Deux éminents avocats exhortent les députés australiens à condamner les prélèvements d’organes en Chine

23 novembre 2016 23:45 Mis à jour: 23 novembre 2016 23:45

The Associated Press rapportait le 21 novembre l’exhortation de deux éminents avocats des droits de l’homme envers les députés australiens à adopter une motion pour mettre fin au trafic d’organes prélevés sur des prisonniers d’opinion, à savoir les pratiquants de Falun Gong.

Pour David Matas et David Kilgour, les hôpitaux chinois effectuent chaque année entre 60 000 et 100 000 transplantations d’organes.

D’après eux, la pratique consistant à tuer des pratiquants de Falun Gong, des ouïgours musulmans, des bouddhistes tibétains et des chrétiens est la seule « explication plausible » de la provenance des organes. Le Falun Gong, également appelé Falun Dafa, est une pratique de méditation traditionnelle chinoise, devenue populaire en Chine dans les années 1990 avant que le Parti communiste chinois ne lance sa campagne pour l’éradiquer en Juillet 1999.

Au mois de juin, Kilgour, Matas et une petite équipe de chercheurs ont publié une mise à jour de leur rapport intitulé « Prélèvements meurtriers / Le Massacre », selon lequel entre 1,5 et 2,5 millions de transplantations pourraient avoir été effectué dans les installations médicales chinoises au cours des 16 dernières années.
Matas déclarait lors de la sortie du rapport « la conclusion ultime de cette mise à jour et aussi de nos précédentes recherches, est que la Chine s’est engagée dans une tuerie massive d’innocents ».

En juillet, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté à l’unanimité la résolution H.Res.343 qui fait état « de rapports persistants et crédibles de prélèvements systématiques d’organes sur des prisonniers d’opinion non-consentants, avec le soutien de l’État en République populaire de Chine ».

Reconstitution d’une scène où les organes des pratiquants de Falun Gong sont prélevés en Chine, lors d’un rassemblement à Ottawa, au Canada, en 2008. (Epoch Times)
Reconstitution d’une scène où les organes des pratiquants de Falun Gong sont prélevés en Chine, lors d’un rassemblement à Ottawa, au Canada, en 2008. (Epoch Times)

« Cette mesure législative est une étape importante vers la responsabilisation et la transparence de ce qui pourrait-être l’un des grands crimes du 21e siècle : une campagne de 17 ans visant à éliminer le Falun Gong en Chine », a déclaré le représentant Chris Smith (R- NJ), co-auteur de la résolution, ajoutant : « Je crois fermement que la campagne pour éradiquer le Falun Gong sera un jour considérée comme l’une des horreurs sans précédents ».
Les dirigeants du régime chinois ont nié les accusations.

Selon le rapport de l’AP, quelque 200 pratiquants de Falun Gong ont manifesté devant la Chambre du Parlement à Canberra le 21 novembre.

Ce jour-là Matas et Kilgour, ont également tenu une réunion avec les élus de plusieurs partis politiques australiens. Craig Kelly, député du gouvernement, a déclaré à AP qu’il allait présenter une motion au Parlement pour adoption, afin de condamner les prélèvements forcés d’organes. Il veut également lancer un appel au régime chinois pour mettre fin immédiatement à cette pratique.

 

Version anglaise : Human Rights Lawyers Urge Australian Parliament to Condemn Chinese Organ Harvesting

 

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