Les mesures de confinement prises par le PCC pendant le festival de la mi-automne ont laissé de nombreuses personnes sans nourriture

Un zoo du sud-ouest de la Chine lance un appel à l'aide pour nourrir des tigres menacés d'extinction
Par Alex Wu
15 septembre 2022 20:57 Mis à jour: 15 septembre 2022 22:41

Le 10 septembre, jour de la traditionnelle fête de la mi-automne en Chine, le régime communiste chinois a signalé de nouveaux cas de Covid-19 et a imposé des mesures de confinement dans de nouvelles villes et de nouveaux districts. De nombreux citoyens chinois sont maintenant affamés en raison des perturbations provoquées dans la chaîne alimentaire qui résultent du blocage permanent des villes et des transports imposé par le régime.

Les autorités de Pékin ont annoncé neuf nouveaux cas d’infection au Covid-19 dans le district de Chaoyang. Tous sont des étudiants de l’Université de la Communication. 584 autres personnes de cette université ont été identifiées comme des contacts proches. Depuis, l’université, l’Université d’études internationales de Pékin, toute proche, et les quartiers environnants ont été confinés, obligeant tous les résidents concernés à passer des tests PCR.

Le même jour, dans la province du Gansu (nord-ouest), les autorités locales ont placé un district entier de la ville de Qingyang en isolement pendant trois jours à cause des nouveaux cas de Covid-19 détectés. Dans la province du Shandong, à l’est de la Chine, les autorités ont restreint les entrées et les sorties de cinq quartiers de la ville de Qingdao, après les avoir déclarés zones à haut risque.

Pendant ce temps, près de 300 millions de Chinois continuent de vivre sous le joug de diverses mesures de confinement rigoureuses à travers la Chine en vertu de la politique du régime « zéro Covid ».

Dons de nourriture vendus

Dans le Xinjiang chinois, région à majorité musulmane ouïghoure, la préfecture d’Ili est soumise à un confinement depuis la fin du mois de juillet, lorsque des cas de Covid-19 ont été signalés. Certains résidents locaux n’ont plus de nourriture depuis de nombreux jours. À l’occasion du festival de la mi-automne, ils ont lancé des appels à l’aide sur les médias sociaux.

Mme Lin, une habitante de la ville de Yining, dans la préfecture d’Ili, a déclaré à Epoch Times le 9 septembre que de nombreuses personnes sont à court de nourriture et autres produits car elles n’ont pas été approvisionnées par les autorités malgré de multiples donations. La plupart des gens n’ont pas les moyens de payer les prix affichés en ligne, a-t-elle ajouté.

« Aucun membre de notre communauté n’a reçu les vivres et les produits offerts par les habitants des autres provinces », a-t-elle déclaré. « Ils ont tous été récupérés par le bureau communautaire [du PCC] et vendus aux habitants à des prix très élevés. Combien de familles peuvent se permettre de payer des légumes hors de prix ? Beaucoup d’entre elles n’ont pas touché de salaire depuis plus d’un mois. Beaucoup de gens sont à court de nourriture et de fournitures. »

« Nous n’osons pas poster d’autres informations de ce type sur TikTok. Vous ne pouvez pas franchir les barrières imposées par la censure en ligne [du PCC]. Votre compte peut être suspendu. »

Mme Wang, du comté de Yining, dans la préfecture d’Ili, qui est placée depuis 22 jours sous quarantaine obligatoire, a confié à Epoch Times, le 9 septembre, qu’elle n’était pas autorisée à rentrer chez elle et qu’elle était au bord de la dépression nerveuse.

« J’étais en bonne santé à l’origine. Je n’étais même pas considérée comme un contact proche, mais j’ai quand même été retenue ici (par les autorités) au centre de quarantaine de Nangyuan. Les personnes qui sont venues ici ensemble à peu près en même temps ont toutes été infectées ici… Je fais une dépression. J’ai l’impression de ne plus pouvoir continuer », a-t-elle ajouté. « Je n’ai pas mangé depuis trois jours. J’ai tellement peur que je ne peux plus manger ».

Des animaux en voie de disparition confrontés à une pénurie alimentaire

Un tigre du Bengale indien à l’état sauvage (Derrick Brutel/Wikimedia Commons)

Le parc animalier de Guizhou, dans le sud-ouest de la Chine, a été fermé en raison des mesures de contrôle « zéro Covid ».

Quelques jours avant le festival de la mi-automne, le parc a lancé un appel urgent à la population du pays pour l’aider à acheter de la nourriture, notamment des poulets et des poissons vivants, ainsi que divers fruits et légumes, pour éviter que ses animaux en voie de disparition, tels que les tigres de Sibérie, du Bengale blanc, de Chine méridionale, les pandas, les crocodiles et les zèbres, ne meurent de faim.

Selon les termes employés dans cet appel, le parc abrite un grand nombre d’animaux sauvages, dont 70% sont protégés à l’échelle internationale. Même si le parc est censé disposer de suffisamment de nourriture pour tenir au moins 10 jours, les réserves alimentaires s’épuisent déjà et personne ne sait combien de temps dureront les mesures de confinement. Le parc est fermé depuis le 5 septembre.

Précédemment, les mesures de confinement adoptées par le régime ont provoqué des pénuries d’aliments pour les animaux au cours du mois de juillet, ce qui a conduit à des actes de cannibalisme sur les porcs dans certaines régions du pays.

Des experts ont fait remarquer que la pénurie d’aliments pour les animaux reflète les perturbations qui affectent la sécurité alimentaire et les chaînes d’approvisionnement à travers toute la Chine au fur et à mesure que le contrôle exercé au titre de la directive « Zéro-Covid-19 » prend de l’ampleur, ce qui nuit également davantage à l’économie chinoise.

À l’approche de la session plénière du Parti communiste chinois (PCC), qui se tiendra en octobre, les autorités locales du pays ont renforcé l’application de la politique du « zéro Covid », perturbant ainsi le commerce, les transports et la vie quotidienne.

Zhao Fenghua, Hong Ning, Zhang Ting ont contribué à la réalisation de cet article.

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques répétées pour faire taire nos informations. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.