais la députée de la circonscription ontarienne de Haldimand‑Norfolk ne regrette en aucun cas de l’avoir rédigé.

« Dire la vérité est une récompense en soi », a déclaré Mme Lewis. « Je vais continuer à le faire. »

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