Migrants : Emmanuel Macron exprime la « pleine solidarité » de la France avec la Grèce et la Bulgarie

Par Epoch Times avec AFP
2 mars 2020 07:12 Mis à jour: 2 mars 2020 12:55

Plusieurs milliers de migrants continuaient dimanche d’affluer vers la Grèce, après l’annonce par la Turquie de l’ouverture de ses frontières.

Dans un message posté dimanche 1er mars sur Twitter, Emmanuel Macron a réagi aux récents événements se déroulant dans les deux pays confrontés à un afflux de plusieurs milliers de migrants.

Emmanuel Macron a souligné la « pleine solidarité » de la France avec la Grèce et la Bulgarie, confrontées à un afflux de migrants depuis la Turquie, et sa volonté de « leur prêter une assistance rapide et protéger les frontières » dans le cadre des « efforts européens ».

« Pleine solidarité avec la Grèce et la Bulgarie, la France est prête à contribuer aux efforts européens pour leur prêter une assistance rapide et protéger les frontières », a précisé le chef de l’État. « Nous devons agir ensemble pour éviter une crise humanitaire et migratoire », a-t-il ajouté.

Sécurité renforcée aux frontières

La commissaire européenne Ursula von der Leyen avait indiqué samedi que l’Union européenne observait avec « préoccupation » l’afflux de migrants sans contrôle depuis la Turquie vers ses frontières orientales, en Grèce et en Bulgarie. « Notre première priorité à ce stade est de veiller à ce que la Grèce et la Bulgarie reçoivent notre plein soutien. Nous sommes prêts à fournir un appui supplémentaire, notamment par l’intermédiaire de Frontex (l’agence européenne de garde-frontières) aux frontières terrestres », avait-elle affirmé dans un tweet.

Samedi soir, l’ONU avait chiffré à au moins 13 000 le nombre de migrants massés le long des quelque 200 km de frontière terrestre entre la Grèce et la Turquie. De son côté, Athènes a indiqué dimanche avoir empêché près de 10 000 migrants d’entrer « illégalement » sur son territoire en 24 heures depuis la Turquie.

Les autorités grecques, comme la Bulgarie, ont renforcé la sécurité à leur frontière avec la Turquie après l’annonce par Ankara qu’elle laisserait les demandeurs d’asile passer en Europe. « Notre conseil de sécurité national a décidé de porter le niveau de protection aux frontières à son maximum », a déclaré le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis au sortir d’une réunion de crise.

Un haut responsable turc avait déclaré vendredi qu’Ankara n’empêcherait plus les migrants qui essaient de se rendre en Europe de franchir la frontière, peu après la mort d’au moins 33 militaires turcs dans la région d’Idleb (Nord-Ouest de la Syrie) dans des frappes aériennes attribuées par Ankara au régime syrien, soutenu militairement par la Russie.

Rencontre Turquie-Bulgarie

Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, dont le pays est voisin de la Turquie, doit rencontrer lundi à Ankara le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter de l’aggravation de la situation à Idleb et de l’afflux de migrants aux portes de l’UE.

Alors que plusieurs milliers de migrants se sont rués ce week-end depuis la Turquie vers la frontière grecque, où la plupart ont été stoppés par les forces de l’ordre dépêchées par Athènes, la frontière bulgare n’a connu aucun mouvement comparable.

La Bulgarie entretient des relations diplomatiques et économiques privilégiées avec son voisin turc. Les deux pays partagent plus de 250 kilomètres de frontière le long de laquelle Sofia a fait ériger depuis 2016 une clôture pour bloquer les migrants.

 

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