Comment la médecine chinoise utilise les plantes pour soigner (I)

1 mai 2017 05:27 Mis à jour: 6 mai 2017 22:07

La phytothérapie chinoise était une branche médicale très utilisée dans le système médical de la Chine antique. Elle n’est pas aussi connue que l’acupuncture, probablement à cause de sa complexité et du manque d’effets immédiats. Alors que l’acupuncture, est connue par sa rapidité d’action.

Phytothérapie n’est pas un terme tout à fait exact, dans ce contexte. En effet, cette spécialité de la médecine chinoise, utilise des herbes, des plantes, mais aussi des minéraux, des insectes (le ver à soie, par exemple), des organismes vivants provenant de la mer comme les huîtres et des extraits d’animaux tels que des os de tigre.

Les personnes qui consultent un médecin spécialisé en phytothérapie chinoise, sont bien souvent inquiètes. Elles s’interrogent sur les effets qu’auront ces préparations. Comment cela fonctionne ?  Comment sont préparés les ingrédients utilisés ?

Souvent, les utilisateurs ne savent pas que ces préparations sont en réalité des agents chimiques, comme d’autres médicaments ou vitamines. En effet, il y a beaucoup d’éléments chimiques dans chacune de ces compositions. Parfois, elles contiennent des extraits, qui sont des composants chimiques particuliers, transformés en médicaments.

Par exemple, la malaria peut être traitée avec des extraits de Qinggao (Artemisia apiacea, Armoise en français). Cependant, dans la pratique pure de la phytothérapie chinoise, les ingrédients ne sont pas choisis sur la base de leurs principes chimiques, mais sur le rendement énergétique de l’ingrédient entier.

Par exemple, une herbe chinoise couramment utilisée, le Huang qi ((Astragalus en français Astragale) est un peu sucrée, modérément réchauffant. Elle a une affinité avec le poumon, la rate et les méridiens du rein. Puisque le qi de la rate est l’énergie principale pour l’absorption, le métabolisme de digestion et l’immunité, le Huang qi est efficace pour la malabsorption, le métabolisme lent, et les prolapsus. Elle renforce l’immunité et empêche des infections dues aux bactéries et aux virus.

Le qi des reins règle le système diurétique; le Huang qi est également utilisé pour les dysfonctionnements urinaires provoqués par la prostate. Pour traiter différentes maladies : diabète, les maladies cardio-vasculaires, les accidents vasculaires cérébraux et les effets secondaires de la radiothérapie et de la chimiothérapie. Il est souvent employé en association avec d’autres ingrédients.

Souvent, les utilisateurs pensent qu’ils peuvent toujours prendre le même remède chinois, comme ils prennent d’autres aliments et suppléments alimentaires. L’état de l’énergie du corps change avec un traitement par la phytothérapie. Alors les ingrédients et leurs dosages doivent être modifiés périodiquement, en fonction de l’état de l’individu.

Les plantes sont des substances naturelles, mais elles sont aussi des médicaments. Elles ont peu d’effets secondaires quand elles sont prises au bon moment et dans un contexte physiologique adapté. Autrement, elles peuvent être nocives. Par exemple, le Huangqi pris seul, doit être utilisé avec prudence chez ceux qui ont de l’hypertension ou une fièvre élevée provoquée par des infections aiguës.

Lien vers la deuxième partie

Le Dr Jingduan Yang. (Epoch Times)

Le Dr Yang est un psychiatre qualifié. Il est issu d’une famille de médecins chinois de plus de quatre générations. Son site internet est TaoInstitute.com. 

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