« Nous avons honte de travailler pour cette société », s’indigne un employé Disney de longue date

"Ils créent un problème qui n'a jamais existé auparavant"
14 avril 2022 14:51 Mis à jour: 15 avril 2022 11:12

Alors que la bataille entre la Floride et la direction de la Walt Disney Co. bat son plein, un employé de longue date de Disney World près d’Orlando a décidé d’exprimer son point de vue. Comme une majorité de ses collègues il a « honte de travailler pour cette société ».

L’employé, un membre de l’équipe de surveillance du parc Magic Kingdom de Disney depuis 35 ans, témoigne pour Epoch Times sous couvert d’anonymat par crainte d’être licencié.

Selon lui la position de Disney contre le Parental Rights in Education bill [projet de loi sur les droits parentaux dans l’éducation de leurs enfants, ndt.], voilà un choix qui correspond typiquement à la nouvelle direction progressiste de la compagnie qui cherche à balayer le fonctionnement floridien de Disney pour imposer ses « politiques libérales californiennes ».

La nouvelle direction de Disney n’utilise pas le nom officiel du projet de loi pour l’attaquer, mais une formule péjorative, à savoir qu’elle le nomme le « Don’t say gay bill » [Le projet de loi « Ne dites pas gay », ndt.], explique l’employé.

« Ce n’est pas un projet de loi ‘Don’t Say Gay’. C’est une question de droits parentaux », affirme‑t‑il.

Le 28 mars, le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a signé Parental Rights in Education bill. Le projet de loi 1557 de la Chambre des représentants, que les détracteurs libéraux appellent le « Don’t Say Gay bill », interdit aux éducateurs de Floride d’enseigner quoi que ce soit sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre aux enfants de la maternelle au CE2. Il permet également aux parents d’intenter un procès s’ils estiment que les écoles ou les instructeurs ont violé cette loi.

Une semaine auparavant, après avoir fait l’objet de pressions de la part des communautés et du personnel LGBT pour son non engagement, le PDG de Disney, Bob Chapek, publiait une déclaration dans laquelle il s’excusait de ne pas être un « allié plus fort » des LGBT, qualifiant le projet de loi de « nouveau défi aux droits humains fondamentaux ». Bob Chapek a ensuite annoncé que Disney stoppait immédiatement toute donation politique en Floride.

Dans une déclaration du 28 mars, le siège social de Disney s’est engagé à faire abroger la loi et à soutenir les organisations qui tentent de faire de même.

Après l’épidémie du virus PCC (également connu sous le nom de nouveau coronavirus), la compagnie a imposé la vaccination à ses salariés, explique l’employé du parc. Ceux qui ne s’y conformaient pas ont été informés qu’ils seraient licenciés.

« Dieu merci, DeSantis a annulé cette mesure ! »

Ensuite, le PDG de Disney, Bob Chapek, et le président de Disney, Josh D’Amaro, ont décidé de s’engager contre le Parental Rights in Education bill. En réalité, la majorité des salariés de Disney soutiennent de tout cœur le projet de loi du gouverneur, affirme l’employé du parc.

Lors d’une conférence de presse tenue le 31 mars, le gouverneur DeSantis a évoqué, la possibilité que les parlementaires abrogent le Reedy Creek Improvement Act de 1967 pour riposter face à l’opposition constante de Disney.

Disney World se trouve dans une zone avec une législation spéciale spécialement conçue pour le parc, à savoir le Reedy Creek Improvement District (RCID).

Ce district suit des règles particulières pour offrir à Disney de nombreux avantages dont ne bénéficient pas les autres parcs à thème d’Orlando. Les quelque 65 km2 de terrain que Disney contrôle, situés dans le RDIC, sont exempts de toutes les réglementations du comté et de presque toutes celles de l’État.

Cela signifie, entre autres, que Disney est exempt d’« impact fees ». Aux États‑Unis, les « frais d’impact » sont une redevance destinée à compenser l’impact financier qu’un nouveau projet en développement a sur les infrastructures publiques. (Les infrastructures publiques comprennent les routes, les écoles, les parcs, les installations de loisirs, les égouts, etc.)

Disney est également exempt des codes de construction, du contrôle des eaux de surface, du drainage et de toutes les réglementations relatives au traitement des déchets.

Un autre employé de Disney, Gary Lucia, homosexuel, rejoint totalement l’opinion de ses collègues. Dans un long essai publié en ligne intitulé « Je suis un employé homosexuel chez Disney. Disney ne s’exprime pas pour moi », il condamne fermement la nouvelle position de Disney, en particulier en ce qui concerne le Parental Rights in Education bill.

« Le surnom volontairement trompeur de ‘Don’t Say Gay’ est un cheval de Troie. Ça attire les gens et les enflamment parce qu’ils pensent que le projet de loi s’en prend aux homosexuels », écrit M. Lucia.

Il s’est également exprimé pour Epoch Times au sujet des nouvelles politiques de « diversité et d’inclusion » de Disney. Selon le site Web de la compagnie, ces politiques ont pour mission « de faire entendre les voix sous‑représentées et les histoires non racontées, ainsi que de défendre une représentation adéquate [des homosexuels] dans les médias et le secteur du divertissement ».

