Le Conseil mondial des imams interdit aux musulmans d’assister aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin

Par Isabel van Brugen
5 janvier 2022 00:24 Mis à jour: 5 janvier 2022 00:46

Le 30 décembre, le Conseil mondial des imams (GIC), composé de chefs religieux musulmans, a interdit aux fidèles de participer et d’assister aux Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin, en invoquant l’oppression des Ouïghours dans la région du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine.

Le GIC est le premier et le plus grand organisme non gouvernemental transnational de chefs religieux musulmans de toutes les confessions et écoles de pensée islamiques, avec plus de 1 300 membres dans le monde, selon son site Web.

Dans une déclaration jeudi intitulée « Déclaration du GIC sur les Jeux olympiques d’hiver de 2022 », le président du GIC, l’imam Mohammad Baqir al-Budairi, a déclaré que les Jeux de Pékin « servent directement les intérêts d’un régime tyrannique et oppressif qui est responsable du génocide et du nettoyage ethnique des Ouïghours. »

« Le Conseil mondial des imams décide que la participation et l’assistance aux Jeux de Pékin 2022 sont interdites », a-t-il écrit.

« Nous soutenons les musulmans ouïghours opprimés et et nous nous unissons à eux. Le gouvernement chinois continue de violer les droits humains et fondamentaux des musulmans chinois par l’oppression, la torture et la dictature », a ajouté le président du GIC dans sa lettre.

Cette décision intervient après l’annonce par l’administration Biden le mois dernier du boycott diplomatique américain des Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin, invoquant la crise des droits de l’homme que traverse le régime chinois au Xinjiang. Les États-Unis n’enverront pas de délégation officielle à l’événement, même si les athlètes américains seront toujours autorisés à concourir.

Le régime chinois a été accusé de commettre un génocide et des violations des droits de l’homme à l’encontre des Ouïghours et d’autres minorités ethniques dans la région du Xinjiang. Il a nié ces accusations, y compris les allégations de travail forcé dans la région.

D’anciens détenus ouïghours ont précédemment déclaré à Epoch Times qu’ils avaient été soumis à la torture, contraints de dénoncer leur foi et forcés de prêter serment de loyauté au Parti communiste chinois (PCC) alors qu’ils étaient détenus pour des raisons inconnues dans des installations souvent surpeuplées.

Les Ouïghours – dont la majorité est musulmane sunnite – ainsi que d’autres minorités ethniques comme les Tibétains – dont la majorité est bouddhiste – et les croyants d’autres confessions, comme les chrétiens « de maison » (églises souterraines) et les pratiquants de Falun Gong, sont depuis longtemps la cible du PCC et de ses politiques sociales athées, qui les transforme par la « rééducation de la pensée », autrement dit le lavage de cerveau.


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