Pourquoi les taux de myocardite augmentent-ils en Europe ?

La myocardite a augmenté de 30 à 75 % selon les statistiques nationales de certains pays européens
Par Rav Arora
10 février 2022 11:53 Mis à jour: 10 février 2022 11:53

Ceci est le second volet publié sur Epoch Times d’une série articles sur la myocardite qui met en lumière certaines vérités cachées du Covid‑19. (Lire partie 1)

Depuis le début de ma carrière, en 2019, de journaliste en quête de vérité, j’ai fait des reportages sur des sujets peu couverts – qu’il s’agisse de la réussite croissante des minorités, des conséquences désastreuses du manque de financement des services policiers et de thérapies psychédéliques révolutionnaires.

Consciemment ou non, j’en suis venu à me donner pour mission de mettre en lumière les injustices, le contrôle autoritaire des États, la négligence et les abus, et la corruption institutionnelle. Des sujets peu médiatisés.

Depuis le début de la pandémie, je ne me suis pratiquement pas intéressé, d’un point de vue journalistique, aux vagues successives du Covid‑19, aux changements de politique et aux mesures gouvernementales visant à prévenir la propagation du Covid‑19. Il semble que suffisamment de journalistes, de différents horizons, couvrent cette question.

Cependant, au sujet de la myocardite induite par le vaccin, j’ai constaté la totale désinformation des médias. En tant que jeune homme de 20 ans, cette question me touche personnellement, car les jeunes hommes de moins de 25 ans constituent le groupe d’âge le plus touché par les effets adverses de la vaccination contre le Covid‑19.

Pour tout savoir sur la question (fréquence, gravité et biologie), je vous invite à lire la première partie, « La vérité sur la myocardite induite par les vaccins ».

Cela fait plusieurs semaines que j’essaie de trouver des données fiables sur la prévalence de la myocardite au Canada ou aux États‑Unis, mais je n’ai pas réussi. Cependant, je suis tombé sur les données de deux pays qui semblent suivre de près cette question : l’Allemagne et la France.

Les résultats sont accablants.

Tout d’abord, jetons un coup d’œil du côté de l’Allemagne. Le graphique suivant présente les nombres de cas de myocardite par mois chez les 16 à 39 ans rapportés dans les hôpitaux allemands, de janvier 2019 à septembre 2021.

Depuis que les vaccins ont été administrés à grande échelle l’année dernière, les taux de myocardite ont bondi de plus de 75 %.

Certains pourraient affirmer : « Le Covid induit des myocardites, expliquant cette hausse. »

Or, au début de la pandémie de Covid (en janvier 2020), le nombre de cas rapportés de myocardite a diminué. Il a continué de baisser au cours des quelques mois suivants (mai‑septembre 2020).

Au milieu de l’année dernière, quel événement aurait pu entraîner une forte augmentation des cas de myocardite (pour certaines catégories d’âge) ?

Cela pourrait‑il être dû à une intervention médicale généralisée ?

Peut‑être certains diront que l’Allemagne est un cas à part et que ce ne sont là que des spéculations irréfléchies. Regardons la France. Le graphique suivant présente les nombres de myocardites, par année, de 2017 à 2021, en France.

En 2021, le nombre de myocardite a augmenté de 31 %, soit le nombre le plus élevé des années représentées.

Les codes orange et rouge correspondent tous deux à des myocardites (le rouge correspond aux cas de myocardite non précisés).

Immanquablement, lorsque l’on suggère que la myocardite est induite par le vaccin, des opposants répliquent par réflexe que le Covid provoque également des myocardites.

Or, tel que le montre ce graphique, au cours de la première année de pandémie, en 2020, les cas de myocardite ont diminué.

Ils n’ont augmenté qu’en 2021, l’année où les vaccins ont commencé à être administrés.

Cela est impossible à prouver avec une certitude absolue, mais ces données indiquent clairement que la vaccination de masse dans ces pays européens a entraîné une augmentation des taux de myocardite (les cas sont plus fréquents chez les jeunes hommes de moins de 40 ans).

Pour être clair, il ne s’agit pas ici d’un argument contre la vaccination. Les vaccins continuent de prévenir le développement de formes graves du Covid‑19 et la mort. Pour les personnes âgées et les personnes immunodéprimées, la vaccination est recommandée à juste titre.

Il n’y a guère de débat à ce sujet.

Cependant, chez les jeunes hommes, la corrélation entre la myocardite et le vaccin est incontestable. Et les données disponibles suggèrent que la myocardite induite par le vaccin survient plus fréquemment que celle induite par l’infection au Covid‑19, pour cette tranche d’âge et sexe.

Comme l’a révélé le mois dernier une analyse rigoureuse réalisée par des chercheurs d’Oxford, les deuxième et troisième doses de vaccin Pfizer ainsi que les première et deuxième doses du vaccin Moderna sont associées à des taux de myocardite post‑vaccinale supérieurs aux taux de myocardite infectieuse chez les hommes de moins de 40 ans.

Comme le soutien le Dr Vinay Prasad, le risque de myocardite peut être diminué en n’administrant qu’une seule dose de vaccin contre le Covid-19 pour cette tranche d’âge et en limitant l’utilisation du vaccin Moderna, comme l’ont fait de nombreux pays. Certaines données indiquent également qu’espacer adéquatement les deux doses peut également réduire le risque de myocardite.

Ne pas prendre ces mesures et promouvoir aveuglément la vaccination universelle conduira beaucoup plus de jeunes hommes en bonne santé à souffrir d’une maladie cardiaque totalement évitable.

La myocardite, une affection mineure ?