« Nous avons toujours inclus tout le monde chez Disney », affirme Gary Lucia. « Ils n’avaient pas besoin d’inventer ce motif stupide. Nous avons toujours été inclusifs. Chez Disney, les hétéros et les homos travaillent ensemble depuis des années et des années et je n’ai jamais vu personne avoir le moindre problème avec qui que ce soit. Nous faisons tous notre boulot et on ne se soucie pas de ce que les gens font dans leur vie privée. Ce ne sont pas nos affaires. Nous sommes là pour faire notre travail. C’est un parc à thème. C’est une entreprise de divertissement. Il n’y a aucun problème avec les hétéros ou les homosexuels chez Disney et il n’y en a jamais eu. »

« Ce qu’ils font avec cette clause d’inclusion et le combat autour du projet de loi ‘Don’t say gay’, c’est de créer un problème qui n’a jamais existé. »

« Ils veulent ‘résoudre’ un problème qu’ils créent eux‑mêmes. Interrogez l’employé homosexuel moyen de chez Disney et il vous dira qu’il est d’accord avec DeSantis. »

Désormais, de nombreux messages sur les médias sociaux laissent entendre qu’une majorité silencieuse des employés de Disney est totalement en désaccord avec la direction dans son combat contre le projet de loi du gouverneur DeSantis.

L’écrivain et cinéaste Christopher Rufo a diffusé sur les médias sociaux une vidéo interne de Disney dans laquelle la productrice exécutive de Disney Television Animation, Latoya Raveneau, se prévaut de son « agenda de gays plus du tout secrets ». Autant qu’elle peut, elle les intègre dans les programmes pour enfant et ajoute une dimension queer partout, partout, se vante‑t‑elle. Elle s’avoue soulagée d’avoir l’approbation de Disney et se montre très reconnaissante que la société « fasse tout son possible » pour la soutenir.

Dans une autre séquence vidéo de cette réunion, la responsable de la diversité et de l’inclusion dans les parcs Disney, Vivian Ware, annonce que la société a « supprimé toutes les salutations sexuées » comme « Mesdames et Messieurs, garçons et filles ».

« C’est totalement ridicule », explique l’employé du parc. « Nous, on déteste ça. Nous n’arrivons pas à croire que Chapek et D’Amaro aient autorisé quelque chose d’aussi stupide. Je ne sais pas où ces deux directeurs vont chercher leurs idées. »

[Pour voir toutes les vidéos de la réunion Disney, cliquer ici.]

Il estime que sa compagnie ne devrait pas modifier les interjections « Mesdames » ou « Messieurs » pour des raisons sexuelles, et encore moins inclure des personnages transgenres dans des films destinés aux enfants.

« Les enfants en maternelle ne comprennent rien aux transgenres et au sexe, et ils s’en fichent. »

« C’est un très petit nombre de gens venus de Californie qui créent tout ce problème. Ils répondent aux attentes d’un cercle de libéraux en Californie. Mais nous ne sommes pas comme ça à Orlando. C’est un État rouge, républicain. Dieu merci, nous avons Ron DeSantis pour leur taper sur les doigts. »

Une autre chose absurde selon lui, ce que Disney a institué il y a environ un an. Il existe dans le parc une zone dédiée aux employés que ceux‑ci appellent familièrement « le tunnel ». C’est par‑là qu’ils arrivent dans le parc, s’organisent et font leur pause‑déjeuner. Les panneaux devant les toilettes des employés ont été modifiés. Aux figures classiques à l’entrée des toilettes, masculines et féminines, ont été ajoutés des figures au genre indéfini.

« C’est la chose la plus grotesque que j’aie jamais vue », s’indigne l’employé. « Sur un panneau, il y a un auto‑collant représentant un homme, un autre représentant une femme et un troisième auto‑collant moitié homme, moitié femme. »

Jusqu’à présent, explique‑t‑il, cet affichage n’a été déployé que dans la zone réservée au personnel. « Ils ne l’ont pas encore fait dans la zone des visiteurs. Je pense que ceux‑ci deviendraient fous. »

En définitive, conclut‑il, les managers actuels de Disney doivent partir : « Nous ne les aimons pas. J’ai honte de travailler à Disney World. »

Disney a récemment mené un sondage auprès de ses salariés pour évaluer leur niveau de bien‑être au sein de la compagnie. Il a alors eu l’occasion « d’admettre gentiment » qu’il n’était pas heureux. « Mais je ne peux pas leur dire ce que je pense vraiment. S’ils savaient ce que je vous dis, je serais viré. »

« Ils obligent les employés non vaccinés à porter des masques, mais beaucoup d’entre nous en portent même s’ils sont vaccinés. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes malheureux. Nous portons des masques parce que nous ne voulons pas que les visiteurs voient nos visages. Nous nous promenons en faisant semblant d’être heureux, mais sous ce masque, nous sommes tristes parce que nous avons honte de travailler pour cette société. »

« Je suis ici depuis 35 ans, et il ne me reste que quelques années avant de prendre ma retraite. Le but est de garder ma maison, mais c’est vraiment difficile. »

Epoch Times a contacté Disney pour une demande de commentaires.

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