Le Venezuela vide ses prisons et envoie des criminels à la frontière américaine, selon les républicains de la Chambre

Par Frank Fang
24 septembre 2022 10:21 Mis à jour: 24 septembre 2022 11:34

Le Venezuela libère délibérément des prisonniers, dont certains sont des criminels dangereux, et les envoie à la frontière sud des États‑Unis. Cette situation a incité 14 républicains de la Chambre des représentants à écrire au secrétaire à la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas.

Le représentant Troy Nehls (Parti républicain‑Texas), en tête des efforts républicains pour que Mayorkas réponde aux questions, a déclaré dans sa lettre du 22 septembre que la décision prise par le régime de Nicolas Maduro mettait les États‑Unis « en grave danger ».

« Nous vous écrivons avec de sérieuses inquiétudes au sujet d’un récent rapport du service de renseignement du département de la Sécurité intérieure [DHS : Department of Homeland Security] reçu par la Border Patrol et donnant donne pour instruction aux agents de rechercher des criminels dangereux originaires du Venezuela au milieu des caravanes d’immigrés qui se dirigent vers la frontière américano‑mexicaine », indique la lettre, citant un récent article de Breitbart.

Le 18 septembre, Breitbart a déclaré avoir consulté le rapport de renseignement émis par le DHS à partir d’une source anonyme du service des douanes, le Customs and Border Protection (CBP). Selon ce rapport, des prisonniers libérés – y compris des personnes condamnées pour meurtre, viol et extorsion – ont été signalés dès le mois de juillet au milieu des caravanes d’immigrés qui se déplaçaient de Tapachula, au Mexique, jusqu’à la frontière sud des États‑Unis.

Le rapport indique également que le Service national du renseignement bolivarien, le service de renseignement du Venezuela, a peut‑être joué un rôle en relâchant délibérément ces prisonniers.

Quelques heures après la publication de l’article sur le site Breitbart, le représentant Troy Nehls a annoncé sur Twitter qu’il en avait obtenu la confirmation auprès du DHS.

« Le DHS confirme que le Venezuela a vidé ses prisons et envoyé des criminels dangereux à notre frontière sud », a écrit Nehls. « Le président Donald Trump nous avait prévenus à ce sujet il y a des années. »

L’ancien président Donald Trump a lancé cet avertissement à plusieurs reprises en 2021. Il l’a fait à nouveau la semaine dernière lors d’un entretien avec l’animateur radio Hugh Hewitt, lorsqu’il a déclaré que les États‑Unis étaient devenus un « dépotoir ». Les autres nations « vident leurs prisons aux États‑Unis ».

Des étrangers en situation irrégulière originaires du Venezuela montés dans un bus au Texas attendent d’être transportés par des bénévoles vers une église locale après avoir été déposés devant la résidence de la vice‑présidente Kamala Harris, au National Observatory à Washington, le 15 septembre 2022. (Stefani Reynolds/AFP via Getty Images)

Par la suite, Troy Nehls a commenté l’article de Breitbart lors d’une interview avec Sara Carter, contributeur de Fox News, ce dimanche.

« Cet article, qui fait l’effet d’une bombe, confirme ce que nous savons depuis des années », a déclaré Nehls. « Nos adversaires méprisent ce que représentent les États‑Unis et sont fiers de vider leurs prisons remplies des individus les plus dangereux et les plus malades de la planète pour les envoyer à notre frontière sud, où ils savent qu’ils n’auront aucun mal à entrer. »

Il a ajouté : « Nos agents de patrouille frontalière, surchargés de travail, ne peuvent pas faire grand‑chose si le président Biden invite tout le monde à entrer dans le pays sans conditions. »

Les immigrés

Cette lettre survient alors que les États‑Unis connaissent un afflux d’immigrés le long de la frontière américano‑mexicaine. Selon les données du CBP, le nombre d’immigrés arrivés à la frontière sud au cours de l’exercice 2022 a dépassé les 2 millions au mois d’août, avec un nombre sans précédent en provenance de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela.

La lettre souligne que plus de 130.000 ressortissants vénézuéliens sont entrés sur le territoire américain entre octobre 2021 et juillet 2022.

« En raison de la politique frontalière désastreuse adoptée par l’administration Biden, on ne sait pas combien de prisonniers vénézuéliens dangereux ont été relâchés à l’intérieur des États‑Unis, car l’identification des Vénézuéliens disposant d’un casier judiciaire est quasiment impossible à moins que l’individu reconnaisse son passé auprès des autorités américaines », indique la lettre. « Il ne fait aucun doute que notre pays court un grave danger. »

Les 14 républicains souhaitent que Mayorkas réponde à plus de 10 questions, notamment sur les précautions prises par le DHS pour empêcher l’entrée de ces criminels vénézuéliens aux États‑Unis.

« Y a‑t‑il eu des ressortissants vénézuéliens à la frontière sud cette année suspectés d’être un prisonnier libéré ? » stipule une des questions. « Le DHS dispose‑t‑il d’une estimation du nombre de prisonniers vénézuéliens libérés qui devraient entrer aux États‑Unis ? »

Autre question : « Avez‑vous des raisons de croire que la libération de ces condamnés puisse être une manœuvre géopolitique délibérée destinée à avoir un impact sur la sécurité nationale des États‑Unis ? »

« Cette administration doit faire preuve de transparence et de responsabilité », a écrit Nehls sur Twitter.

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