La dose de rappel de Pfizer efficace pour prévenir les maladies graves, selon une étude israélienne

Par Isabel van Brugen
8 novembre 2021 11:55 Mis à jour: 8 novembre 2021 17:25

Selon une étude israélienne publiée le 28 octobre, une dose de rappel du vaccin Covid-19 de Pfizer-BioNTech cinq mois après une deuxième dose réduit de 93 % le risque d’hospitalisation d’une personne.

L’étude, publiée dans The Lancet (pdf), a été menée par le plus grand HMO d’Israël, Clalit Health Services, avec un financement de la Harvard Medical School. Les chercheurs ont comparé les données de 728 321 personnes âgées de 12 ans et plus qui avaient reçu une injection de rappel, ainsi qu’un nombre similaire de personnes qui n’avaient reçu que deux doses du vaccin Pfizer au moins cinq mois auparavant.

Les chercheurs ont constaté qu’une dose de rappel du vaccin était efficace à 93 % pour prévenir l’admission à l’hôpital pour le Covid-19, la maladie causée par le virus du PCC (Parti communiste chinois), avec 29 hospitalisations enregistrées pour ceux qui avaient reçu une troisième dose du vaccin Pfizer, contre 231 hospitalisations pour les participants ayant reçu deux doses.

L’étude suggère également que la dose de rappel du Covid-19 Pfizer est efficace pour prévenir les maladies graves, avec 17 cas enregistrés dans le groupe qui avait reçu une dose de rappel, et 157 cas dans le groupe témoin.

« L’efficacité du vaccin a été évaluée 7 jours au moins après la réception de la troisième dose [et comparée] à son efficacité avec deux doses seulement reçues au moins 5 mois auparavant. Elle a été estimée efficace à 93 % dans le cas des admissions à l’hôpital (231 admissions pour deux doses contre 29 admissions pour trois doses) (…),à 92 % dans le cas des maladies graves (157 formes graves contre 17) (…), et 81 % dans le cas de décès liés au Covid-19(44 contre 7) (…) », écrivent les chercheurs.

L’étude suggère qu’une troisième dose du vaccin de Pfizer est « efficace pour protéger les individus contre les conséquences graves liées au Covid-19, par rapport à la réception de deux doses seulement il y a au moins 5 mois ».

Toutes les personnes impliquées dans l’étude ont reçu une troisième dose de vaccin entre le 30 juillet 2020 et le 23 septembre. Les participants avaient un âge médian de 52 ans, et 51 % d’entre eux étaient des femmes.

Les chercheurs ont noté que le moment de protection maximale après une troisième dose du vaccin n’est pas actuellement connu.

« Les résultats démontrent de manière très convaincante que la troisième dose du vaccin est extrêmement efficace », a déclaré Ran Balicer, directeur de l’innovation de Clalit et auteur principal de l’étude, dans un communiqué.

Les chercheurs ont toutefois relevé plusieurs limites, notamment le fait qu’ils n’ont pas pu évaluer l’efficacité du vaccin chez les personnes âgées de moins de 40 ans, « en raison de la rareté relative des événements » chez les individus de cette tranche d’âge.

« Cette étude sur l’efficacité du vaccin n’a pas exploré les événements cliniques indésirables potentiels et l’utilisation excessive des soins de santé associés à l’administration d’une troisième dose », ont-ils écrit. « Enfin, nous avons exclu les populations (travailleurs de la santé, personnes vivant dans des établissements de soins de longue durée et personnes médicalement confinées à leur domicile) qui sont susceptibles d’être ciblées plus tôt pour recevoir la dose de rappel. »

Ben Reis, directeur du groupe de médecine prédictive de la faculté de médecine de Harvard et du programme d’informatique de santé de l’hôpital pour enfants de Boston, a déclaré dans un communiqué que l’étude « fournit des informations fiables sur l’efficacité de la troisième dose de vaccin, qui, nous l’espérons, seront utiles à ceux qui n’ont pas encore décidé de se faire vacciner avec une troisième dose ».

Réagissant aux résultats, David Dowdy, épidémiologiste spécialiste des maladies infectieuses à l’école de santé publique Johns Hopkins Bloomberg, a écrit sur Twitter que le risque de maladie grave sans dose de rappel et sans problèmes de santé coexistants est de « 1 sur 32 000 (3 pour 100k) ».

« Si vous n’avez pas d’autres problèmes médicaux, ce n’est pas une priorité urgente », a déclaré David Dowdy.


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