Pour ceux qui estiment que la myocardite est une affection mineure et la plupart du temps « bénigne », voici une situation de cas TYPIQUE de myocardite (quelle qu’en soit la cause) :

1) 3 à 6 mois d’activité physique limitée. Pas de sport athlétique ni de compétition. Porter des manuels scolaires lourds et monter des escaliers peut être contre‑indiqué.

2) Prise de médicaments tels que des bêta‑bloquants ou des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA), qui peuvent avoir des effets secondaires indésirables.

3) Cicatrices dans la région du cœur visibles sur un scanner IRM.

4) Risque de complications cardiaques tout au long de la vie.

Donc, oui, la plupart des cas de myocardite dus au vaccin seront relativement « bénins » par rapport à un cas « grave » (insuffisance cardiaque ou décès) – tout comme la dépression chronique est relativement « bénigne » par rapport à la schizophrénie.

Cela ne veut pas dire que la première est insignifiante ou qu’elle doit être minimisée comme le font les autorités de santé publique et l’ensemble des médias grand public.

De plus en plus de footballeurs professionnels souffrent de problèmes cardiaques

L’une des tendances les plus alarmantes de ces derniers mois est l’augmentation du nombre de joueurs de football professionnels européens chez qui on a diagnostiqué une myocardite ou d’autres maladies cardiaques.

Trois exemples récents, pour le mois de janvier seulement :

1) Alphonso Davies, star du football canadien de 21 ans, jouant en Allemagne. (Fait amusant : j’ai été à l’école avec sa petite amie Jordyn Huitema, également footballeuse professionnelle jouant à Paris) ;

Alphonso Davies a été écarté « pour un certain temps » par l’entraîneur du Bayern Munich, Julian Nagelsmann, après qu’une myocardite a été détectée lors des tests médicaux subis après sa récente infection au Covid‑19.

2) L’attaquant d’Arsenal Football Club Pierre‑Emerick Aubameyang ;

Il y a deux semaines, Aubameyang a étrangement été diagnostiqué avec des « lésions cardiaques » après s’être remis du Covid‑19.

3) Le gardien de but du Sunderland, Lee Burge ;

Lee Burge est hors‑jeu pour au moins quatre à cinq semaines après avoir été diagnostiqué avec une myocardite suite à une infection au Covid‑19.

« Il semble que cela se produise souvent après ces injections ou une potentiellement [à la suite d’une infection au] Covid, je ne suis pas sûr de ce [qui cause la condition] exactement », a déclaré le manager de Sunderland Lee Johnson à la BBC.

Ces joueurs viennent s’ajouter à la liste des grands footballeurs de renommée mondiale – Sergio Agüero (Barcelone), Victor Lindelöf, Kingsley Coman (Bayern Munich), entre autres – qui souffrent de problèmes cardiaques.

J’ai parlé de ces cas à un cardiologue de renom basé dans la région de la Baie de San Francisco (qui souhaite rester anonyme). Selon lui, une corrélation importante des données suggère que cela serait causé par le vaccin.

Oui, ces cas ont été identifiés suite à des infections au Covid‑19. Toutefois, cela ne signifie pas que l’infection en est la cause.

Il est hautement improbable que l’infection au Covid‑19 soit la cause première. En effet, la vaccination permet de limiter efficacement les conséquences plus graves du Covid‑19 (telles que la myocardite), et tous ces joueurs sont vaccinés. De plus, il s’agit de jeunes athlètes en excellente santé, qui sont naturellement bien protégés des formes sévères du Covid‑19, ainsi que des symptômes qui y sont associés, tels que la myocardite.

La myocardite due au Covid‑19 est en-soi un phénomène rare, plus encore chez les personnes jeunes, en bonne santé et doublement vaccinées. Sans parler des athlètes professionnels dont le régime alimentaire, l’exercice et le métabolisme du corps sont étroitement surveillés.

Comme l’a supposé ce cardiologue, ces athlètes ont probablement souffert d’une inflammation cardiaque après avoir été vaccinés et cette dernière n’a probablement pas été détectée en raison de sa bénignité (ce sont les cas les plus bénins des bénins). Ce serait seulement lorsqu’ils se sont remis du Covid‑19, que ces athlètes ont subi un examen médical rigoureux et qu’une myocardite a été diagnostiquée.

Il ne s’agit que d’une hypothèse et il n’y a pas de preuve définitive. Toutefois, cela demeure convaincant, et je tends à être d’accord avec l’analyse de ce spécialiste.

Le Covid‑19 ne provoque tout simplement pas d’inflammation cardiaque chez les jeunes gens en bonne santé (en dehors des cas extrêmes où ces jeunes individus présentent d’autres comorbidités graves).

Il n’y a pas eu d’étude formelle, évaluée par des pairs, sur ce nouveau phénomène. Or, j’ai pris connaissance d’une analyse convaincante sur les lésions cardiaques, partagée par le commentateur britannique Maajid Nawaz. Les conclusions étaient stupéfiantes :

« Dans les années autres que 2021, il y a eu un total combiné de 89 217 blessures, dont 100 étaient des problèmes cardiaques (0,11%). En 2021, il y a eu 19 912 blessures, dont 44 problèmes cardiaques (0,22 %). Il s’agit d’une augmentation de 100 % du taux d’affections cardiaques. »

Je vais continuer à surveiller cette tendance observable dans le football professionnel (le sport le plus regardé et qui exige la plus grande endurance). Toutefois, plus je regarde, plus j’ai envie de détourner le regard.

Les médias continueront à induire en erreur, à obscurcir et à couvrir la communauté médicale.

Cette plateforme sera l’un des nombreux sanctuaires de quête de vérité, sans crainte, et partagée avec vous.

Cet article a été initialement publié sur le site Noble Truths with Rav Arora.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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