« L’Ukraine a bon dos! » : Michel-Édouard Leclerc demande une commission d’enquête sur la hausse « suspecte » des prix

Par Suzanne Durand
1 juillet 2022 07:16 Mis à jour: 1 juillet 2022 14:45

Invité le jeudi 30 juin sur BFMTV/RMC, le patron des centres E. Leclerc dénonce que « la hausses des prix demandées » par les industriels de l’agro-alimentaire « ne sont pas transparentes et sont suspectes ». Michel-Édouard Leclerc demande une commission d’enquête sur les origines de l’inflation.

« J’aimerais bien que les députés une fois qu’ils aient fini leurs négociations pour les représentations à l’Assemblée nationale ou au Sénat (…) ouvrent une commission d’enquête sur les origines de l’inflation, sur ce qui se passe sur le front des prix depuis les transports et le marché des matières premières jusqu’aux consommateurs, parce que ça nous aiderait beaucoup d’avoir cette obligation de transparence, y compris devant la puissance publique », déclare-t-il.

Il explique que cela « concerne surtout les grandes entreprises internationales, des marchés internationaux, quand vous voyez que tous les fournisseurs arrivent avec des factures de transportations en augmentation de 15, 20, 30% », et notamment « les prix des contenairs qui ont augmenté de 30% » et en « même temps », poursuit M. Leclerc, « vous voyez que les sociétés de transports sortent des bénéfices par milliards l’année dernière, on voit bien que c’est pas l’indisponibilité des contenairs qui a fait que ce qui est rare et cher ».

« L’Ukraine a bon dos »

Pour Michel-Édouard Leclerc, ces nombreuses hausses ne sont pas toutes inhérentes à la guerre en Ukraine.

« Quand vous avez des fabricants de produits à base de chocolat cacao qui vous invoquent l’Ukraine pour une augmentation de 15 % de tarifs sur de la confiserie, sur des barres chocolatées. (…) Je parle de Nestlé, je parle de Mars. Faut quand même pas déconner ! On est sur l’autre continent pour le chocolat et le cacao ! », ironise Michel-Édouard Leclerc. « Donc on peut comprendre qu’il y ait des hausses d’énergies ou des hausses de coûts de transports, mais çà n’a rien à voir avec ce qui se passe en Ukraine (…). L’Ukraine à bon dos! « , insiste-t-il.

Pression des industriels

Sur la hausse et la pénurie des huiles de tournesol, il dénonce la pression des industriels. « À la télévision française vous avez pu voir des publicités l’année dernière des grandes marques d’huile de tournesol qui se vantaient que leur huile étaient franco-française, que c’était une huile nationale avec le petit drapeau etc.. », rappelle le PDG, et rajoute : « maintenant on nous dit même ‘Leclerc, toi qui est notre premier marché, on va te livrer mais il faut augmenter de 34 %, je ne dis pas le chiffre au hasard, le prix d’acquisition »,  souligne le PDG. (…) Et dans ces conditions, on asséchera tes concurrents et on te donnera 130 % de ta demande ».

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