Bouches-du-Rhône : l’ex-député (PS) Jean-Pierre Maggi écope un an de prison ferme pour prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournement de fonds publics

Par Epoch Times avec AFP
23 juin 2022 08:13 Mis à jour: 23 juin 2022 15:39

Jean-Pierre Maggi, ancien député (PS) des Bouches-du-Rhône, a été condamné en appel le 22 juin par le tribunal correctionnel de Marseille, à un an de prison ferme, ainsi qu’à 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournement de fonds publics.

Également maire de Velaux de 1977 à 2020 de cette commune de 8800 habitants, Jean-Pierre Maggi, âgé de 78 ans, a aussi été privé d’exercer toute fonction publique par la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

Les juges d’appel ont aggravé la condamnation prononcée en janvier 2021 par le tribunal correctionnel de Marseille qui lui avait infligé trente mois de prison dont vingt-quatre mois avec sursis mais pas d’amende. L’année de prison ferme sera purgée sous le régime de la détention à domicile sous surveillance électronique, a précisé le 22 juin la cour d’appel.

Président de 1997 à 2013 du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Bouches-du-Rhône, Jean-Pierre Maggi a été reconnu coupable de prise illégale d’intérêts pour avoir favorisé la promotion professionnelle de sa compagne au sein de cet organisme. Il y avait également fait embaucher le fils et le gendre de celle-ci.

Cession de parcelles de la ville aux proches

Ancien député, ancien conseiller général, ce baron du PS des Bouches-du-Rhône se voyait également reprocher d’avoir fait recruter par le Sdis de très nombreux jeunes habitants de Velaux pour y occuper les emplois saisonniers. Certaines années, ceux-ci représentaient plus de la moitié des 60 à 90 postes offerts.

Parmi les huit infractions reprochées figure également la cession par la commune de Velaux des parcelles aux enfants et beaux-enfants de sa compagne. La cour a décidé de confisquer l’une d’elle.

Il a également été déclaré coupable de détournements de fonds publics et favoritisme pour s’être affranchi des règles des marchés publics lors de la construction d’un centre d’entraînement aux feux industriels.

L’ancien patron des pompiers également condamné

Âgé de 72 ans, le colonel Luc Jorda, ancien patron des pompiers des Bouches-du-Rhône de 1997 à 2014, a été reconnu coupable de favoritisme et de détournement de fonds publics. Il s’est également vu infliger une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans. Il a également vu sa peine aggravée passant de deux ans de prison dont dix-huit mois avec sursis à deux ans dont un an avec sursis probatoire, les juges d’appel ajoutant une amende de 75.000 euros.

Les juges d’appel ont confirmé la condamnation des deux prévenus à verser 1500 euros de dommages et intérêts à l’association Transparency International. Ils ont déclaré recevable la constitution de partie civile du Sdis dont les montant des dommages et intérêts réclamés – 342.360 euros pour le salaire des trois fonctionnaires mis à disposition de la société privée – sera fixé lors d’une future audience.

 

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